Chapitre 27 : la France au fil de l’eau…

Avertissement : L’histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L’histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
ooo
Désolée pour le délai un peu long pour publier ce chapitre mais je suis pas mal occupée actuellement et il fût compliqué à écrire car j’y ai inséré tout un tas de liens vers des lieux ou des produits français pour ceux qui voudraient approfondir leur connaissance de l’un ou de l’autre.

ooo

Attention ! Présence d’une scène coquine en début de chapitre à réserver pour un public adulte uniquement… Pour ceux qui n’aiment pas j’ai placé à nouveaux des cœurs. ❤❤❤
ooo

Enfin et avant de vous laisser à la lecture du chapitre, allez voir le nouveau magnifique dessin de Ms Puddle illustrant l’une des scènes de sa superbe histoire Pecular relationship qu’elle vient juste de terminer. ❤

ooo

Paris, à bord du Lady Princess le 29 juin 1919
Après une courte mais superbe nuit de sommeil remplie de doux rêves d’amour, la lumière du jour filtrait par les hublots qui ne donnaient pas directement sur le lit. C’est Albert qui se réveilla d’abord et la première chose qu’il vit en battant des paupières fût sa belle épouse endormie avec un de ses bras au travers de son abdomen et sa tête qui reposait sur sa poitrine ; elle était là, sa crinière blonde toute étalée autour de son beau visage comme un soleil qui illuminait son réveil et qui lui caressait sa peau. Ses joues rose étaient son aurore, son souffle paisible était comme une brise d’été légère qui balayait sa peau, son parfum était comme la fragrance d’une fleur épanouie, la chaleur qui émanait de son corps était comme une source d’énergie réconfortante et son cœur se remplit brusquement d’allégresse et d’un immense bonheur jusqu’à lui brûler les yeux comme s’il allait verser des larmes de joie en réalisant que chaque matin du reste de sa vie serait ainsi. Candy était sa source de lumière et de vie. Il en avait tant rêvé, pouvoir se réveiller ainsi auprès d’elle.


Celine Dion ♥ Love Doesn’t Ask Why ♥ (*)

En vidéo,  l’une des plus scènes d’amour du cinéma (pour moi), dans le film « Rencontre avec Joe Black », un beau film d’amour sur un fond un peu fantastique mais que j’aime beaucoup et que je vous conseille.

D’ailleurs, j’imaginerais bien Albert ainsi…

Quelques minutes plus tard Candy s’éveilla à son tour, elle battit des paupières et fût accueilli par deux lacs azurés remplis de tendresse et d’amour, elle aussi ressentit un bonheur sublime car elle était dans les bras de son mari bienaimé, son Petit Bert, son Prince de la Colline ; elle s’y sentait si bien, adulée, protégée et apaisée.

– Bonjour ma douce, comment va Madame Ardley ce matin ?
– Bonjour Petit Bert, je me sens divinement bien et toi, mon tendre époux, as-tu bien dormi ?
– Comme un bébé. On dit que la nuit porte conseil alors… aucun regret ?
– Si, un seul !
– Lequel ? Demanda-t-il un peu inquiet même s’il avait remarqué son regard espiègle.
– Celui de ne pas t’avoir épousé plus tôt ! Répondit-elle en riant doucement.

Il prit son menton avec sa main et le leva pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres et très vite il ressentit à nouveau l’aiguillon du désir, tout en la regardant dans les yeux, il effleura de son index la peau veloutée de sa joue, de son cou puis descendit lentement le long de sa clavicule, dessina le contour de son épaule gauche, il fit alors glisser la fine bretelle de sa chemise de nuit en soie blanche et dentelle qu’elle avait achetée pour l’occasion, dénudant ainsi une partie de sa poitrine mais il continua son chemin jusqu’à son poignet puis sa main, laissant sa peau se hérisser de plaisir à son passage puis leurs paumes se rencontrèrent et leurs doigts se caressèrent longuement dans une danse sensuelle. La touche de la pulpe souple des doigts d’Albert sur sa paume l’électrisait, comment un contact qui avait l’air aussi innocent pouvait attiser son désir ainsi ? Son mari ne cessait de l’étonner et elle sentait qu’il avait encore bien des choses à lui faire découvrir, à lui faire ressentir.
Albert repensa alors aux fraises et cela lui donna une idée.

– As-tu faim mon amour ?
– Oui mais pas que de nourriture ! Répondit-elle d’un air coquin ce qui encouragea Albert à mettre en œuvre son idée.
– Et si on conciliait les deux ? Attends, ne bouge pas !

Il se leva, il était dans son costume d’Adam car il faisait chaud et il n’avait pas voulu porter de pyjama également pour mieux apprécier le contact de sa femme tout contre sa peau. Candy l’admirait en le regardant marcher d’une façon si féline, elle détaillait chaque muscle de son dos, de son fessier plein et rebondi, ses cuisses longues et puissantes, il se dirigeait vers la table et prit une assiette avec toutes les douceurs qu’ils n’avaient pas fini de manger la veille. Il se retourna et elle le vit dans toute sa splendeur et constata que Tongo, lui aussi, était bien réveillé et avait l’air d’avoir faim, lui aussi ; elle rougit tout en ressentant une chaleur l’envahir toute entière en anticipant ce qui allait se passer. Il revint vers elle comme un lion vers sa proie, son assurance si masculine l’hypnotisait, il déposa les victuailles sur la table de chevet et saisit la plus grosse des fraises et revint s’allonger sur son flanc gauche face à elle.

– Promets-moi de ne pas la croquer tout de suite.
– Oui d’accord mais pourquoi ? Elle se doutait qu’il avait une idée coquine derrière la tête et elle appréciait déjà ce nouveau jeu.
– Laisse-moi te montrer, mon amour.

Albert répondit d’une voix rauque qui ne laissait aucune équivoque quant à ses intentions. Tout d’abord, il la regarda ardemment droit dans les yeux puis il dessina lentement le contour de ses lèvres charnues avec la fraise. Sa bouche qui s’entrouvrit légèrement était presque aussi rouge que le fruit puis il caressa avec la fraise, le contour de chaque détail de son visage, l’arête de son nez, ses joues, la ligne de ses mâchoires, son menton, son oreille gauche, son cou, sa clavicule puis il descendit vers son sein gauche qu’il finit de dénuder au passage jusqu’à son bourgeon rose qui s’érigea complétement à son contact. La fraise était pourtant fraiche mais elle laissait une trainée brûlante sur sa peau, la faisant frissonner. Il la fit basculer sur le dos puis recommença la même chose de son côté droit, la laissant ainsi dénudée jusqu’à la taille puis il continua toujours avec la fraise jusqu’à son nombril, Candy ressentait comme des langues de feu, elle soupirait, son cœur cognait dans sa poitrine. Il prit alors le fruit entre ses dents et revint vers la bouche féminine, quand il commença à le croquer, le jus de fraise s’écoula sur ses lèvres puis celles de Candy qui s’entrouvrirent pour le recueillir ainsi qu’une moitié du fruit qu’elle se mit à mâcher puis elle lécha sensuellement ses lèvres en le regardant intensément pour le provoquer.

– Hummm ! C’est si bon ! Gémit-elle.

 ❤❤❤

Ne pouvant plus résister à cet appel, la bouche d’Albert repris exactement le même trajet que la fraise, goûtant d’abord pleinement cette bouche rouge, pulpeuse à la saveur de fraise qu’il dévora littéralement. Quand il arriva sur son bourgeon rose, il s’y attarda, le léchant, le suçant, le mordillant, tout en malaxant délicatement la colline nacrée qui le portait ; c’était devenu son addiction « Comme j’aime ta poitrine, elle est si belle, si douce et en même temps si ferme, comme j’aime la pétrir, la caresser, l’embrasser, la goûter ; je crois que jamais je ne m’en lasserai ! »

– Ah ! Albert !… J’aime tellement quand tu me fais ça, … cela me rend complétement folle !

Candy avait déjà sa respiration qui était devenue complétement anarchique, les pulsations de son cœur s’étaient envolées, pendant ce temps-là elle laissait ses mains errer au hasard dans les cheveux de son Prince, dans son cou, sur ses larges épaules, le long de ses bras musclés. Albert revint vers sa bouche et elle en profita pour glisser sa main sur sa poitrine puis elle descendit vers son abdomen et cette fois sans hésitation, elle saisit Tongo, le caressa sur toute sa longueur alors que son amant libéra sa bouche pour chercher de l’oxygène en haletant lourdement et en gémissant longuement, elle en profita pour s’asseoir afin de libérer son autre main pour caresser puis malaxer en même temps et délicatement à la base, ses deux coussinets velus et bien gonflés. Albert cria de plaisir, il appréciait ses initiatives.

– Ah ! Candyyyy !… C’est si bon ! … J’aime sentir tes mains ainsi sur moi… !

Puis, après quelques caresses, il l’arrêta avant d’atteindre le point de non-retour. Il saisit alors ses poignets et la bascula sur le lit pour l’allonger, il fit glisser sa chemise de nuit le long de ses jambes sensuellement pour l’ôter et il la caressa, profitant de toutes ses courbes ; sa main finit son voyage vers son intimité qu’il explora délicatement, elle était déjà si humide ce qui l’excita encore davantage, sentir le désir de sa femme pour lui était un puissant aphrodisiaque. Il l’étreignit de ses deux bras et roula avec elle si bien que Candy se retrouva au-dessus de lui, il avait ainsi accès à tout son corps qu’il caressa, palpa sans retenue avec passion. Il éveillait chacune des cellules de son corps qui entrait en résonance avec chacune de ses touches, chacun de ses baisers, encore et encore. Elle se sentait comme immergée dans une mer de sensualité, un océan de passion et elle s’y laissait noyer complétement, sans résistance. Elle s’abandonnait à lui entièrement, elle gémissait, haletait, composant la plus douce des mélodies à ses oreilles. Il lui demanda sensuellement à l’oreille.

– Dis-moi, ce que tu veux que je te fasse mon amour ?
– Je veux te sentir !
– Où ? Comment ? Dis-le moi !
– Je… je veux… je veux te sentir… en moi !… Viens, maintenant !

Albert la redressa pour qu’elle se retrouve à califourchon sur lui, elle était surprise de cette position mais se laissa guider par son mari qui la pénétra ainsi, au début ses déplacements furent maladroits mais très vite, aidée par les deux mains fortes d’Albert qui l’avaient saisie par les hanches, elle trouva la bonne inclinaison et le bon mouvement, il déplaça alors ses mains sur tout son buste, son dos, ses hanches, ses cuisses tour à tour ce qui augmentait le plaisir de sa femme qui pouvait aussi contrôler le rythme et la profondeur du va-et-vient, elle entra dans un vortex d’excitation et de plaisir, contractant tous les muscles de ses cuisses, de ses fesses alors qu’elle dansait sur son mari, le chevauchant. Il aimait voir ses deux collines neigeuses balloter au-dessus de lui, il adorait voir leurs intimités se rencontrer puis s’éloigner pour se fondre à nouveau, son excitation était menée jusqu’à son comble alors il se mit à stimuler en plus de ses pics rose, son bouton d’amour avec ses doigts virils. Candy se sentit au bord de l’agonie et elle explosa très vite dans une frénésie érotique la conduisant à l’apothéose dans une avalanche de spasmes violents et un long cri d’extase. Albert la fit de nouveau basculer pour se retrouver au-dessus d’elle pour lui prodiguer son ardeur à sa propre cadence, continuant de plus en plus vite pour atteindre lui aussi son apogée mais qu’elle ne fût pas sa surprise de sentir Candy l’atteindre pour une deuxième fois consécutive en même temps que lui, ce fût comme un tremblement de terre pour les deux. Candy elle-même fût étonnée de sentir un plaisir encore plus fort que la première fois, l’assaillir aussi vite. Ils crièrent leur plaisir en duo puis Albert s’écroula sur elle, ils étaient de nouveau en sueur mais au bout de quelques minutes ils se sentirent complétement détendus. Ils ne pouvaient tout simplement pas arrêter de s’aimer dans tous les sens du terme.

 ❤❤❤

– Candy, tu es incroyable ! J’aime tellement faire l’amour avec toi ! Tu es une femme si passionnée. Jamais je n’aurais cru possible de ressentir une telle extase.
– Albert, moi aussi j’aime nos étreintes, tu es à la fois si tendre et si ardent, à chaque fois j’ai l’impression d’atteindre le paradis.
– Je t’aime tellement, je ne pensais pas possible d’aimer autant quelqu’un. Répondit Albert en la serrant dans ses bras tendrement comme s’il voulait appuyer ses paroles par ce geste.
– Moi non plus et je t’aime comme je n’ai jamais aimé personne auparavant ! Aujourd’hui encore plus qu’hier…
– Et bien moins que demain !

Ils s’embrassèrent à nouveau passionnément, ils n’arrivaient pas à se rassasier de cette intimité nouvellement découverte et partagée, ne faire qu’un avec l’être aimé était quelque chose de si merveilleux. Après un bon moment de nouvelles caresses et de baisers, la faim se fit cruellement ressentir et l’estomac de Candy se fit entendre.

– Je vois ou plutôt j’entends que ma belle épouse n’a pas faim que de caresses ! Dit Albert en souriant et avec un clin d’œil.
– C’est vrai, je meurs de faim !
– Je m’occupe de cela !

Albert passa rapidement un pyjama et un peignoir pour se rendre sur le pont où il était convenu qu’un petit-déjeuner les y attendrait, il remercia le jeune-homme de bord qui avait placé sur un large plateau, une rose rouge dans un soli flore, deux grandes tasses blanches avec soucoupes, des couverts, des serviettes, du café conservé au chaud dans un thermos, un pot de crème, du sucre, différentes confitures, des viennoiseries composées de croissants, chaussons aux pommes, pains aux raisins, pains au chocolat et brioche, enfin du jus d’orange dans deux verres et il revint vers sa femme.

– Petit déjeuner à la française pour madame!
– Miam ! J’adore les croissants.

Après le copieux petit-déjeuner, ils prirent un bain ensemble qui fût encore l’occasion de sensualité partagée et s’habillèrent, il était déjà 11h. Albert avait choisi de porter sa tenue habituelle de voyageur avec sa veste saharienne portée sur une chemise de coton noire, son jean bleu, des chaussures confortables et ses lunettes de soleil. Candy avait opté pour une robe simple à la nouvelle mode, en coton vert clair sans manches, un décolleté en V, la jupe taille basse marquée par une ceinture vert foncé était constituée d’un plissé et la longueur s’arrêtait au-dessus de la cheville, elle portait des sandales à petits talons. Elle avait attaché ses cheveux avec un bandeau vert qui les laissait retomber en cascade dans son dos comme son mari l’aimait.

– Alors prête pour le début de notre croisière ?
– Où m’emmènes-tu exactement ?
– Un mois à la découverte d’une partie du sud de la France au fil de l’eau, à travers ses fleuves et ses canaux et jusqu’à la mer Méditerranée! A notre rythme, arrêts à volonté. J’ai prévu un vélo tandem pour des balades en amoureux partout où la nature nous appellera.
– Oh ! Albert ! J’adore cette idée !

Main dans la main, ils gagnèrent le pont, ils se présentèrent au capitaine Vieville (1), un homme assez grand, châtain, les yeux gris-bleus puis ils s’installèrent dans deux transats.

– Pouvons-nous lever l’ancre M. Ardley ?
– Oui, bien sûr capitaine Vieville, nous sommes prêts.

En route vers le sud-est de Paris au fil de la Seine, ils passèrent d’abord près de la gare d’Orsay puis sous le Pont Royal près du Louvre puis contournèrent l’ile de la cité où se trouvaient la conciergerie et Notre Dame de Paris, ils reconnurent l’hôtel de ville sur leur gauche. Le bateau quitta la capitale, continua sa remontée de la Seine jusqu’à l’Yonne pour rejoindre le canal de Bourgogne dans la soirée. La journée s’était passée paisiblement après toute l’agitation du mariage, de ses préparatifs, le voyage en Ecosse avec la rencontre des Stuart, les retrouvailles avec Alistair, c’est tout ce dont ils avaient besoin, se retrouver au calme près de la nature et loin des foules en profitant de la simple présence de l’un et de l’autre. Leur premier repas fût pris à bord du bateau sur le pont en profitant de cette magnifique journée d’été et du bruit apaisant de l’eau sur la coque du bateau. Dans l’après-midi ils s’essayèrent à la promenade en tandem, Candy avait troqué sa jolie robe verte pour un pantalon marron et une chemise beige à manches courtes, un chapeau à larges bords pour se protéger du soleil, cette tenue était bien plus pratique pour pratiquer le vélo. Ils avaient beaucoup ri en profitant des paysages bucoliques. Ils passèrent la soirée à la belle étoile, allongés sur leur transat, tout d’abord côte à côte, puis Candy ne tarda pas à rejoindre son mari en se lovant sur ses genoux, ils profitèrent de l’obscurité de la nuit qui leur proférait l’intimité nécessaire à une étreinte langoureuse, prélude à une nouvelle nuit qui s’annonçait pleine de passion.

 

France, lundi 30 juin au samedi 02 août 1919
Les jours suivants ils empruntèrent à vélo les chemins de halage du canal de Bourgogne, secondés par des petites routes tranquilles, permettent de relier Migennes à Dijon, tout en profitant de nombreux sites alentours. Ainsi ils progressaient tantôt à vélo, tantôt avec le bateau lorsqu’ils étaient fatigués ou lorsqu’il avait plu durant une journée. Du Tonnerrois à la vallée de l’Ouche en passant par l’Auxois, ils firent une traversée de la Bourgogne alternant vignobles et bocages, châteaux, charmants villages pittoresques, les paysages marqués par un passé singulier se succédèrent, la France rurale et historique dans toute sa splendeur ! Ils traversèrent Tonnerre avec son château de la Renaissance et son Abbaye Cistercienne qui laissa ensuite place au village d’Ancy le Franc, avec ses vieilles bâtisses et son château. Montbard à son tour mit en valeur son histoire que ce soit par les pierres qui dressent l’Abbaye de Fontenay, ou encore dans la fraîcheur de la végétation luxuriante du parc Buffon (2), auquel s’ajoute le charme des vestiges de la forteresse médiévale sur laquelle il fut aménagé.

Après la découverte de Semur en Auxois et Pouilly en Auxois où ils traversèrent un tunnel permettant au Canal de traverser le seuil de Bourgogne. Ils étaient dans la contemplation de l’architecture raffinée des maisons. Ils firent aussi une petite montée mais raide à Châteauneuf en Auxois, chef d’œuvre d’architecture médiévale, et toute une kyrielle de villages qui s’égrainent le long du canal jusqu’à Dijon, capitale des Ducs de Bourgogne.
Ils se sont régalés à chaque étape… Au sens propre comme au figuré d’ailleurs, toutes ces cités médiévales, ces abbayes, le tout rythmé par des pauses gourmandes incroyables dans de petits restaurants ou lors de pique-niques improvisés avec des produits du terroir le tout arrosé mais avec modération, de bons vins de Bourgogne charnus et fruités, aux noms évocateurs de la pure tradition viticole de la région, du plus prestigieux Romanée-Conti (3) au plus simples produits élaborés par de petits vignerons inconnus mais qui faisaient un vin de qualité avec amour. A l’occasion, un Mercurey, ou encore un Pommard qui est un vin plutôt viril, qui avait particulièrement plus à Albert, à la robe d’un beau rubis sombre libérant de puissants arômes de fruits noirs et d’épices accompagnés de notes boisées avait une belle structure. En bouche il faisait preuve d’une belle puissance avec des tanins bien enrobés, il laissait une bonne persistance aromatique, offrant un vin soyeux et chaleureux. Candy avait préféré savourer les vins blancs comme ceux de Montagny ou ceux de Givry, fins et délicats et en particulier elle avait aimé un Chablis dont le nez exprimait une belle palette de senteurs minérales, florales à fruitées ; son attaque en bouche était franche et se poursuivait sur une légère vivacité apportant une sensation de fraîcheur et une importante persistance aromatique, le chardonnay y exprimait toute sa délicatesse et son élégance.

Ils arrivèrent à Dijon, la capitale de la Bourgogne avec son palais des Ducs et sa belle Cathédrale Saint Benigne. Candy était agréablement surprise de découvrir un pays au passé historique riche avec sa gastronomie dont la réputation n’était plus à faire mais pas seulement, la nature y était belle accueillante, relaxante. Il faisait bon-vivre ici !

– Albert, j’adore notre lune de miel, je suis si heureuse, je voudrais que cela dure indéfiniment ! La France est vraiment un beau pays, les paysages sont à la fois si bucoliques et en même temps chargés d’histoire.
– Attends tu n’as pas encore tout vu ma Princesse, je suis tellement heureux que tu aimes notre voyage et nous avons encore plus de trois semaines pour en profiter même si ce n’est pas éternel !

Ensuite, à Saint-Jean de Losne, ils rejoignirent la Saône considérée comme l’une des plus belles rivières navigables du monde, cet affluent du Rhône dans lequel elle se jetait à Lyon, une des plus grandes villes françaises située entre le Massif central à l’ouest, et le massif alpin à l’est. Lyon était une cité intéressante au patrimoine architectural important allant de l’époque romaine au XXe siècle en passant par la Renaissance. Le jeune couple visita les quartiers du Vieux Lyon, de la colline de Fourvière dominée par la basilique Notre-Dame de Fourvière, de la Presqu’île et des pentes de la Croix-Rousse. Depuis la place Colbert, ils aperçurent par temps clair, la cime enneigée du Mont Blanc, pourtant situé à 160 km de là. Candy en avait plein les yeux et Albert était ravi de partager tout cela avec elle.

Ils quittèrent Lyon au bout de deux jours, ils avaient encore tant à voyager et à visiter ! Ils voguèrent sur ce large fleuve qu’était le Rhône comme un couloir creusé entre deux massifs montagneux. Ils passèrent par de belles cités comme Valence « la porte du Midi de la France » ou Montélimar et son délicieux Nougat, Avignon et son Palais des Papes, puis ce fût Orange la « Cité des Princes » où ils assistèrent à la représentation d’un opéra en plein air dans son célèbre et superbe théâtre antique.

– Quelle sonorité, c’est incroyable ! Dit Candy.
– Ces romains étaient vraiment doués, dire que ça date de deux mille ans !

Autant de villes au nom évocateur d’histoire et de beauté. Ils arrivèrent à Arles aux portes de La Provence qui était vraiment une magnifique région, l’architecture y était encore bien différente de tout ce qu’ils avaient vu jusqu’ici, l’accent provençal des habitants si chantant était agréable à entendre. La lumière de la nature y était également différente. Candy était surprise de constater autant de changements dans le paysage, l’architecture et la gastronomie entre les différentes régions de ce pays et en si peu de distance. Au sud, s’étendait la Camargue dans le delta du Rhône avec ses zones marécageuses abritant de nombreuses espèces animales et végétales, on y trouvait même des rizières. Ils flânèrent dans de jolies communes très typiques comme les Saintes-Maries-de-la-Mer ou ils profitaient de la tranquillité des immenses plages de Camargue.

Albert avait adoré les balades le long de petits sentiers qui serpentaient entre joncs, roseaux, tamaris et marécages dans cette nature sauvage et encore intacte, appréciant l’envol des flamands rose ou le galop des chevaux camarguais qui était une race de petit cheval rustique à la robe gris clair presque blanche qui vaquaient en toute liberté entre les méandres du Rhône qui à cet endroit se divisait en une multitude de bras secondaires. Il y avait aussi des taureaux qui paissaient tranquillement.

Les jeunes mariés avaient repéré l’un des rares arbres du coin à escalader. Une fois arrivés en haut sur l’une des branches les plus solides, ils purent admirer le panorama sur les environs, il y avait une étendue de joncs de mer couleur dorée à cette époque de l’année et des marais salants au loin avec leurs monticules blancs de cristaux de sel qui brillaient au soleil comme autant de gemmes précieux. Ce jour-là, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages que le mistral (4) poussait vers le large et un couple de chevaux batifolait, l’étalon faisant la cour à la jument, la poursuivant de ses ardeurs, mettant les jeunes mariés d’humeur, en observant la scène, à discuter de leurs futurs enfants, du nombre qu’ils souhaitaient avoir, des prénoms qu’ils choisiraient puis ils redescendirent, Albert le premier et Candy à sa suite qu’il réceptionna dans ses bras.

– Ce serait bien si nous pouvions revenir à trois…

Candy faisait allusion au fait qu’elle aurait bien voulu être enceinte, devenir mère avec comme père Albert ce serait le comble du bonheur.

– Eh bien, rien ne nous empêche d’essayer de faire le maximum pour que cela arrive… Est-ce que ta période est terminée mon amour ?
Il y avait cinq jours qu’ils étaient contraints à l’abstinence à cause de cette mauvaise période du mois et cela leur avait semblé long.
– Euh… oui.

Candy se mit à rougir car elle sentait que son Petit Bert avait des pensées indécentes mais émoustillée, elle frémissait d’anticipation…

– Tant mieux ! Mais je ne peux pas attendre ce soir… j’ai tellement envie de te faire l’amour ma Princesse… ici et maintenant…

Il lui avait répondu avec une voix chaude tout en la plaquant doucement mais fermement le long du tronc d’arbre, il la regarda intensément tout en lui caressant les cheveux mis en désordre par le vent puis il commença à lui caresser les joues avant de l’embrasser langoureusement, elle répondit à son baiser avec avidité égarant ses mains le long du torse viril de son mari. Albert avait allumé un brasier en elle qu’il ne demandait qu’à éteindre. Ils étaient perdus dans cette immensité sauvage à l’abri des regards, loin de la présence humaine, Albert passa sa main sensuellement sous le chemisier de sa femme afin d’atteindre la chair nue, elle en fit autant. Il lui fit sentir son désir impérieux, leur respiration devint lourde et erratique et ils finirent par faire l’amour passionnément sur un tapis végétal, en pleine communion avec la nature, ce qui leur laisserait des souvenirs inoubliables. Ensuite ils prirent un bain dans un étang, jouant à se poursuivre et à s’éclabousser comme des enfants insouciants.

 

La suite de leur voyage se poursuivit, toujours sur le Lady Princess, par la mer Méditerranée, elle était si bleue ! Ils longèrent la côte, passèrent près de Marseille et ses magnifiques calanques dont la roche calcaire très découpée avait formé un nombre important de falaises, de grottes et de cavités parcourues par de très nombreuses failles et fissures dans lesquelles s’ancraient les racines des végétaux. La couleur blanche de la pierre contrastait superbement avec le bleu de la mer et le vert végétal. Et ce fût encore de nouvelles espèces animales à admirer comme l’aigle de Bonelli, des oiseaux nicheurs remarquables comme les puffins cendrés et des océanites tempêtes.

Puis ce fût la côte Toulonnaise avant de continuer vers Cannes sur la Côte d’Azur et les îles de Lérins. Et là ce furent de nouveaux paysages, la roche était devenue rouge. Cet accord improbable de cette couleur flamboyante tempérée par le bleu si profond de la mer et une végétation luxuriante d’un vert soutenu. Les côtes étaient déchiquetées et sauvages avec des palmiers, des orangers comme ceux qu’avaient vus Candy en Floride. Au nord-est se trouvait Vallauris, joli village pittoresque de tradition potière.

Ils se rendirent dans la capitale mondiale du parfum à Grasse, on y trouvait des senteurs délicates telles le jasmin, la rose, la lavande, la myrte, la fleur d’oranger sauvage ou le mimosa. Dans la campagne alentours, on voyait encore des champs bleu-violet de lavande ou de jasmin dont la récolte se ferait au mois d’août, cette fleur blanche capiteuse et si fragile dont les fleurs devaient être cueillies à la main au lever du jour, au moment où leur parfum était le plus développé, pour être traitées immédiatement.

Ils choisirent de visiter l’une des célèbres maisons de parfumeurs qui s’était développée dans une ancienne usine de parfumerie dont la charpente de son distilloir avait été conçue par Gustave Eiffel. Un salon typiquement provençal avait été créé afin de recevoir la riche clientèle étrangère comme les anglais et les russes ; ils y venaient admirer une magnifique collection de meubles des XVIIème et XVIIIème siècles en plus d’acheter les eaux de Cologne ainsi que tous les parfums de fleurs abrités dans de luxueux flacons créés par de célèbres dessinateurs comme Viard ou dans de sobres mais élégants flacons en cristal de Baccarat.

Ils eurent droit à la visite de ateliers de production, c’est ainsi qu’on leur expliqua différentes méthodes d’extraction des précieuses fragrances comme l’enfleurage à froid utilisant de la graisse raffinée inodore étalée sur les deux faces en verre d’un châssis en bois. Après avoir été soigneusement triées, les fleurs étaient piquées délicatement dans la graisse. Tous les jours, on retournait les châssis pour faire tomber les fleurs qui ont « cédé » leur essence aux lipides et on les remplaçait. La graisse pouvait absorber l’odeur des fleurs pendant trois mois, jusqu’à saturation. À la fin de l’enfleurage, on recueillait la graisse puis on faisait fondre doucement cette pommade qui était ensuite décantée. La graisse parfumée était alors dissoute dans de l’alcool extrayant les molécules odorantes. Après avoir éliminé la graisse par filtration et l’alcool par distillation, on obtenait la précieuse absolue. Candy et Albert n’avaient jamais imaginé que l’obtention des essences florales pouvait être aussi compliquée. Et pour les roses c’était encore une autre méthode, macération directe dans l’alcool puis distillation.

Monsieur Anselme (1) , la trentaine, un beau brun aux yeux bleus qui était le « nez (5) » de la maison leur fit visiter son laboratoire et le fameux orgue du parfumeur. Il leur expliqua comment était composé un parfum (6).

– Vous savez, un parfum possède une architecture. Il se conçoit selon une pyramide olfactive divisée en trois parties : les notes de tête, fraîches et volatiles, ce sont celles que l’on perçoit dès la vaporisation, ensuite viennent les notes de cœur plus voluptueuses, elles apparaissent au bout de quelques minutes et enfin les notes de fond lourdes et tenaces, ce sont celles qui font tenir le parfum dans le temps. C’est seulement après une heure de temps environ, une fois que les trois notes sont révélées, que l’on peut connaitre la véritable odeur d’un parfum.

– C’est vraiment très intéressant, je n’imaginais pas que créer un parfum était aussi compliqué. Répondit une Candy impressionnée.
– Mais comment imaginez-vous les parfums que vous inventez ? Demanda Albert qui avait une idée derrière la tête.
– Le parfum est une robe olfactive qui dévoile la personnalité, le caractère, les émotions… bien souvent je pense à une femme que j’ai pu connaître ou simplement croiser de façon fugace et j’essaie de traduire sa personnalité au travers des senteurs. Par exemple je traduis le mystère par la violette, l’espièglerie par des agrumes tels la bergamote ou le citron, la féminité par la rose ou le jasmin, la sensualité par le musc ou la tubéreuse.
– Où doit-on se parfumer pour que l’odeur se révèle le mieux ? Demanda Candy.
– Le parfum est une enveloppe de séduction et l’on a coutume de dire qu’il faut se parfumer là où l’on aimerait se faire embrasser… Vous pouvez également parfumer vos vêtements pour obtenir un sillage délicat. Cependant, un parfum doit se révéler avec subtilité. Deux ou trois pulvérisations suffisent pour sentir bon toute la journée.

Le parfumeur répondit avec un clin d’œil et un brin de séduction, ce qui n’échappa pas à Albert qui se sentit un peu jaloux mais fière en même temps que l’on apprécie sa belle épouse. A la fin de la visite Albert profita du fait que Candy testait certains parfums pour s’entretenir discrètement avec le « nez ».

– Monsieur Anselme, accepteriez-vous de créer un parfum exclusif pour ma femme, je voudrais lui faire une surprise.
– Pourquoi pas, j’ai déjà perçu quelques traits de sa personnalité comme sa féminité, sa gaité et sa douceur mais j’aurais besoin d’un peu plus de renseignements, comment la décririez-vous ?
– Candy est également une personne généreuse, dévouée, pleine de vie, espiègle, volontaire mais aussi têtue et un peu étourdie parfois et… vous pouvez aussi ajouter du musc ou de la tubéreuse…

Albert avoua ainsi à demi-mot et de façon subtile la sensualité de sa femme.

– Voilà une personnalité très intéressante et rare, permettez-moi de vous dire que vous avez bien de la chance Monsieur Ardley car elle est aussi une très belle femme, vous devez y tenir comme à la prunelle de vos yeux.
– Vous n’avez pas idée !
– Eh bien vu que je me sens très inspiré, je vais m’y mettre dès aujourd’hui mais où dois-je vous le faire livrer ?
– Eh bien nous serons de retour à Paris à la fin du mois à l’hôtel de Crillon et nous repartons à Chicago début Août.
– Très bien, dès qu’il sera prêt je vous l’enverrai à Paris.
– Merci beaucoup monsieur Anselme !
– Je vous en prie.

Ils terminèrent leur lune de miel en passant quelques jours dans la région niçoise avec la ville de Nice le long de la baie des Anges non loin de la frontière italienne et abritée du vent par un amphithéâtre de collines, son architecture était un mélange de bâtisses de style italien aux façades chaudes et colorées dans la vieille ville et d’immeubles en pierre, plus modernes et de type Haussmannien dans les quartiers récents.

Ils se rendirent à Saint-Paul de Vence, village perché sur un éperon rocheux qui était certainement l’un des plus beaux villages de Provence doté d’une luminosité exceptionnelle. En se promenant dans le village, de la Porte Royale à la Porte Sud en passant par la Rue Grande ils ont découvert de magnifiques façades en pierre des XVI° et XVIII° siècles. Ils se perdaient volontiers dans le lacis de ses ruelles charmantes et si pittoresques où dans l’exubérance de ses jardins, ses petites places, ses fontaines anciennes, ses porches et fenêtres délicatement ouvragés pour arriver jusqu’aux remparts depuis lesquels ils bénéficiaient de superbes points de vue sur les collines des alentours, la Côte d’Azur et la mer bien sûr. Etait-il besoin de souligner que les paysages étaient ici grandioses…

Ils étaient arrivés au terme de leur lune de miel, ils étaient entièrement subjugués de leur séjour, ayant profité de chaque moment, de chaque endroit, faisant l’amour tous les jours qu’ils pouvaient et même parfois plusieurs fois par jour apprenant à connaitre peu à peu le corps de l’autre, ses baisers favoris et ses caresses préférées, testant de nouvelles positions, de nouveaux jeux érotiques… mais tout a une fin et maintenant il fallait repartir alors ils prirent un train qui allait les ramener à Paris où ils rejoindraient la famille Cornwell au complet ainsi que Patty et son chaperon.

A suivre…

 «Tenerife Sea» par Ed Sheeran (avec traduction)

 

J’espère que cette lune de miel vous a plu ainsi que ce petit aperçu de la France ?
Maintenant que va-t-il se passer à leur retour aux USA ? L’annonce de leur mariage à la haute société, que va-t-il se passer avec Neal, les retrouvailles d’Alistair et de la tante Elroy ? …


Tous mes remerciements pour tous vos précédents commentaires et votre fidélité Isabelle, bibi2403, Antlay, Reeka et Ms Puddle, ainsi que toutes celles qui me les envoient encore par mail !

 ❤❤❤

Merci également à tous les lecteurs d’avoir pris le temps de la lecture de mon histoire jusqu’ici, même s’ils restent silencieux mais je serais tellement contente de vous entendre ne serait-ce qu’une fois un jour avant la fin ! 😉

Et comme toujours si vous trouvez des erreurs, n’hésitez pas à me les signaler !

Notes :
(1)  Personnages inventés
(2) Parc Buffon de Montbard
Aménagé par Buffon entre 1733 et 1742, le parc est intimement lié à l’histoire du château des ducs de Bourgogne sur lequel il est construit. Classé monument historique en 1947, le parc offre le long de ses quatorze terrasses un cadre naturel et historique de premier ordre.
Source : http://www.cotedor-tourisme.com/bourgogne/les-parcs-et-jardins/parc-buffon_parbou02100139_fiche.html
(3) Un romanée-conti est un vin français d’appellation d’origine contrôlée (AOC) produit sur le climat de la Romanée-Conti à Vosne-Romanée, en Côte-d’Or. Il est classé parmi les grands crus de la côte de Nuits. Il est considéré comme le plus grand vin de Bourgogne. Il est aussi le vin le plus cher du monde, avec des prix de plusieurs milliers d’euros par bouteille.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman%C3%A9e-conti
(4) Mistral : vent qui souffle en Provence et dans la Vallée du Rhône.
(5) Nez, nom donné aux créateurs de parfum
(6) Comprendre les notes d’un parfum   http://www.parfumdegrasse.com/classification

* Love doesn’t ask why
L’amour ne demande pas pourquoi

It speaks from the heart
Il parle au nom du coeur
And never explains
Et ne s’explique jamais
Don’t you know that
Tu ne sais pas que
Love doesn’t think twice
Aimer ne réfléchit pas à deux fois
It can come all at once
Il peut venir tout d’un coup
Or whisper from a distance
Ou murmurer au loin

Don’t ask me if this feeling’s right or wrong
Ne me demande pas si ce sentiment est bien ou mal
It doesn’t have to make much sense
Il n’a pas besoin d’avoir beaucoup de sens
It just has to be this strong
Il doit simplement être fort
‘Cause when you’re in my arms I understand
Car quand tu es dans mes bras, je comprends
We don’t have a voice
Que nous n’avons pas de voix
When our hearts make the choices
Quand nos cœurs prennent les décisions
There’s no plan
Il n’y a pas de plan
It’s not in our hands
Ce n’est pas en notre pouvoir

Love doesn’t ask why
L’amour ne demande pas pourquoi
It speaks from the heart
Il parle au nom du cœur
And never explains
Et ne s’explique jamais
Don’t you know that
Tu ne sais pas que
Love doesn’t think twice
Aimer ne réfléchit pas à deux fois
It can come all at once
Il peut venir tout à coup
Or whisper from a distance
Ou murmurer au loin

Now I can feel what you’re afraid to say
A présent je peux sentir ce que tu as peur de dire
If you give your soul to me
Si tu me donnes ton âme
Will you give too much away
Je te donnerai trop en échange
But we can’t let this moment pass us by
Mais nous ne pouvons laisser passer ce moment
Can’t question this chance
Je ne peux pas remettre en question cette chance
Or expect any answers
Ou m’attendre à ce qu’elle me réponde
We can try
Nous pouvons toujours essayer…
But love doesn’t ask you why
Mais l’amour ne te demandes jamais pourquoi

So let’s take what we found
Alors profitons de ce que nous avons trouvé
And wrap it around us
Et enveloppons-nous avec

Love doesn’t ask why
L’amour ne demande pas pourquoi
It speaks from the heart
Il parle au nom du cœur
And never explains
Et ne s’explique jamais
Now I know that
Tu ne sais pas que
Love doesn’t think twice
Aimer ne réfléchit pas à deux fois
It can come all at once
Il peut venir tout à coup
Or whisper from a distance
Ou murmurer au loin

Love doesn’t ask why
Aimer ne demande pas pourquoi

  1. Bravo Candy Bert! I enjoyed reading this honeymoon chapter tremendously, especially the beginning and when they were in the « wild » nature. 😉 😛 Very sensual and well described, and I’m so happy for the newly weds to enjoy the physical intimacies with each other. They deserved happiness after all the sufferings in their lives, and now they completed each other… sigh. 🙂

    So is Candy pregnant before returning to US? Please give Neil a good lesson. It’s about time.

    Thank you so much for this chapter, and I’ve learned a lot about France and her proud products like perfume, wine, etc.. However, I must tell you that I smiled when I read that Albert was a little jealous of the « nose »… 😆

    • I’m sorry for my delayed answer Ms Puddle but I’m not very fine since a while! 🙁

      Thank you very much for your encouraging words and I’m glad you have appreciated this chapter!

      Well the newly weds deserved to enjoy the physical intimacies with each other, at least, they waited so long above all Albert! As you said happiness was absolutely well deserved!
      About Candy’s pregnancy, it’s their wish but I will let you know when it happen! 😉 In any case they were doing the maximum for this to happen! 😆
      Albert was not obsessively possessive with Candy and he trust her but, just a bit of jealousy is never bad! 😉

      • Oh dear, 😕 I wish you a speedy recovery, Candy Bert!

        Thank you again for this wonderful chapter, and you’re absolutely right, that your Albert and Candy had waited for so long and they were now doing their very best to maximize the chance of conceiving… 😆 Of course, I meant to tease Albert (or you?) about this jealousy 😉 😛

        • Many thanks, Miss Puddle! 😀

          It was a pleasure for me to write this chapter even if it was a bit difficult to do!
          You’re right, they absolutely want to have a baby! 😉
          Ah!Ah!Ah! Indeed, I reacted like I was Albert! It’s I who is possessive! 😆

    • Eh oui Tongo est plus docile et moins sauvage qu’il n’en a l’air mais je pense que c’est surtout qu’il a trouvé son maitre ou plutôt sa maitresse! 😉 😆

  2. Bonsoir Candy Bert

    Un très beau chapitre, magnifiquement écrit, tant les scènes d’amour que la découverte de notre pays. Personnellement je connais très peu la région de la Bourgogne, je suis plus familière avec les vins, un Nuits Saint Georges ou un Petit Chablis, mes préférés !
    Comme toujours tu as fait beaucoup de recherches et notamment le cours concernant la grande maison de parfum  » M……. » de Grasse, très enrichissant.
    Concernant la scèn d’amour en Carmargue, un milieu très sauvage, mais attention aux moustiques !
    Le film  » Rencontre avec Joe Black « , mon préféré avec Brad Pitt, je ne compte plus le nombre de fois que je l’ai regardé ! Tout comme toi, c’est à mon avis le film avec la plus belle des scènes d’amour !

    • Bonsoir Antlay!

      Merci pour tes nouveaux compliments! 😀

      Les vins de Bourgogne font partie de mes préférés aussi même si je peux en trouver au moins un que j’aime dans chaque région viticole!
      Créer les parfums, c’est un domaine dans lequel j’aurais aimé travailler et apparemment cela s’est ressenti.
      Quant aux moustiques c’est vrai mais ils sont surtout virulents le soir et la nuit, et avec un peu de citronnelle et de géraniol, cela peut aider à les repousser!

      Je suis tellement contente de rencontrer quelqu’un qui apprécie ce film que j’ai vu et que je regarderai encore plusieurs fois, c’est aussi mon préféré de Brad Pitt. Ce film peut paraître un peu étrange mais la relation entre les personnages y est tellement subtile et sublime et le côté ingénu en matière d’amour de Joe magnifiquement interprété par Brad Pitt, vraiment trop craquant! Claire Forlani et Anthony Hopkins y jouent très bien aussi. Encore un point commun! 😉

      En passant je suis catastrophée par les intempéries dans le Sud de la France, cela me fait tout drôle après avoir décrit certains de ces lieux magnifiques! Et toutes ces victimes, ils sont dans mes pensées!

      • Je confirme, chaque année du printemps à l’automne, je plante des géraniums dans des bacs que je dispose devant chaque fenêtre de la maison et je n’ai pratiquement pas de moustiques et la citronnelle en lotion ou en bougie est aussi très efficace et l’odeur très agréable.
        Quant à Anthony Hopkins, il fait parti de mes acteurs préférés, j’aime beaucoup la plupart des films dans lesquels il a joué, il a énormément de talent et son côté énigmatique, j’adore !
        Concernant les intempéries du Sud de la France c’est malheureusement récurrent chaque année et cela ne va pas s’arranger avec le réchauffement climatique. Tout comme toi j’ai également une pensée pour ces victimes…

        • Anthony Hopkins, j’adore aussi! Il est tout simplement magistral!!!

          A propos des inondations, le échauffement climatique aggrave certainement les choses, on voit de plus en plus de parties de côtes se faire grignoter chaque année inexorablement mais sur la Côte d’Azur c’est aussi son « bétonnage » qui est en cause, à force de vouloir construire n’importe où, l’eau ne peut plus s’infiltrer dans le sol… Où est la belle French Riviera encore authentique et sauvage comme au début du XXe siècle que j’ai décrite? 🙁

          • Oui tu as raison, le fait de bétonner c’est un facteur aggravant, il pleut l’équivalent de un mois et demi voir deux mois en quelques heures alors l’eau n’a pas le temps de s’inflitrer dans les sols. Dans ma région nous avons les épisodes Cevenoles chaque années, c’est beaucoup moins bétonner que la côte d’azur, mais les inondations sont inévitables et importantes. Oui la côte d’azur que as décrite a bien changé malheureusement c’est pour cela que j’apprécie la Corse, la côte est très peu bétonné, elle a gardé toute son authenticité et porte bien son nom d’ile de beauté.

          • Désolée de répondre si tard Antlay mais en ce moment ce n’est pas la grande forme! 🙁
            Pour la Corse tu as raison, je n’y ai malheureusement jamais mis les pieds mais j’ai des proches qui y vont régulièrement et qui la préfèrent à La Côte d’Azur car plus sauvage et préservée.

  3. J’étais super contente d’avoir la suite de l’histoire ! Quel beau voyage 😉 J’espère qu’il y aura bientôt un petit en route et que tout se passera bien à leur retour aux États-Unis. J’espère que Neal aura enfin compris et retiendra la leçon ! J’espère aussi en savoir plus sur l’évolution de la relation entre Patricia et Allistair. Bonne écriture et j’ai encore hâte à la suite.

    • Merci de tes gentilles paroles! 😀
      Tout ce que je peux te dire est que toutes ces questions auront leur réponse en temps et en heure… 😉

  4. Finally … My wait is over :). Thanks for the update, Candy Bert! What a beautiful chapter! Candy was definitely the luckiest woman. I need to read this chapter again in a computer so I can click on those links you provided and enjoy the beautiful places in France where Candy and Albert had travelled to.

    I do enjoy your description if what Candy wore during the trip. I definitely could picture her wearing those brown pants-white top-and wide hat. So parisian chic! And the trip to the parfume maker. How french it is! 🙂 I love subtly musk scene! I wonder how the custom-made parfume to Candy would smell like? I’m not a parfume connoisseur, but I Imagine something like Chloe’s rose, Bvlgari’s white tea, or Estee Lauder’s pleasure. Something subtle, sweet, and addictive, that make you want to sniff your wrist every minute. Lovely, my friend! My most fave part of their honeymoon trip. Beside the making love in nature, of course. ^_* ( the thing I can always correlate with to Candy and Albert).

    Bravo, Candy Bert! Another fine chapter of yours. Though I feel you will be not easy to the couple in the next chapters. I hope they could tackle the problem. And for sure, I am waiting forward to the reappearance of the mighty Tongo. 🙂

    • Many thanks for your compliments my dear Reeka! I know I was late to publish but I’m busy to solve some matters now and it isn’t the end so I’ll take more time to write in the future you will have to be patient!

      I’m glad you enjoyed this chapter, well, I’ve tried to share with you some typical French products like wine, perfume… and some French landscapes with you. It was hard to make a choice! About Candy’s perfume I’ll describe you it.

      Ah! The making love in nature, it was obvious for me to describe such a scene since they both were nature lovers! About the reappearance of the mighty Tongo, I’ll see! 😉

      For the next chapter, they will have indeed some matters to solve…

  5. vraiment magnifique tous les 5sens y sont depeints. bravo j attends la suite avec impatience les voir peut etre revenir a 3. a paris. magnifique developpements des paysages de notre pays

    • Bonjour Bibi2403!

      Merci beaucoup pour tes compliments! 😀 J’ai essayé de faire partager une partie de notre beau pays (non, non, je ne suis pas chauvine! 😆 ) même si je n’ai pas pu promouvoir toutes ses belles régions mais il leur aurait fallu une sacrée longue lune de miel pour toutes les découvrir!!!

  6. Coucou Candybert
    Comment vas tu ?
    Cela fait longtemps que je n’ai plus écrit de com mais j’ai adoré tous tes chapitres depuis mon dernier passage
    Je viens de terminer la lecture du chapitre 27 et je l’ai adoré
    Continue comme ca
    J’ai hâte de lire la suite
    a bientôt
    Bisous

    • Coucou Alexia001!

      Cela fait plaisir de te revoir parmi nous, merci de ton gentil commentaire, je pensais que tu avais abandonné l’histoire! 😆
      J’ai moins de temps en ce moment donc je publie moins souvent! 🙁
      A bientôt
      :-*

  7. Pingback: Chapitre 26 : le septième ciel. - True Romantica

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*