Chapitre 6 : révélations 1/2


Un amour dans la tourmente!

L’heure des révélations est enfin arrivée, j’ai coupé le chapitre qui est assez long en deux parties, ainsi je peux publier plus tôt que prévu, de plus cela ménagera un peu le suspense! 😉 Bonne lecture!

 

  • Viens Candy, asseyons-nous. Je t’ai promis de t’expliquer certaines choses à mon sujet et cela risque d’être assez long et… éprouvant.

Albert s’installa sur le plaid faisant signe à la jeune femme de s’asseoir en tapotant gentiment la place à côté de lui. Il ressentait beaucoup d’appréhension, son cœur battait fort, il se passa nerveusement la main dans les cheveux en inspirant profondément pour se calmer.  Elle le rejoignit, la tête lui tournait un peu et elle se demandait bien à quoi s’attendre car s’il avait choisi ce moment particulier, juste après son baiser, pour une discussion sérieuse c’est que cela devait être grave. Elle sentait aussi qu’Albert était tendu mais prêt à répondre enfin à ses interrogations, elle aurait voulu lui demander tout de suite qui il était vraiment mais elle choisit de lui poser d’abord une première question plus neutre pour y aller en douceur.

  • Dis-moi Albert, depuis quand as-tu retrouvé la mémoire ? Elle le regardait attentivement.
  • Il y a presque un an ! Répondit-il avec appréhension en se passant de nouveau la main dans les cheveux.
  • Un an ! Donc tu me l’as caché pendant plusieurs mois aux Magnolias ! Mais pourquoi me l’avoir caché si longtemps !? Dans sa voix, se mêlaient beaucoup de surprise mais aussi un ton de reproche.
Candy Candy (volume 9) - page 086

Candy Candy vol.9 p86

  • Je me sentais si bien à vivre avec toi, Candy… ces deux années passées auprès de toi… ont été les meilleures de toute ma vie ! J’aurais souhaité que cela continue mais je savais qu’un jour ou l’autre il me faudrait partir alors quand j’ai surpris la discussion entre toi et la concierge qui te menaçait d’expulsion, j’ai décidé qu’il était temps de le faire, j’avais été suffisamment égoïste. Tu avais déjà perdu ton travail à l’hôpital à cause de moi, je n’allais pas te laisser perdre aussi ton logement !

Il sentait bien que Candy lui reprochait de lui avoir caché la vérité pendant tout ce temps et elle en avait tous les droits alors il essaya d’expliquer ses raisons tout du moins en partie et le pire des révélations était encore à venir, il se sentait vraiment nerveux et angoissé à ce sujet mais il ne pouvait plus procrastiner ad vitam aeternam.

  • Quand j’ai perdu mon travail à l’hôpital, j’en ai retrouvé un autre! Nous aurions pu faire la même chose avec notre maison et partir ailleurs ! Argumenta-t-elle en insistant avec emphase sur le mot « notre ».
  • Non Candy, quand tu sauras qui je suis vraiment tu comprendras que j’avais aussi des responsabilités à prendre et que de toute façon, tôt ou tard, je devais partir!

Albert avait la gorge sèche, les mains moites et le cœur qui tambourinait dans sa poitrine en pensant « Mon Dieu aidez-moi ! Comment va-t-elle réagir en apprenant qui je suis ? Elle est déjà tellement contrariée! »

  • Pour moi, tu seras toujours Albert ! Déclara-t-elle avec passion.

Elle le regarda intensément mais elle était quand même intriguée, Albert se tourna pour lui faire face, s’essuya les mains sur son pantalon avant de lui prendre les petites mains de Candy dans les siennes en la regardant droit dans les yeux, il savait qu’il allait lâcher une bombe. Il avait le cœur qui palpitait davantage et il se racla la gorge avant de répondre.

  • Candy, je suis… je m’appelle… William… Albert… Ardlay ! Il détacha bien chaque mot pour être sûr qu’elle comprenne bien, sa voix était chevrotante.
  • Ardlay !? …Tu veux dire que tu fais partie des Ardlay ma famille adoptive ? Demanda Candy surprise qui avait surtout retenu le nom de famille.
  • Candy… je suis William Albert Ardlay… le Grand Oncle William si tu préfères !

Albert avait insisté sur son premier prénom mais en évitant soigneusement de dire « ton père adoptif » mais pour Candy ce fût bientôt cette pensée qui la submergea peu à peu, le temps que cette idée chemina dans son cerveau ; c’est alors que ses yeux s’agrandirent, ses sourcils se haussèrent et sa bouche s’ouvrit d’abord pour aspirer de l’air sans émettre aucun son puis elle s’exclama :

  • Le Grand Oncle William !… Non ! Ce n’est pas possible !… Le Grand Oncle William !… mais alors… mais alors… tu es… vous êtes mon père adoptif !…

« Oh mon Dieu ! Je viens d’embrasser mon père adoptif ! Non ! » Songea-t-elle alors elle libéra l’une de ses mains qu’elle porta instinctivement à ses lèvres puis la deuxième avant de se relever mais elle sentit ses jambes se dérober sous elle, le choc était trop grand. Albert la réceptionna de justesse, dans ses bras solides avant d’installer Candy sur ses genoux en lui soutenant la tête.

  • Candy ! … Réponds-moi !

Inquiet, il lui tapota délicatement les joues, la jeune-fille reprit alors conscience peu à peu, il caressa alors tendrement son visage. Candy aperçut une paire d’yeux qui l’observaient attentivement, ils étaient si bleus, si magnifiques, si tendres et si inquiets en même temps ; elle sentait une main chaude écarter les mèches de ses cheveux de son visage avec une telle douceur. Elle vit ses cheveux blonds qui brillaient au soleil comme de l’or, cet homme était comme une apparition divine, comme la veille, il était si beau et elle l’aimait tellement mais soudain… elle réalisa à nouveau et murmura :

  • Le Grand Oncle William !… Mon père adoptif ! … Comment est-ce possible ?!

Elle se redressa, commença à pleurer et à s’agiter, elle se libéra de l’étreinte d’Albert comme horrifiée à la pensée qu’elle venait d’embrasser et sur les lèvres son père adoptif ! « Mon Dieu quelle honte ! Que va-t-il penser de moi ! « Songeait-elle. A ce moment-là, ce n’est plus Albert, l’homme simple, le globe-trotteur, son ami de toujours devenu ensuite l’homme qu’elle aimait profondément qu’elle voyait, c’était le Grand Oncle William, cette figure mystérieuse de l’une des familles les plus riches d’Amérique, inconnue jusqu’à cet instant et qui maintenant l’intimidait, c’était comme s’il n’était plus la même personne. Alors elle se releva à nouveau, dopée par l’adrénaline qui se déversait dans ses veines et elle se mit à courir. D’un bond, Albert se mit sur ses pieds, aussi agile qu’un félin et se lança à sa poursuite.

  • Candy ! Attends-moi ! Il faut que nous parlions !

Il la rattrapa rapidement grâce à ses longues jambes.

  • Non !… Laisse-moi !… Laissez-moi !
  • Candy, je t’en supplie, calme-toi et écoute-moi !

Elle se débattait de toutes ses forces en pleurant mais Albert était plus fort alors vaincue, comprenant qu’elle n’aurait pas le dessus elle se résigna en sanglotant.

  • Candy, je te demande pardon de te l’avoir caché si longtemps mais j’avais mes raisons.
  • J’aimerais bien les entendre, Grand Oncle William !

Maintenant c’était la colère qui montait en elle mais cette colère était dirigée autant contre elle de ce qu’elle avait fait en flirtant avec son père adoptif même si c’était sans le savoir, qu’envers lui pour lui avoir caché la vérité aussi longtemps.

  • Avant promets-moi de ne pas t’enfuir si je te relâche. C’était une supplique.
  • D’accord ! Hoqueta-telle.
  • C’est une très longue histoire, alors asseyons-nous, veux-tu ? Sa voix était implorante.
  • Si vous voulez ! Complétement confuse, elle avait décidé de le vouvoyer.
  • S’il te plait ne t’adresse pas comme ça avec moi, je suis toujours Albert pour toi et je le serai toujours, ce sont tes propres paroles Candy ! Il était tellement bouleversé lui aussi, il avait tellement peur d’être rejeté, de la perdre.

Encore choquée, elle ne savait plus quoi répondre. Ils regagnèrent le plaid à l’ombre du vieux chêne dans un silence pesant et reprirent leur position initiale.

  • Bon, je vais commencer par le début !

Et Albert lui raconta pourquoi son identité devait rester secrète, comment, à l’âge de huit ans, il avait été soustrait au monde depuis le décès de son père alors qu’il avait déjà perdu sa mère à sa naissance. Étant le seul héritier mâle en directe ligne du clan Ardlay et étant trop jeune pour prendre les rênes de la famille, il devait être protégé et la Grande Tante Elroy s’y était employée avec l’aide de Georges. Voilà pourquoi personne ne connaissait son visage même parmi les membres de la famille. Candy, malgré son état de choc, ressentit de la compassion en comprenant qu’il était orphelin comme elle, puis elle pensa à Anthony.

  • Mais qui était Anthony pour vous ? Elle était curieuse.
  • Mon neveu, le fils de ma sœur ainée Rosemary ! Répondit-il tristement.
  • Oh mon Dieu mais alors vous avez aussi perdu votre sœur, votre neveu et aussi Alistair ! Candy réalisa qu’Albert avait dû beaucoup souffrir et en eut le cœur brisé.
  • Oui Candy, ce fût terrible !

Il détourna les yeux comme pour cacher sa peine et pendant un instant il se plongea dans de sombres souvenirs avant de reprendre :

  • Lorsque nous nous sommes rencontrés, je ne pouvais rien te dire ! Comment confier un si lourd secret à une toute jeune fille ?! Ensuite lorsque j’ai décidé de t’adopter c’était dans l’urgence et uniquement pour te protéger, pour t’arracher aux Leagan qui t’avaient si mal traitée et avoir osé t’envoyer au Mexique,… quand j’y repense, j’en suis malade ! Je ne me suis jamais considéré comme ton père adoptif mais plutôt comme un ami, nous n’avons qu’à peine huit ans d’écart ! Ensuite lorsque tu as grandi j’ai voulu préserver l’authenticité de notre relation, ce que nous partagions était trop précieux pour moi ! Et après, je ne t’apprends rien en te disant que je suis devenu amnésique et je ne savais plus qui j’étais.
  • Mais pourquoi ne pas m’avoir dit tout de suite que vous aviez retrouvé la mémoire, cela n’a pas de sens !
  • Je… je ne peux pas encore tout te dire aujourd’hui mais plus tard !

Albert ne pouvait pas encore lui dire que c’était parce qu’il était amoureux d’elle, elle était déjà trop choquée, il fallait qu’elle digère d’abord cette révélation, la laisser assimiler et comprendre ses propres émotions, savoir si elle serait encore capable de l’aimer et de quelle manière? C’est alors qu’il aviserait, c’était un homme patient.

  • Pourquoi ? Insistait-elle.
  • Laisse-moi encore une part de mystère pour le moment, chaque chose viendra en son temps.
  • Et pourquoi ne pas m’avoir revue ensuite ou même avoir écrit une lettre explicative au lieu de cette simple note ! C’était comme si vous m’aviez évitée tout ce temps ! Candy ne comprenait pas.
  • Si je l’avais fait j’aurais dû te révéler ma véritable identité et je n’étais pas encore prêt. Et je t’en prie, Candy, cesse de me vouvoyer !…
  • Mais pourquoi ? Cette réponse ne la satisfaisait pas, elle sentait qu’il y avait autre chose derrière et elle était de plus en plus perplexe.
  • Candy… c’est… compliqué !
  • Je ne vois pas pourquoi ! Répondit-elle la moue boudeuse.

Mais Albert ne pouvait pas lui dire que s’il ne l’avait pas revue, c’était pour oublier ses sentiments envers elle, pour mieux oublier ses sentiments amoureux qu’il ne se sentait pas le droit d’éprouver à cause de leur lien légal mais surtout à cause de Terry.

  • Et notre promesse de tout partager, les joies comme les peines ? Lui dit-elle sur un ton de reproche.
  • Oui je sais Candy et je te demande pardon ! Si tu savais comme je regrette aujourd’hui d’être parti ainsi, j’ai eu tort mais… Arg. ! De toute façon, je ne peux pas revenir en arrière, j’espère que tu comprendras et que tu me pardonneras un jour ! Il était contrit.
  • Il faut que l’on rentre, c’est bientôt l’heure du souper.
  • Oui, bien sûr !

Candy s’était refermée dans sa coquille, elle n’avait pas obtenu toutes les réponses à ses questions, de plus elle se sentait tellement mal à l’aise par rapport à ce baiser. Elle commençait à se demander si elle n’avait pas mal interprété toute sa tendresse, toutes ses attentions, ce n’était peut-être que celles d’un ami bienveillant à défaut d’être celles d’un père ? Pourtant son regard tout à l’heure quand elle l’avait embrassé et puis, même Lise pensait qu’il était amoureux d’elle ! Elle était terriblement confuse, tellement bouleversée. Pourtant elle aurait dû être heureuse de rencontrer enfin le Grand Oncle William, elle qui avait tant rêvé de le connaitre en chair et en os ! Mais pour le moment, elle voulait rentrer et s’isoler pour réfléchir.

Le chemin du retour fût très calme, leur silence était éloquent sur leur état d’esprit chacun sur sa bicyclette. Dès qu’ils arrivèrent à l’hôpital, Candy fonça dans sa chambre et ne redescendit pas au réfectoire pour souper. Albert était inquiet, il avait tellement envie de la réconforter même si quelque part il comprenait son besoin de solitude, il avait tellement envie de lui crier son amour aussi mais il savait qu’il lui faudrait du temps pour assimiler la nouvelle. Oui, il fallait être patient, attendre et voir si les sentiments de Candy pourraient encore être des sentiments amoureux envers lui, il espérait de tout son cœur qu’elle pourrait encore l’aimer après cela.

La journée avait été si belle !

Il aurait fait n’importe quoi pour lui faire sentir son amour pour elle.

Adele – Make You Feel My Love 

 

 

Après le repas, Lise qui avait compris que quelque chose d’important s’était passé entre les deux blonds, rejoignit Candy dans leur chambre. Elle la trouva affalée à plat-ventre sur son lit, le visage enfoui dans ses bras. Elle vint s’asseoir près d’elle, lui toucha l’épaule doucement.

  • Candy, que s’est-il passé ?

La blonde releva la tête, elle avait les yeux rougis et bouffis par les larmes et ne put dire que « Oh Lise ! » Avant d’éclater en sanglots en retombant dans son oreiller. Lise, inquiète la questionna pour en savoir davantage afin d’aider son amie.

  • Candy, raconte-moi ! Albert t’a fait du mal ?
  • Non… enfin… pas intentionnellement ! Dit-elle entre deux sanglots.
  • Comment ça ?
  • Oh ! Lise ! Si tu savais !
  • Non je ne sais pas justement, alors raconte-moi ! Tu sais que tu peux me faire confiance.

Candy releva la tête de son oreiller et s’assit pour pouvoir parler plus facilement.

  • Albert …est… mon… il est mon… père adoptif ! Dit-elle en sanglotant de plus belle entre chaque mot,.
  • Quoi ?! Lise était abasourdie.
  • Oui, c’est le Grand Oncle William !… Mon père adoptif… mais avant de … le savoir … je l’ai… je l’ai embrassé… sur les lèvres ! Et les sanglots reprirent de plus belle alors qu’elle enfouit son visage dans ses mains pour cacher sa honte.
  • Ah ! Je comprends… Elle la prit entre ses bras, la câlina et la laissa se calmer avant de reprendre :
  • Et lui, comment a-t-il réagi ?
  • Sur le moment j’ai cru qu’il avait aimé mon baiser, son regard alors était passionné, ensuite il m’a dit quelque chose, en gaélique je pense, je n’ai pas compris mais son intonation était si passionnée aussi ! … Je ne comprends plus rien !
  • Candy, je continue de penser qu’il est amoureux de toi !
  • Mais c’est impossible, c’est mon père adoptif !
  • A…do…ptif ! Oui donc vous n’avez aucun lien de sang, de plus tu étais déjà une adolescente lorsqu’il t’a adoptée et vous n’avez jamais vécu comme père et fille même quand vous avez partagé un appartement puisqu’il était amnésique et que tu ne savais rien de votre lien légal. Et puis, vous avez quoi, cinq ans d’écart ?
  • Huit ans !
  • Et alors, la belle affaire, Kévin avait bien neuf ans de plus que moi !
  • Je ne sais plus quoi penser Lise ! Et tu n’es pas choquée ?
  • Pourquoi ? A cause d’un bout de papier qui vous lie et qui peut sans doute être annulé ? Non ! Absolument pas ! Répondit-elle avec conviction.
  • Ce ne sera pas le cas de tout le monde ! Répondit Candy inquiète.
  • Des médisants ou des jaloux, il y en aura toujours mais si vous vous aimez vraiment, je ne vois rien d’insurmontable ! Allez dors maintenant ma belle, laisse-toi le temps de réfléchir à tout ça mais ne prends pas de décision hâtive que tu pourrais regretter ensuite.
  • Merci Lise, cela m’a fait du bien de discuter avec toi !
  • C’est bien à cela que servent les amies, non ?

Candy esquissa un léger sourire, elle avait l’esprit sens dessus dessous mais cette discussion avec son amie l’avait un peu apaisée. Elle avait raison, demain serait un autre jour et elle devait prendre du temps pour réfléchir à tout cela à tête reposée.

 

Candy passa quasiment une nuit blanche, elle n’arrêtait pas de ressasser les évènements de la veille, tout avait si bien commencé jusqu’au baiser, certes chaste mais elle avait touché ses lèvres avec celles d’Albert, enfin celles du Grand Oncle William ! Elles étaient si douces, beaucoup plus qu’elle ne l’aurait imaginé, cela avait été si agréable, si…  puis elle se fustigea, mortifiée par ses pensées impures envers son père adoptif ! Comment avait-il pu lui cacher si longtemps le regain de sa mémoire et surtout pourquoi ? Et que faire maintenant ? Comment allait-elle oser le regarder en face ? Si seulement elle ne l’avait pas embrassé ! Son esprit était en pleine déroute.

Albert de son côté était très perturbé lui aussi car il avait bien senti le désarroi et la douleur de Candy. Il comprenait tout à fait ses reproches qu’il trouvait légitimes. Il rageait de frustration en même temps car elle avait osé dévoiler ses sentiments envers lui qui n’avaient plus rien de platoniques. La vie lui avait fait un sacré pied-de-nez ! Alors qu’il pensait qu’elle se mourait toujours d’amour pour Terry, elle avait fini par l’aimer lui, Albert, il n’aurait jamais cru cela possible et maintenant que cela l’était, BAM ! Il fallait qu’il y ait ce lien légal entre eux et qu’elle l’apprenne juste à ce moment-là ! Il avait mis des mois à s’en remettre alors Candy !… Allait-elle lui pardonner ? Allait-il la perdre ? Toutes ces questions le torturaient et l’empêchèrent de dormir aussi.

XXX

Le lendemain matin Allison, la rouquine vint parler à Lise et Candy qui se préparaient à prendre leur service.

  • Bonjour les filles ! Vous savez quoi ? Un convoi de médicaments et de matériel médical a encore été intercepté par les allemands donc on n’aura pas de ravitaillement cette semaine !
  • Encore mais ça fait le troisième en trois mois ! Répondit Lise.
  • Oui et la direction commence à se poser des questions car à chaque fois le jour et l’heure des tournées changent et ils commencent à se demander s’il n’y a pas un complice ici !
  • Comment ? Il y aurait un traitre parmi nous ? S’exclama la brune médusée.
  • Quand on y pense c’est la seule explication ! Répondit Allison.
  • Et que comptent-ils faire pour découvrir qui c’est ? Dit Candy.
  • Ils ne m’ont pas mise dans la confidence ! Je suppose que je suis suspectée comme tout le monde !
  • Eh bien nous voilà dans de beaux draps ! Dit Candy affligée.

A ce moment-là Jennifer arriva avec le courrier. Elle annonça d’un air jovial.

  • Voilà des lettres pour tout le monde. Voilà pour Lise… Allison… et pour toi Candy.
  • Merci ! S’écrièrent les trois femmes.

Candy n’avait pas encore eu de réponses à ses lettres envoyées à sa famille et ses amies, elle leur avait écrit, une fois arrivée, pour les rassurer et leur donner son adresse mais le courrier entre l’Europe et le continent américain était très perturbé et ralenti. Elle sauta donc de joie en découvrant une lettre d’Annie et une de Melle Pony et de sœur Maria mais en même temps elle avait aussi de l’appréhension, comment avaient-elles réagi à la nouvelle de son engagement ? Elle avait encore un peu de temps alors elle ne résista pas et sortit dans le parc pour commencer à lire son courrier, elle commença par celle de ses deux mamans qui bien sûr s’inquiétaient pour elle malgré son altruisme et elles la bénissaient pour qu’elle soit saine et sauve. Puis elle ouvrit celle d’Annie.

Chicago le 7 mai 1917

Chère Candy

Tout d’abord je te souhaite un très heureux anniversaire où que tu sois ! Et j’espère que tu te portes bien, surtout sois prudente, ne prends pas de risques inutiles. Nous sommes tous terriblement inquiets et j’avoue que je ne te comprends pas, tu as été si vague sur les raisons de ton engagement. Archie est très en colère et il ne veut pas t’écrire pour l’instant, il t’en veut d’avoir pris cette décision surtout après la perte d’Alistair…

Candy interrompit sa lecture lorsqu’elle entendit derrière elle.

  • Bonjour Candy, bonnes nouvelles ?
  • Oui papa !
  • Candy ! Je déteste cette appellation, je ne suis pas ton père ! Albert avait reçu ce « papa » comme un coup en plein cœur, il était très contrarié.
  • Alors comment dois-je t’appeler ? Grand Oncle William ? Elle continuait de le défier.
  • Albert, comme toujours ! Répondit-il comme une supplique en venant s’asseoir à côté d’elle mais au moins elle ne le vouvoyait plus.
  • Tu sais… Albert, c’était un tel choc mais je voudrais quand même te remercier et exprimer toute ma gratitude pour tout ce que tu as fait pour moi durant toutes ces années et puis j’avais tellement rêvé de rencontrer un jour mon bienfaiteur… comment aurais-je seulement pu imaginer…
  • Que c’était moi, oui je sais Candy, une fois de plus je te demande pardon, je ne voulais pas te blesser. Il se passa une main dans les cheveux.
  • Tout cela est encore si confus ! Elle se tortillait les doigts, la tête baissée.
  • Je comprends et c’est normal, moi-même j’ai été si bouleversé quand j’ai retrouvé ma mémoire…

Ils restèrent quelques instants silencieux, chacun perdu dans sa considération sur les évènements puis Albert reprit :

  • Au fait, j’ai eu un entretien avec le Dr de Vigny et je viens d’être engagé comme brancardier et aussi pour faire quelques soins basiques.
  • Le Grand Oncle William, ici, avec moi travaillant pour La Croix Rouge !… Candy secouait la tête en désabusement.
  • En apprenant mon nom, il s’est naturellement demandé si nous étions en parenté alors je lui ai répondu que oui mais sans préciser quel était notre lien exact, ainsi je te laisse juge de ce que tu veux lui dire.
  • Très bien, maintenant il faut que j’aille prendre mon service ou je vais être en retard ! Répondit Candy sur un ton faussement détaché en se levant.
  • Moi aussi !

Albert la suivit, il n’avait jamais vu Candy se comporter ainsi, elle avait l’air mal à l’aise avec lui, il savait que cela prendrait un peu de temps pour que leur relation revienne à la normale, en espérant que cela soit possible. Ce qu’il ne savait pas, c’était que Candy était mal à l’aise à cause du baiser et de ses sentiments. Ils n’avaient d’ailleurs pas osé aborder le sujet du baiser, ni l’un ni l’autre. Albert préférait d’abord la laisser digérer ce qu’elle venait d’apprendre à son sujet et Candy avait trop honte.

Chacun d’eux entama sa journée de travail, Albert fit connaissance de quelques patients, s’occupa de leur prise de température, distribution des médicaments, changea quelques pansements simples, transporta des blessés. Et quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit Yann Guézennec.

  • Yann ! Je n’aurais jamais pensé vous retrouver ici !
  • Albert ! comment allez-vous ? Il était aussi étonné qu’Albert.
  • C’est à moi de vous demander cela !
  • Cela va mieux, j’ai reçu des éclats d’obus mais je m’en sortirai sans trop de séquelles normalement. Et vous dites-moi, avez-vous retrouvé votre amie infirmière ?
  • Oui, elle travaille ici !
  • Oh mais c’est génial ! Comment s’appelle-t-elle ?
  • Candy.
  • Melle Candy ! Mon infirmière préférée ! Quelle coïncidence !

Les deux hommes se mirent à rire puis continuèrent à discuter de Candy, Yann ne tarissait pas d’éloges sur ses qualités humaines, la façon dont elle se dévouait puis ils parlèrent de la guerre, des événements, des mutineries qui s’étaient levées à la suite de l’hécatombe du « Chemin de dames » , les soldats qui avaient refusé de monter à nouveau en ligne pour servir de chair à canon, ils se révoltaient des mauvaises décisions prises à l’arrière sacrifiant des dizaines de milliers de vie en quelques jours pour rien. Yann était lui-même très révolté par tout ce qu’il avait vu et surtout par ces exécutions pour l’exemple qui étaient en train de se passer. (1)

Quant à Candy, elle avait rejoint le Dr de Vigny pour l’assister dans de nouvelles opérations. Entre deux, il entama une discussion avec elle.

  • Alors comme ça, vous êtes en famille avec M. Ardlay ? Pierre qui s’intéressait toujours à Candy voulait en savoir davantage.
  • En fait nous n’avons aucun lien de sang, j’ai été adoptée par la famille Ardlay alors que j’étais adolescente. Elle n’avait pas envie d’en dire plus.
  • Ah ! Je vois ! (Pierre restait intrigué mais il changea de sujet) Candy, Si vous remarquez quelque chose d’anormal dans l’attitude de l’un des membres du personnel, venez m’en parler, s’il vous plait.
  • Comme quoi ? Candy était étonnée de sa requête.
  • En fait le Dr Mercier et moi pensons qu’il y a un complice qui informe l’ennemi sur les livraisons de matériel et peut-être même davantage !… Il avait confiance en elle.
  • Ah ! Oui, Allison nous en a parlé tout à l’heure ! C’est fâcheux toute cette histoire !
  • Si vous saviez les soucis que j’ai avec ça !
  • J’ouvrirai l’œil Dr de Vigny !
  • Merci Candy ! Une nouvelle recrue va arriver pour remplacer Henriette qui nous quitte à cause de sa grossesse, pouvez-vous la prendre en charge le temps qu’elle se familiarise avec l’hôpital ? Elle est américaine comme vous.
  • Bien sûr docteur, avec plaisir.
  • J’ai une telle estime de vous Candy !…

Ajouta-t-il d’une voix rauque en la regardant avec une telle intensité que Candy dut détourner les yeux. C’était une nouvelle tentative du Dr de Vigny pour lui faire comprendre ses sentiments mais à ce moment-là c’est Albert qui les interrompit, le Dr Mercier qui était l’un des chirurgiens de l’hôpital l’avait envoyé chercher son collègue.

  • Dr de Vigny, le Dr Mercier a besoin de vous d’urgence pour un cas difficile !
  • Ah ! Très bien, j’y vais tout de suite ! Il était frustré de devoir la quitter sans avoir pu en dire davantage.

Albert avait remarqué le regard très intense du médecin sur elle au moment où il était entré dans la pièce  et cela lui déplut énormément ; il vit aussi le trouble de Candy, il connaissait très bien la moindre de ses émotions et il eut la sensation d’avoir interrompu quelque chose alors dès que le chirurgien fût sorti il lui demanda :

  • Tout va bien, Candy ?
  • Oui, très bien, merci ! Répondit-elle en rougissant un peu.
  • Tu en es sûre ? Promets-moi de me dire si quelque chose t’ennuie !
  • Oui papa !

Candy était agacée, elle se sentait oppressée, d’abord par l’empressement du médecin, ensuite elle ne se sentait toujours pas à l’aise avec Albert pour le moment, ce qui la perturbait. Elle en était malheureuse car à peine avait-elle retrouvé la personne qui lui avait le plus manquée au monde qu’elle ne pouvait déjà plus communiquer avec lui comme avant, elle était si frustrée.

Albert ne répondit rien même si ce fût un nouveau coup dur de s’entendre appeler ainsi mais il savait que c’était encore trop récent pour espérer une amélioration sensible, il préféra laisser passer l’orage pour le moment.

XXX

Tout le personnel féminin était tombé sous le charme d’Albert, certaines femmes le trouvaient non seulement un très bel homme mais ses manières délicates et son côté mystérieux le rendaient irrésistible, elles minaudaient, essayaient d’en apprendre davantage sur lui, elles étaient aussi intriguées par le lien entre Candy et lui, vu qu’ils portaient le même nom de famille. Elles posèrent des questions au sujet du beau blond à Candy qui se rendait compte qu’Albert avait beaucoup de sex-appeal parmi la gente féminine, c’était une réalisation pour elle et cela la rendait jalouse car même si elle était en pleine confusion, au plus profond d’elle-même, elle l’aimait plus que jamais.

Au moment du repas à la mi-journée alors que presque tout le personnel se levait pour sortir de table, le Dr de Vigny vint présenter la nouvelle arrivée, elle avait les cheveux blonds bouclés et des yeux bleus.

  • Je vous présente notre nouvelle infirmière, Jane Pierce (2).

Et le médecin-chef commença à présenter tout le personnel présent dont Candy et aussi Albert qui sentit son sang se figer dans ses veines, ce nom,… ce visage… qu’il connaissait si bien ! « Non ! Impossible, Jane ici ! Cela tombe vraiment mal ! » Quand Jane arriva à son niveau, elle blêmit, la bouche bée avant de dire :

  • Albert ! Toi ici !
  • Bonjour Jane ! Répondit simplement celui-ci.

à suivre…

Les choses se compliquent ! Maintenant que Jane est de retour dans la vie d’Albert, que va-t-il se passer ?


Tous mes remerciements pour vos commentaires et votre fidélité, bibi2403, Antlay, Isabelle, Ms Puddle, Sarah (bienvenue),  Tasia et  Reeka vos mots d’encouragement me font toujours chaud au cœur !

😘 😍💖


 

Notes :

(1) référence aux mutineries et aux 26 fusillés pour l’exemple. Pour votre intérêt https://fr.wikipedia.org/wiki/Mutineries_de_1917

(2) personnage inventé

  1. Bonjour Candy Bert,

    C’est toujours un plaisir de vous lire!!!

    Mais là vous ne rendez pas la vie facile à notre Albert!!

    J’ai hâte de lire la suite!!

    J’ai également lu le manga. Je le trouve mieux que le dessin animé. Et il montre vraiment que Candy et Albert ne peuvent que se retrouver et vivre un bel amour.

    Continuez comme cela. Et merci pour les dessins du manga au sein de votre récit. Cela le complète bien.

    Bonne journée

    Cécile

    • Bonjour Cécile!

      Merci de ce nouveau commentaire! 😀

      Oui c’est vrai, je malmène parfois nos deux héros mais la suite n’en sera que meilleure! 😉

      Quant au manga, je suis entièrement d’accord avec vous! L’histoire entre Candy et Albert y est bien mieux révélée. Albert est également plus beau dans le manga, (tout comme Candy d’ailleurs) que dans le dessin animé qui ne lui a pas rendu justice, à mon humble avis et pire certains passages sont manquants voire carrément inversés comme la très importante scène de Rockstown qui est pourtant cruciale car c’est le tournant du triangle amoureux Albert-Candy-Terry! Tout ceci à conduit beaucoup de fans à penser que Terry était le grand amour de Candy! Quel dommage! Voilà pourquoi j’aime faire découvrir quelques planches du manga car beaucoup n’ont pas eu l’occasion de le lire!

      Bon dimanche et à bientôt! 😀

  2. Oh bah zut alors…voilà un OS de taille!!! Snifff pourquoi!!!!😢Albert pensait le pire derrière lui…je crois que les ennuis ne font que commencer! J ai hâte de lui comment tu vas nous dépatouiller tous cela! Merci ce fut encore un plaisir de te lire!!!! Bisous!

    • Merci à toi aussi Tasia pour ton commentaire! 😀

      Eh oui! Pauvre Albert ! Lui qui pensait qu’il lui suffirait d’attendre un peu que l’orage se calme après la révélation de sa véritable identité pour avouer enfin ses sentiments à Candy, voilà qu’une nouvelle tempête se profile à l’horizon! 😆

      Bises

  3. Ouin, quand on pensait que tout allait aller bien après leur retrouvaille !!! Albert qui pensait régler les choses… Et pourtant on dirait que les choses vont se compliquer avec l’arrivée de Jane… Quelle sera l’attitude de Jane envers Albert !!! Je ne doute pas d’Albert, il aime tellement sa Candy ! J’espère que cela ne viendra pas mettre en danger l’amour entre Candy et lui… Suspence encore pour quelques jours avant de pouvoir lire la suite … Merci encore pour cette belle suite !

    • Merci à toi aussi Isabelle pour ton message! 😀

      Eh oui, tout n’est pas toujours tout en rose, notamment dans ce chapitre, pas de petites fleurs et d’oiseaux qui chantent!…
      L’amour pour grandir a parfois besoin d’épreuves. Nous verrons à la fin de la semaine quelle sera l’attitude de Jane ainsi que celles d’Albert, de Candy et du Dr de Vigny, compliquée toute cette affaire! 😉

  4. Bonsoir Candy Bert

    Un long chapitre et surprenant effectivemenVeuxpensais que Candy serait beaucoup plus en colère après la révélation d’Albert ce qui ne l’empêche pas pour autant de bouder
    Mais j’aime la façon dont se déroule l’histoire. Il est plus honnête pour Albert de révéler qui il est vraiment avant d’avouer son amour pour Candy. Je pense que dans le cas inverse, elle en aurait davantage souffert.
    Et Jane qui débarque, ça pour une surprise c’est une surprise ! Veux-tu rendre Candy jalouse ? Ah ! je vois déjà le tableau ! Candy ne va t-elle pas rendre jaloux à son tour Albert avec le Docteur de Vigny ?
    On aura compris que les histoires sans saveurs ne sont pas à ton goût. Alors marinons jusqu’au prochain chapitre. 😉
    Bises.

    • Bonsoir Antlay!

      Je suis contente de lire ton avis, en effet, je trouvais qu’il était préférable qu’Albert lui dévoile son identité avant son amour et lui laisser le temps d’assimiler les choses entre les deux. Je pense comme toi que c’est plus honnête dans ce sens, qu’elle sache qui est exactement l’homme qui se déclare à elle et ainsi l’accepter ou pas en connaissance de cause, ainsi il n’y a plus de tromperie mais bien sûr tous les avis peuvent s’argumenter. 🙂

      Candy est plongée dans une mer d’émotions, de la colère mais mitigée avec de la honte (pour son baiser), de la gratitude envers le Grand Oncle William, son amour envers Albert…

      Quant à l’apparition de Jane, tu sais bien que j’aime les surprises, je ne voudrais pas que vous vous endormiez en lisant mon histoire! 😆 Eh oui je vais vous laisser faisander encore un peu! 😆

      Bises

  5. Ahhh… Looks like Candy was tough … I feel bad for Albert that she called him Dad… 🙁

    I wish Albert would confess his love first before revealing his identity. Perhaps Candy would have felt a lot better… However, I kinda like how Albert became popular amongst the nurses… 😀 At the end, I finally understand why Candy Bert decided to write the chapter this way… A new love rival now enter the scene. That’s totally unexpected. Bravo my friend! Looking forward to reading Albert’s love confession 🙂

    • About Candy calling Albert « dad » it’s her way to show him her angriness for having hidden his true identity since his recovery! So long!
      I knew, some of you, readers, have waited first for a love confession from Albert right away but no… 😆 😛 Otherwise he had kissed back her !
      A love rival entered the scene, yes, you know l like some surprises! 😉

  6. I’d had expected Candy’s reaction, including the running away and chasing after part. Hahaha. However, I thought Albert could’ve been more persuasive, not let Candy grow her own assumptions and feel insecured too long. Well, let’s see how they’ll manage to meet their understanding. I guess you’ll be playing with some jealousy cards, Candy Bert! Am I right? With this Jane coming to the scene. Undoubtedly this woman had an intimate relationship with Albert in the past, did not she? Because of that, I want the handsome doctor get closer to Candy. I want Albert really jealous as it’s not fair for Candy, she had too much. The revelation, some mystery Albert still keeping, and Jane!

    Great job, my friend! Can’t wait for the second part.

    • Jane was Albert’s girlfriend in Africa, but were they intimate? In this point of the story we don’t know.
      About cards of jealousy? Why, yes I think with Jane and Dr de Vigny in scenery it is unavoidable! You must know now I like some spice in a story! 😆
      Well it’s why I named my story like this after all, turmoil of war, of jealousy and so on 😉

      So you think Albert could’ve been more persuasive? Yes, indeed, I understand your POV but Candy is a woman with a strong character as well and it’s not easy to cope with that! And Albert has his own insecurities, it’s his weakness.

  7. Coucou Candy
    Désolée pour mon silence mais sache que j’ai adoré le chapitre 5 comme j’adore la 1ere partie du chapitre 6 même s’il ne se termine pas bien. J’espère que ce ne sera pas le cas pour la 2eme partie du chapitre 6.
    A bientôt
    Bisous

    • Coucou alexia001!

      J’espère que tu vas bien. Merci pour ton avis sur les derniers chapitres et sache que ce n’est pas une obligation de laisser un commentaire à chaque fois!
      Je suis contente de savoir que même le début du chapitre 6 t’ait plu malgré les difficultés.
      à bientôt
      Bises

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