Chapitre 6 : une visite surprise ! 2/2

Avertissement : L’histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L’histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
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Pendant ce temps-là, dehors tout le monde s’amusait bien, les enfants adoraient Albert qui leur rendait bien. Il était un peu comme la figure paternelle qui leur manquait. Puis ce fût l’heure du repas et l’heure de la sieste pour les plus jeunes laissant un peu de répit à notre paire de blonds qui sortirent prendre l’air. Candy avait détaché ses cheveux profitant du moment où elle avait fait un brin de toilette avant le déjeuner. Albert adorait quand elle avait ses cheveux ainsi déliés ; il attrapa une de ses boucles soyeuses en lui disant :

– « J’aime beaucoup quand tu laisses tes cheveux longs ! »
– « Ah bon! … C’est Annie qui m’a conseillé d’abandonner mes couettes ! »
– « Et tu as bien fait de l’écouter, tu fais plus femme ainsi ! » Ajouta-t-il d’une voix tendre.

Elle rougit légèrement en haussant les épaules.

– « Candy, ça te dirait de te promener un peu avec moi ? »

Albert avait une voix soudainement plus grave et séductrice en la regardant avec intensité, droit dans les yeux. Albert mettait en application son plan séduction, écoutant les conseils de Georges. L’effet fût immédiat, Candy se sentit rougir avec profusion cette fois et détourna pudiquement le regard, elle se sentait nerveuse sans trop savoir pourquoi, tout en réalisant que son cœur s’emballait tout à coup.

– « Oui, bien sûr Albert, où veux-tu aller ? »
– « Nulle part en particulier, je veux juste qu’on soit seuls tous les deux et profiter de la nature. »

Elle se demandait « seuls tous les deux ? C’est la première fois qu’Albert se montre ainsi, il n’est pas tout à fait comme d’habitude ! » Candy, perplexe était incapable de savoir exactement ce qui avait changé.

– « Bon et bien allons par-là, il y a une belle balade à faire en cette saison. »
– « Puis-je ? » Dit-il en lui proposant son bras droit.
– « Oh ! … Euh… oui ! » Répondit-elle intimidée.

Ils entamèrent ainsi une longue promenade discutant de chose et d’autre, d’abord à travers champs puis ils arrivèrent dans un bois. Les couleurs étaient magnifiques, les tons or, bruns et rougeâtres très chatoyants des feuilles qui se mouraient en cet automne donnaient l’impression que le paysage était en feu. Des lapins et des écureuils se coursaient profitant des derniers beaux-jours. L’air sentait bon le sous-bois car il avait plu un peu la veille. Albert demanda :

– « Candy, as-tu bien réfléchi à ce que tu voudrais faire à l’avenir ? Comptes-tu rester ici indéfiniment ?»
– « Ah vrai dire, je ne sais pas encore pour le moment. »
– « Que penserais-tu de reprendre ton travail d’infirmière avec le Docteur Martin dans une vraie clinique (3) ? »
– « Comment cela ? » Elle était surprise.
– « Avant réponds-moi ! »
– « Oh !… Si la clinique était à côté de l’orphelinat, je dirais oui tout de suite mais je ne veux pas retourner à Chicago pour l’instant ! »
– « Eh bien… considère que c’est fait ! » Ajouta-t-il en souriant jusqu’aux oreilles.
– « Quoi ?! Tu peux m’expliquer ? »
– « Je viens d’investir dans un projet de clinique qui serait ouverte aux plus démunis, d’autant plus qu’il n’y aura bientôt plus de médecin ici, à partir du printemps prochain si je suis bien renseigné. »
– « Oui, c’est vrai et nous étions d’ailleurs inquiets de savoir s’il y aurait un remplaçant ! Mais Albert cela va coûter beaucoup d’argent ce projet ! »
– « Eh bien si être riche ne sert pas aussi à aider son prochain ! »
– « C’est vraiment très généreux de ta part mais tu parlais du Dr Martin pour la diriger, est-il d’accord ? »
– « C’est là que tu interviens ma belle, je compte sur toi pour m’aider à le persuader. Et puis je lui dois bien ça après tous les soins qu’il m’a prodigués sans même attendre rien en retour. Alors maintenant c’est à moi de l’aider. »

Candy pensait « ma belle ? Il m’a vraiment appelée ma belle ?! » Elle était troublée.

– « Euh !… Cela ne va pas être facile, tu le connais mais je devrais pouvoir trouver les bons arguments. »
– « J’en suis certain, tu as toujours été douée pour cela, rappelle-toi quand tu m’as convaincu de vivre avec toi, cette nuit-là quand j’ai quitté l’hôpital ? »
En disant cela, il virevolta pour se trouver face à elle, la tenant par les épaules et il plongea son regard d’azur dans ses lacs couleur émeraude agités par son action soudaine. Il ajouta :

– « Je ne te remercierai jamais assez pour cela. »

Décidément, Albert avait une attitude déconcertante aujourd’hui et troublante. Ce regard et ce sourire… charmeurs ? Puis il la lâcha, cherchant quelque chose dans la poche de sa veste.

– « Au fait, j’ai un cadeau pour toi ! » Dit-il en lui tendant un écrin carré en velours noir. Candy baissa les yeux vers l’objet complétement étonnée.
– « Albert mais pourquoi ? Ce n’est pourtant pas mon anniversaire ou Noël ! »
– « C’est juste parce que tu m’as manqué ma douce ! » Répondit-il d’une voix rauque.

« Ma douce, maintenant !? » Songeait Candy qui était de plus en plus perdue mais n’osait pas lui faire remarquer. Elle ouvrit la boite, il y avait une chaine en or avec un magnifique pendentif en émeraude en forme de goutte.

– « Lorsque j’ai vu cette pierre, elle m’a tout de suite fait penser à toi et tes superbes yeux verts. » Dit-il presque dans un murmure à son oreille lui envoyant des frissons depuis son cou jusqu’en bas de son dos. Elle perçut aussi de nouveau sa senteur si masculine qui lui infiltrait les narines. C’était si enivrant.
– « Mais… Albert…il ne fallait pas… c’est … c’est beaucoup trop ! » Dit-elle en bafouillant et en rougissant jusqu’aux oreilles.
– « Rien n’est trop beau pour la magnifique jeune femme que tu es devenue, Candy ! » Sa voix était vibrante d’émotion.

Elle le regarda et se sentit hypnotisée sans pouvoir détourner les yeux cette fois-ci. Elle ressentait un tas d’émotions et de sensations qu’elle avait du mal à gérer. « Albert ! Tes yeux sont si beaux, j’aime tant m’y noyer ! »

– « Puis-je te la mettre autour du cou ? » Demanda-t-il très doucement tout en la regardant intensément.
– « Je… Je… Euh… Oui, bien sûr ! » Bégaya-t-elle, sa confusion augmentait les secondes passant et son cœur bondissait comme un petit oiseau affolé.

Albert prit le collier tandis qu’elle se tournait et il glissa le bijou autour de son cou alors que Candy déplaçait ses cheveux pour lui faciliter l’accès. Ses doigts actionnaient le fermoir et effleurèrent intentionnellement sa peau de façon sensuelle. Il l’a sentie frémir à sa touche, inspirer brusquement puis bloquer sa respiration. Elle sentait ses jambes tourner en gelée. En respirant de nouveau, elle haletait presque et se retint de gémir sur le champ au moment où elle sentit le souffle chaud d’Albert la balayer depuis sa nuque jusqu’à son oreille droite. « Oh !…Albert !… Qu’est-ce que tu me fais ?! …C’est si… agréable ! » Se dit-elle en fermant les yeux pour mieux apprécier la sensation.

– « Voilà qui est fait ! »

Dit-il en la faisant tourner par les épaules. Leurs regards se croisèrent, en feu ! Albert avait du mal à se contenir pour ne pas l’embrasser mais il estimait qu’il était encore trop tôt, il avait peur de l’effrayer et il craignait son rejet s’il agissait maintenant, il fallait lui laisser encore du temps. « Elle est superbe sur toi, Candy, elle est vraiment faite pour toi. » Ajouta-t-il en touchant légèrement du doigt le joyau qui reposait juste à la naissance de sa poitrine. Cette touche n’était pourtant pas directement sur sa peau mais augmenta encore le trouble de la jeune femme. Albert s’en aperçut mais ne voulut pas la torturer davantage pour aujourd’hui.

– « Il est temps de rentrer, je dois repartir à Lakewood. »
– « Oui bien sûr Albert ! Tu as encore un long chemin à faire et ton voyage pour Chicago ensuite. »

Candy était à la fois soulagée que cette tension retombe, en même temps elle était déçue, frustrée même mais de quoi exactement ?… « J’aurais voulu… davantage ?!… Oui, c’est bien ça !… J’aurais voulu sentir… tes lèvres… et gouter… ton baiser! … Tes doigts sur ma peau qui en brûle encore, ton souffle dans mon cou comme une caresse… c’était si… sensuel ! … Oh ! Albert … que me fais-tu ? … Je suis sûre maintenant… je suis amoureuse de toi… follement amoureuse de toi ! … Tu es si beau, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur !… Je me sens si bien auprès de toi et tu me manques tellement quand tu n’es pas là ! Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Et toi… m’aimes-tu ?»

 

Vidéo de Canal de adrianamonzonr CANDY –WOMAN IN LOVE–

 

Quant à Albert, il pensait : « Candy, je sens bien que tes sentiments à mon égard sont en train de changer, ce ne sont plus ceux d’une petite fille, d’une sœur ou d’une amie. L’expression de tes belles prunelles montre une étincelle que je n’avais jamais vue avant, tout au moins pas envers moi, jusqu’alors ces belles émeraudes ne brillaient d’amour que pour un autre, que pour … Terry ! Le langage de ton corps a également changé, quand je t’ai effleurée, tu as frissonné et j’ai bien vu ta respiration se couper… Ce sont des signes… je ne peux pas me tromper mais es-tu prête ? Je vais te laisser mijoter encore un peu et te laisser languir… peut-être la prochaine fois ?… »

Albert repartit vers Lakewood laissant une Candy bouleversée. Il avait semée une graine dans le cœur de sa belle, ou plutôt il l’a arrosée car il y a bien longtemps qu’elle avait été plantée, elle était simplement en dormance, attendant la bonne saison pour germer et croitre afin que l’amour puisse éclore et s’épanouir comme la plus belle des fleurs.

 

 Ed Sheeran – Thinking Out Loud
(Post sur le blog de Ms Puddle que je remercie de m’avoir donné l’idée de cette chanson 😉 )

A suivre

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Remerciements pour tous vos commentaires Ms Puddle et Alexia, ainsi que tous les lecteurs même silencieux !

Notes :
(3) Proposition inspirée du roman final (CCFS)

  1. I really like the way Albert tried to gauge Candy’s feelings by acting more like a man in love with a woman! That’s brilliant, and she deserved to be loved by a man like him… oh… I couldn’t stop smiling when I was reading this chapter. Poor Candy, she had to wait till next time to see Albert again, and he really knew how to make her long for him even more! 🙂 As Antlay said, I like your analogy near the end. Well done, my friend! 😀

    • Thank you Ms Puddle!
      I’m happy to see you keep liking my story. At least, Albert had understood he had to act like a man in love! He had restrained himself so long that he was used to do it! Fortunately, George had helped him to figure out what to behave! 😉 Now he is courting her but he is very patient to build up the love feeling bit by bit, their path is bumpy, no matter he knows Candy really worth it! 😀
      By the way I missed your stories, Ms Puddle, thank you for this new one! 😀

    • Coucou Alexia!
      Tant mieux si l’histoire continue à te plaire!
      Le chapitre 7 s’intitule « une mystérieuse lettre « , c’est un long chapitre assez complexe, je le poste normalement en fin de semaine! 😉
      A bientôt!

  2. Bonjour Candy Bert
    J’ai beaucoup aimé ces deux chapitres, surtout la façon dont Albert prend de l’assurance pour courtiser Candy. Et la laisser mijoter, cela m’a amusé. Vous avez raison les plats mijotés sont plus savoureux ! 😀
    Le dernier paragraphe est très beau, très belle métaphore.
    Bon week-end Candy Bert !

    • Bonjour Antlay,
      Contente que vous ayez apprécié, je suis comme vous j’aime faire durer les choses qui n’en deviennent que meilleures. L’attente fait durer le plaisir dit-on!
      U grand merci pour la superbe vidéo que je conserve bien précieusement pour un futur chapitre! 😉
      Bonne semaine!

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