Chapitre 4 : Visite à Lakewood, la baignade…1/2

Avertissement : L’histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L’histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
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Le lendemain après-midi était particulièrement chaud et le Soleil était de plomb en cette fin du mois d’Août, alors Albert proposa à Candy d’aller se baigner dans le lac tout proche afin de se rafraichir.
En chemin, Candy sentit une boule de poils lui filer entre les jambes avec des petits cris qui lui étaient bien familiers.

– « Poupée ! C’est bien toi ! » La mouffette comprit le signal que lui fit la jeune femme et sauta dans ses bras et se câlina contre elle. La blonde caressa sa belle fourrure soyeuse, noire et blanche.
– « Alors c’est ici que tu vis maintenant ? »
– « Hélas, je ne pouvais plus l’emmener avec moi, les animaux sont interdits dans tous les hôtels où je vais ! J’ai donc décidé de lui rendre sa liberté ici dans le parc de Lakewood parmi ses congénères. »
– « C’était ce qu’il y avait de mieux à faire pour elle, Albert. D’ailleurs elle a l’air de se porter à merveille ».

Poupée sauta alors sur l’épaule de son maitre comme elle en avait l’habitude. C’est ainsi que nos trois amis atteignirent la rive du lac. Poupée descendit de son perchoir et alla à la chasse aux papillons. Pendant ce temps-là nos deux jeunes gens allèrent chacun de leur côté à l’abri d’un arbuste touffu pour se changer et mettre leur costume de bain. A l’époque la mode était au pantalon s’arrêtant au-dessus du genou et un maillot pour les femmes. Candy en avait choisi un, bleu marine pour le pantalon et blanc pour le haut, dans la garde-robe qu’Albert lui avait achetée et qui restait en permanence au manoir. Albert par contre, toujours en dehors des conventions, avait juste opté pour un caleçon de bain bleu marine sans haut, ils étaient entre eux après tout, sans public et elle l’avait déjà vu torse nu à plusieurs reprises. Elle l’avait même soigné lorsqu’il s’était fait attaqué par Tongo le lion (1), pour lui sauver la vie. On voyait d’ailleurs encore les cicatrices sur sa poitrine et son bras gauche comme autant de médailles indélébiles de sa bravoure.

Une fois prêts, ils se rejoignirent simultanément et le spectacle offert de leur corps ainsi dévoilés partiellement les a troublés. Candy se sentit émue à la vue de son torse nu en forme de V musclé et si viril. Elle observait le moindre détail de son buste, la forme de chaque muscle, sa peau lisse… Elle l’avait pourtant déjà vu ainsi et même touché pour pratiquer ses soins infirmiers mais elle n’avait jamais eu cette sensation qui l’habitait à cet instant et l’attirance que lui provoquait ce corps d’Apollon. Son pouls s’accéléra, un blush montait à ses joues tandis qu’une douce chaleur agréable envahit tout son être. C’était encore nouveau, son corps de femme s’éveillait peu à peu à l’attraction du sexe opposé. Elle s’était mise en veille en quelque sorte, tout ce temps où elle s’était morfondue pour Terry.

Dans le même temps, Albert découvrait ses courbes devenues si féminines à peine cachées par le costume de bain. Elle était devenue une vraie femme, plus rien à voir avec la gamine aux couettes pourtant déjà si mignonne. Il se demandait finalement si c’était une bonne idée de venir se baigner avec elle. Il s’obligea à détourner les yeux et à penser à autre chose pour rester maitre de tout son corps !… Il se dépêcha de rentrer dans l’eau en lui lançant une invitation :

– «Alors tu viens ? L’eau est très bonne ! »

Ils étaient tellement absorbés dans leurs propres considérations qu’aucun des deux n’avait remarqué le trouble de l’autre. Candy revint à la réalité en entendant la voix d’Albert et entra dans l’eau jusqu’à la taille. C’est alors qu’il commença à l’éclabousser tout en riant comme un gamin fier de sa farce. Bien sûr, elle ne resta pas sans rétorquer en l’arrosant de plus belle. La bataille dura ainsi quelques minutes, ils riaient aux éclats. A bout de souffle, ils stoppèrent pour reprendre haleine en s’observant. De l’eau ruisselait sur le torse d’Albert et Candy suivit machinalement des yeux une goutte particulière qui faisait son chemin, depuis une mèche des cheveux blonds du jeune homme en passant par son cou, sa clavicule puis frôla son mamelon sombre et raidi, enfin elle poursuivit sa route jusqu’au nombril où elle vint mourir. Ce tableau a perturbé la demoiselle, c’était si sensuel ! Elle se surprit à vouloir sentir ses doigts à la place de cette goutte. « Non mais qu’est-ce qu’il me prend !?»

Pendant le même temps, Albert fut interloqué de voir le tissu mouillé du costume de bain de la baigneuse adhérer étroitement à son corps comme une seconde peau, laissant clairement apercevoir la forme de ses tétons durcis par l’émoi. C’est alors qu’il sentit brusquement tout le sang drainer son cerveau pour affluer vers son bas ventre et il remercia les cieux d’être immergé dans l’eau jusqu’à la taille, sauvant ainsi sa pudeur. Il aimait profondément Candy et naturellement en tant qu’homme mature, il la désirait. Il aurait souhaité être à la place de l’étoffe et pouvoir épouser de ses mains ses seins si appétissants et caresser leur sommet érigé avec ses pouces pendant qu’il prendrait ses lèvres pulpeuses et entrouvertes. Il secoua la tête comme pour s’ébrouer mais ça n’était pas que pour se débarrasser de l’eau qui avait envahi sa chevelure… ; il fallait absolument qu’il chasse cette pensée pour ne pas perdre la tête et être capable de sortir de l’eau en gardant toute sa dignité intacte. C’est alors qu’il songea à une diversion.

– «Le premier arrivé au ponton ! » la défia-t-il.

Trop contente de pouvoir elle aussi détourner son attention, elle se jeta à l’eau en répondant : « D’accord ! »

– « Eh, tricheuse tu es partie avant moi ! » dit-il en riant se lançant à sa poursuite.
– « Rattrape-moi si tu le peux, Albert !» Rétorqua-t-elle en riant également.

Il avait eu peur de perdre la tête. « Je ne peux pas me permettre de faire le premier pas. Je ne sais pas ce qu’elle ressent vraiment pour moi et un geste malheureux pourrait briser sa confiance en moi, notre complicité retrouvée et ainsi perdre son amitié. Je ne le supporterais pas ! »

 

La baignade se termina ainsi dans une ambiance bonne enfant, chacun s’obligeant à penser à autre chose !… Ils retournèrent sur la rive, Candy sortit de l’eau la première, suivie par Albert qui avait devant ses yeux ébahis, l’une des plus belles vues qui lui ait été donnée de savourer : le dos de sa belle, avec sa taille de guêpe, ses hanches épanouies si féminines, ses fesses fermes et rebondies qui ballotaient de droite et de gauche à chacun de ses pas, ses cuisses bien galbées. Tout était une invitation à l’amour, cette femme de vingt ans était en train de le rendre fou, fou d’amour pour elle. Il n’avait pas besoin de cela après la vision précédente. Il voulait détacher son regard de son corps de déesse mais il était comme hypnotisé par cette Vénus sortie des eaux. C’est alors qu’il sentit une partie de son anatomie reprendre vie… encore ! « Qu’est-ce que je vais faire maintenant, me voilà dans de beaux draps !? » Il plaça en réflexe ses mains pour cacher l’évidence de son désir puis il eut une idée et piqua un sprint pour la dépasser et plonger sur sa serviette de bain, à plat ventre. « Ouf, sauvé ! » pensa-t-il. Candy s’allongea dans la même position. Ils se regardèrent, chacun noyé dans la profondeur et l’intensité de leur regard.

– « Je pense que je vais faire un petit somme, je suis épuisée. »
– « Bonne idée mais juste le temps de nous sécher, je ne voudrais pas que tu finisses rouge comme une écrevisse ! » Ajouta Albert en fermant les yeux, il ne voulait plus être soumis à la tentation et se « refroidir » un peu les esprits.

Avant d’en faire autant, Candy ne put s’empêcher d’admirer à nouveau le superbe torse athlétique de son compagnon magnifié par les gouttelettes d’eau qui étaient comme autant de petits diamants qui brillaient au Soleil. Non, manifestement, elle ne pensait plus à lui comme à un frère ou à un ami. Tom était comme son frère et elle ne ressentait absolument pas la même chose envers lui. Archie était son ami et elle n’avait absolument pas les mêmes pensées envers lui non plus. Candy se rendait compte et admettait peu à peu la profondeur de ses sentiments envers Albert. Il lui avait fallu un peu de temps pour assimiler sa nouvelle identité en tant que William Albert Ardlay mais maintenant avec leur complicité retrouvée, les sentiments qu’elle avait inconsciemment enfouis en s’interdisant de l’aimer, commençaient à refaire surface. William laissait peu à peu la place à Albert.

Après leur sieste, ils rentrèrent au manoir. Albert avait deux ou trois affaires à régler dans son bureau et Candy en profita pour aller dire bonjour à Monsieur Whitman, le jardinier, qui était en train de s’occuper de la roseraie d’Anthony. Ils avaient toujours eu d’excellents rapports. Candy avait toujours été très appréciée par tout le personnel, sa gentillesse et son humilité étaient des qualités rares dans la haute société qui dédaignait souvent le personnel. Et, chose encore plus incroyable pour eux, elle n’hésitait jamais à mettre la main à la pâte même pour des tâches les plus ingrates. Elle avait beau être une Ardlay maintenant, elle n’en oubliait pas moins ses origines modestes.

 

A suivre

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Remerciements pour tous vos commentaires passés et futurs, ainsi que tous les lecteurs même silencieux !

 

Notes de l’auteur :
(1) Scène du manga (volume 9)

  1. Bonjour Candy Bert
    Ah ! Votre commentaire ainsi que celui de Ms Puddle m’ont beaucoup amusé
    Oui c’est chaud, chaud bouillant, Lol !
    Pauvre Albert obliger de se réfugier sur sa serviette, cela m’a beaucoup fait rire aussi !

  2. Ahhhhhh~~!! I need something to cool me down! 😛 Poor Albert and Candy… So funny how he had to hide the evidence of his manly desires… You’re making me laugh, Candy Bert! LOL… They were only humans, so when are you going to « free » them? 😉

    • Ha! Ha! Ha! You’re making me laugh too, Ms Puddle! Actually it wasn’t the point but, laugh is a good feeling! 😆
      My story will be romantic but sensual too! Because I can’t imagine a real love story without sensuality! I know I’m a naughty girl! Now you are aware of it! 😉
      To answer your question, I’m not in a hurry! … They will have ups and downs…

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