Chapitre 17 : Projets d’avenir…

Avertissement : L’histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L’histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
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Voici le nouveau long chapitre qui a été difficile à écrire car beaucoup de choses à mettre en place et de sortes d’émotions à décrire, de plus c’est un chapitre charnière car beaucoup d’évènements vont en découler… j’espère qu’il vous plaira !

 

La maison de Pony, vendredi 14 février 1919

Ce matin-là, un coursier venu directement de la ville apporta une magnifique corbeille de roses rouges, un paquet et une enveloppe ; le tout à destination de Candy. Les enfants étaient émerveillés de voir autant de si jolies fleurs, cinq douzaines !

– C’est l’amoureux de Candy ! Taquina le petit Joshua.
– Ah oui et c’est qui d’ailleurs ? Demanda la petite Lucie.
– Je suis sûre que c’est Albert ! Renchérit Elise.
– Je vous ai déjà dit qu’il ne fallait pas dire Albert mais Monsieur Ardley ! Dit Mademoiselle Pony qui vint au secours de Candy.
– Mais il nous a dit qu’on pouvait l’appeler Albert ! Se défendit Lucie, une brunette de neuf ans.
– Peut-être mais Monsieur Ardley est un monsieur important et il n’est pas convenable de l’appeler juste par son prénom. Expliqua Sœur Maria.

Au moins cela avait fait diversion et Candy en profita pour s’éclipser dans sa chambre avec la lettre et le paquet en faisant un clin d’œil à ses deux ainées.

– Candy où vas-tu ? Demanda Joshua qui l’avait remarquée.
– Laissez-là donc un peu tranquille ! Dit Mademoiselle Pony.

Enfin seule dans sa chambre où elle s’était enfermée à clé pour ne pas être dérangée, Candy ouvrit d’abord la lettre car pour elle, les mots de son fiancé était bien plus important que n’importe quel cadeau.

 

Ma Princesse,

Comme tu le savais déjà je ne pourrai malheureusement pas te voir aujourd’hui mais je voulais quand même te faire une surprise pour te rappeler combien je t’aime et à quel point tu me manques. J’ai hâte que nous partagions nos vies afin de pouvoir t’admirer et profiter de ta présence à mes côtés, chaque jour du reste de ma vie ! Je compte les jours jusqu’à notre prochaine rencontre. Et n’oublie pas que tu es tellement plus jolie quand tu souris…
Joyeuse Saint-Valentin mon amour

Ton Petit Bert

 

Candy avait les larmes aux yeux, elle était si émue. Bien qu’en voyage d’affaires de nouveau à Boston pour quelques jours, Albert n’avait pas oublié qu’aujourd’hui c’était la fête des amoureux. Elle sentait sa poitrine se serrer d’émotion. Elle soupira « Oh Albert ! Comme je t’aime et comme tu me manques, toi aussi ! » Dit-elle à voix haute même s’il n’y avait que les murs et le mobilier comme témoins. Les preuves d’amour de cet homme pour elle l’étonnaient un peu plus chaque jour.

Elle repensait aussi à sa dernière visite à Chicago, elle en rougissait encore, cette intimité, cette sensualité qu’elle avait partagées avec lui ; elle en était encore toute chamboulée. D’un côté parce qu’elle avait tellement appréciait toutes ces sensations extraordinaires qu’il lui avait fait ressentir, son cœur palpitait encore rien qu’à la pensée de ses baisers suaves, de ses caresses qui lui brûlaient encore la peau et de ses mots tendres et enflammés qui résonnaient encore à ses oreilles. D’un autre côté, elle avait eu si honte d’elle-même d’avoir agi de façon si audacieuse en ayant initié les caresses et les baisers, et sur … sa peau nue !!! Le souvenir de sa chaleur, de sa douceur, de son odeur… l’enveloppait encore. « Oh Albert, vivement que l’on soit mariés. » Pensait-elle en rougissant. Elle se sentait tellement femme avec lui !

Albert avait su trouver les mots et la rassurer sur son attitude, il lui avait même avoué qu’il avait appréciait. Il ne l’avait jamais jugée d’ailleurs, que ce soit sur ses actes ou sur ses choix. Il l’avait toujours respectée, même Anthony, ce garçon si doux, l’avait giflée une fois alors qu’elle s’était enfuie de chez les Leagan à la suite d’une fausse accusation une fois de plus. Anthony, alors très inquiet de sa disparition s’était fâché après elle et lui avait donné cette gifle. C’était le jour où Albert l’avait sauvée de la noyade en la retrouvant près de la cascade où sa course folle l’avait conduite. Terry aussi, après ce baiser volé lorsque révoltée par son audace elle l’avait giflé, il lui avait payé de retour en la giflant également. Albert, lui, n’avait jamais porté la main sur elle, sauf à lui donner … des caresses. Il avait toujours été compréhensif, patient, tendre, doux mais également très passionné avec elle. Il l’avait toujours soutenue, il avait toujours su l’apaiser, la réconforter. Oui, Albert était sa force, son essence vitale !

Enfin, elle sortit de ses songes et ouvrit le paquet. Un petit carton disait : « Pour accompagner la bague… » Elle découvrit alors un collier, un bracelet et des boucles d’oreilles assortis à la couleur du diamant bleu de sa bague de fiançailles, bien que les pierres étaient cette fois-ci des saphirs bleus et des diamants blancs. La pierre principale du collier était un saphir en forme de cœur dont le contour était orné de petits diamants blancs, la chaine elle-même était faite des mêmes petites pierres (1). Le bracelet était formé d’une alternance de saphirs bleus et de diamants blancs de la même taille et forme que ceux du collier. Enfin les boucles d’oreilles étaient composées d’un saphir bleu en forme de goutte d’eau et juste au-dessus d’un diamant blanc identique aux autres. Toutes les pierres du set étaient serties dans une monture en platine comme sa bague. C’était magnifique ! Candy était ébahie et pensait qu’Albert n’aurait jamais dû dépenser autant d’argent car cela avait dû coûter une petite fortune mais en même temps elle était touchée et même époustouflée de cette attention. Et pourtant, elle aurait préféré sa présence à tous ces joyaux réunis mais elle savait très bien que c’était impossible, avec le retard pris à cause de sa grippe, Albert avait dû mettre les bouchées doubles dans son travail. Quant à elle, elle avait simplement envoyé une jolie carte à Albert pour la Saint-Valentin.

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Boston, Hôtel The Fairmont Copley Plaza, vendredi 14 février 1919

Albert avait attendu d’être seul dans sa chambre allongé dans son lit d’hôtel pour lire tranquillement la carte de Candy qu’il venait de recevoir. Il sentit d’abord son parfum puis déchira délicatement l’enveloppe. Il sortit une jolie carte illustrée avec un cœur et une rose rouge. Il la retourna pour lire le contenu :

 

Mon Petit Bert,

Comme j’aurais voulu pouvoir te le dire en personne et me serrer tout contre toi, mon amour, je te souhaite une très bonne Saint-Valentin. Même si tu es loin de mes yeux, tu es dans mon cœur et dans toutes mes pensées car tu as posé ta main sur mon âme. J’espère que tu prends bien soin de toi et que tu ne t’épuises pas trop au travail, je m’inquiète tellement pour toi. Je me languis de te revoir bientôt, je souhaiterais pouvoir être une magicienne et te faire apparaitre devant moi en un claquement de doigts !
Avec tout mon amour et mon éternelle gratitude  ❤

Ta Princesse

 

Albert afficha un sourire satisfait et serra la carte tout contre son cœur. Il était très ému et se remémora leur dernière rencontre, comment Candy avait pris soin de lui avec tellement d’amour au risque de tomber malade elle-même et le changement d’attitude de sa tante envers elle, tout cela le remplissait d’allégresse et puis aussi… leurs moments d’intimité, cette sensualité qui irradiait entre eux était très prometteuse. Il ne pouvait pas s’empêcher de se souvenir des mains de Candy posées sur sa poitrine, de la caresse de ses lèvres veloutées sur sa peau nue… Il avait failli en perdre la tête et en y repensant seul dans ce grand lit froid, son corps commençait à réagir !

Sa réaction de honte l’avait touché et son innocence l’avait attendri. Comment avait-elle pu s’imaginer une femme légère ? « Ah ! Candy, tu es si exceptionnelle ! Quand je t’ai rencontrée sur ta colline, je n’en avais pas encore conscience mais je t’ai attendue toute ma vie !»

 

Vidéo de  Chio Alhely  : Albert and Candy Valentines Day 
Chanson de Savage Garden – Truly, madly, deeply (*)

 

New York, appartement de Terrence Graham Grandchester, vendredi 14 février 1919

– Terry, tu ne crois pas qu’il est temps que tu reposes un peu !
– Je sais bien mère mais je préfère travailler.
– Tu n’as pas arrêté de travailler depuis le décès de Suzanna, même pas une journée, ce n’est pas raisonnable !
– Au moins tant que je travaille, j’arrête de penser ! Ajouta-t-il tristement.
– Mais ce n’est pas une solution, il faudra bien que tu finisses par affronter tes démons !
– Je sais ce que j’ai à faire ! Répondit-il impétueusement.
– Est-ce que tu vas la revoir ?
– Mais de qui tu parles ?! Terry était agacé et faisait semblant de ne pas comprendre.
– Tu le sais très bien, Terry ! Vas-tu recontacter Candy ?
– Et pour quoi faire ?

Il s’énervait, Terry avait toujours détesté se mettre à nu, pour lui, montrer ses sentiments signifiait être vulnérable. Depuis son enfance, il s’était érigé autour de lui une forteresse de solitude afin de ne pas souffrir. Enlevé à sa mère alors qu’il n’était encore qu’un tout petit enfant pour être projeté dans une famille anglaise aristocratique avec une belle-mère qui le détestait, un père froid et distant et leurs enfants qui l’ignoraient. Bref, il avait grandi dans un monde dépourvu d’amour et de tendresse ce qui l’avait rendu en apparence, cynique, révolté, arrogant et il s’était transformé en une âme tourmentée. Seule Candy avait su trouver la brèche et grignoter peu à peu les remparts qui l’entouraient et atteindre sa sensibilité exacerbée. Elle l’avait même aidé à se réconcilier avec sa mère qui avait eu le tort de le rejeter un matin d’hiver alors qu’il allait rentrer au collège royal de Saint-Paul. Il avait traversé l’océan Atlantique pour chercher l’amour maternel mais Eleanor Baker, célèbre actrice, avait eu peur du scandale si l’on découvrait qu’elle avait eu un fils avec un duc anglais hors mariage. Terry, complétement brisé était reparti en Angleterre par le Mauritania, bateau sur lequel il avait rencontré Candy cette nuit du réveillon du jour de l’an.

– Tu l’aimes toujours n’est-ce pas ? Eleanor le regardait avec tendresse et inquiétude.
– Et quand bien même cela serait vrai, je ne peux pas débarquer dans sa vie, comme ça, après quatre ans et dire, eh oh, bonjour Candy, c’est moi Terry! Maintenant que Suzanna est morte je reviens te chercher ! Et… de toute façon elle a dû refaire sa vie, s’être mariée et peut-être même avoir des enfants ! Je ne sais même pas où elle habite en ce moment !

Terry parlait avec véhémence, en faisant les quatre cents pas dans le salon. Il était torturé car il avait cette sensation qu’il n’avait pas terminé « proprement » son histoire avec Candy, leurs adieux avaient été si soudains, si brefs, si déchirants et forcés. De plus, ce jour de Saint-Valentin, le rendait mélancolique. Se sentant coincé avec Suzanna, il n’avait pas pu avancer d’un point de vue sentimental et reconstruire sa vie avec sa défunte fiancée, cela n’avait pas fonctionné, il avait éprouvé une certaine tendresse pour elle mais il n’avait jamais pu lui offrir son cœur alors il s’était refermé sur son amour du passé, sur Candy. Maintenant que Suzanna était morte, il était déstabilisé car son cœur était maintenant libre d’aimer à nouveau qui il voulait mais il ne l’admettait pas, du moins pas encore. Terry mourrait d’envie de revoir Candy car il l’aimait toujours, tout au moins il s’accrochait à cette belle illusion de son adolescence. Il ne savait plus où il en était, il ne savait pas quoi faire.

– Tu peux au moins essayer de te renseigner sans forcément la contacter directement !

Mademoiselle Baker étais très inquiète de le voir ainsi, elle craignait qu’il ne sombre à nouveau dans la dépression. Elle savait que même si Candy avait refait sa vie, il avait besoin de le savoir pour pouvoir tourner la page et avancer dans la vie car tant qu’il s’accrocherait à cet espoir, que Candy l’aimait toujours, il resterait dans cet état mélancolique comme c’était le cas depuis quatre ans maintenant et elle ne supportait pas de voir son fils souffrir ainsi. Elle-même avait tant souffert lorsque le père de Terry l’avait abandonnée pour épouser une femme plus convenable pour un duc anglais.

– Je ne sais pas si je tiens à le savoir ! Je lui ai fait promettre d’être heureuse alors… si j’apprends… si je découvre… qu’elle en aime un autre… je ne sais pas si je le supporterais… ce serait comme la perdre une deuxième fois !
– Donc tu comptes faire la politique de l’autruche ! Terry, cela va te miner !
– Mère, je n’ai plus envie de parler de cela !

Il était au bord de l’explosion et sa mère le sentit alors elle n’insista pas. Elle choisit une autre approche pour le sortir de là.

– Comme tu veux, dans ce cas pourquoi ne pas faire un break et venir me rejoindre en Californie ? Les studios cherchent un acteur pour jouer le principal rôle masculin dans le nouveau film dans lequel je vais tourner, pourquoi ne pas participer au casting ?
– Tu sais bien qu’il y a une tournée de prévue en Angleterre pour Hamlet.
– Oui mais c’est seulement dans quelques mois et le tournage du film ne nécessitera que quelques semaines. Robert Hathaway te doit bien une pause puisque tu ne t’es jamais arrêté depuis le début des représentations. Tu as bien une doublure comme tous tes collègues, non ?
– Je ne sais pas mère… je vais y réfléchir.

Tout au fond de lui-même Terry avait commencé à entendre raison, il se disait qu’après tout un changement d’air de quelques semaines lui ferait peut-être du bien car cette ville lui rappelait décidemment de bien mauvais souvenirs, mise à part sa brillante carrière qui avait alimenté son énergie et qui avait même été son principal moteur dans la vie. C’est quand même bien ce but qu’il poursuivait quand il a quitté Londres en laissant Candy derrière lui à l’époque ! Même si c’était aussi pour permettre à la jeune-fille de ne pas être renvoyée du collège après qu’ils étaient tombés dans le traquenard de cette peste d’Eliza. Il n’était pas obligé de mettre un océan entre Candy et lui. En quelque sorte, il lui avait déjà dit adieu à ce moment-là afin de poursuivre son rêve, son ambition, être un grand acteur de théâtre.
Maintenant en suivant les conseils de sa mère, en la suivant en Californie, il pourrait peut-être faire d’autres projets d’avenir, qui sait ?

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Chicago, manoir des Ardley, mardi 4 mars 1919
Candy était arrivée la veille au manoir de Chicago en compagnie de son chaperon Madame Ashley Gordon, une veuve d’une quarantaine d’années qui était venue la chercher en voiture à la maison de Pony, amenée par un chauffeur de la famille. Ils avaient ensuite voyagé tous les trois par le train, de Lakewood à Chicago. Candy venait rejoindre Albert qui avait téléphoné pour lui demander de l’accompagner en Floride pour se rendre à l’ouverture de l’hôtel des Leagan.

Maintenant qu’il y avait le téléphone à la clinique, ils s’appelaient régulièrement en plus des courriers. Le Dr Martin très compréhensif et même complice laissait Candy seule dans ces moments-là pour qu’elle puisse parler en toute intimité avec son fiancé. Ils aimaient aussi beaucoup recevoir des courriers, l’attente et le plaisir de voir une lettre arriver qu’ils pouvaient ensuite, relire à volonté, admirer l’écriture de l’autre, toucher le papier que l’être aimé avait tenu entre ses mains, et pour Albert sentir le parfum de Candy qui embaumait les roses ; c’était un lien physique, concret et surtout durable. Mais entendre la voix de l’autre, la douce voix d’Albert, la voix joyeuse de Candy étaient des vibrations éphémères mais bien réelles, l’impression que la personne chère à son cœur est juste à côté. Ces deux liens étaient pour eux leur bouffée d’oxygène, ce qui les aidait à patienter.
Ils se parlaient de leur quotidien, maintenant que Candy travaillait à la clinique, cela lui offrait maintes anecdotes à raconter en plus de ce qui se passait à l’orphelinat. Le passage de l’architecte et les travaux envisagés qui commenceraient dès la semaine suivante avaient pu être débattus et réglés plus facilement grâce au téléphone. Ils discutaient aussi des voyages qu’ils souhaitaient faire ensemble et de leurs projets d’avenir.

Albert avait l’intention d’ouvrir un nouvel orphelinat à Chicago pour accueillir les enfants laissés sans parents qui étaient de plus en plus nombreux, soit à cause de la guerre, soit à cause de l’épidémie de grippe ou autre. Il en voyait tous les jours déambuler dans les rues demandant la charité, certains se mettaient à voler poussés par la faim. Ainsi, il avait besoin des conseils et de l’avis de Candy qui avait elle-même passé son enfance dans un orphelinat, ils étaient de vrais partenaires sur ce projet et cela les rapprochait davantage si cela était encore possible. Albert serait un riche bienfaiteur, un philanthrope, voilà pourquoi il travaillait si dur, non seulement il voulait faire prospérer les affaires pour préserver sa famille et toutes les personnes qui travaillaient pour les entreprises du groupe mais aussi parce qu’il voulait que l’immense richesse sur laquelle il veillait profite aux plus démunis. Lors de ses voyages et au travers de ses rencontres, aussi bien lorsqu’il apparaissait comme un simple vagabond, il avait réalisé que la misère existait partout et que des gens très biens pouvaient en être victime. Un de ses buts était donc de s’investir dans les œuvres caritatives et tout naturellement, il avait commençait par s’occuper des orphelins (2). Il pensait que s’il n’avait pas eu la chance d’être né dans une famille riche, il aurait pu se retrouver à la place de ces pauvres enfants de la rue après avoir perdu ses deux parents.

Candy commençait aussi à envisager son propre avenir en tant que future madame Ardley et elle en discutait librement avec Albert qui serait un époux moderne et libéral dans ses idées, Candy pourrait continuer sa vie professionnelle comme elle l’entendrait, ce qui était une attitude résolument avant-gardiste. Alors, elle pensait travailler de façon bénévole en tant qu’infirmière à Chicago dans les orphelinats et les cliniques pour les plus démunis (2) pour être près de son mari et pouvoir l’accompagner lors de ses longs voyages et aussi s’occuper de leurs futurs enfants. Leur amour se reposait sur des bases solides avec des valeurs et des principes fondamentaux partagés. Ils avaient non seulement une véritable communion des cœurs mais aussi de l’esprit et de l’âme. Ensemble, ils se sentaient complets et bientôt accomplis.

Après avoir craint et connu les inconvénients de faire partie de cette grande famille puissante, avec la maturité Candy en entrevoyait maintenant les avantages ; avec son futur mari, elle allait pouvoir soulager la souffrance autour d’elle. Depuis toute petite c’est ce qu’elle avait fait avec sa gentillesse, sa compassion, son dévouement et bientôt elle pourrait en faire bien plus grâce à Albert. Elle allait pouvoir s’épanouir pleinement sur tous les plans. Elle n’allait pas seulement pouvoir construire sa propre famille avec son Prince, cela allait bien au-delà de ce qu’elle avait pu rêver lorsqu’elle était une toute jeune-fille. Albert et elle étaient vraiment faits l’un pour l’autre.
Bref, ils étaient intarissables tant ils avaient de projets d’avenir ensemble.

 

 

 

Enfin, ils pouvaient se revoir même si cette fois ils allaient être chaperonnés pour ce voyage. La réputation de Candy devait être préservée, là-dessus la tante Elroy avait été intraitable, incapable de les accompagner elle-même pour un si long périple à cause de son état de santé, elle faisait actuellement une crise d’hypertension. Candy n’était pas très enchantée à l’idée de revoir les Leagan mais pour être avec son cher et tendre durant quelques jours, elle se disait que cela valait bien un petit sacrifice et puis elle se sentait en sécurité, comme toujours, avec Albert à ses côtés.

Elle fût accueillie cordialement par madame Elroy, ce qui était nouveau pour elle. Elle s’enquit d’abord de sa santé car Albert lui avait signalé son état actuel. Candy lui proposa même de s’occuper d’elle quitte à ne pas aller à Miami. La tante fût étonnée et très touchée de cette proposition. Candy aurait renoncé à un si beau voyage et en compagnie de son cher William uniquement pour prendre soin d’une vieille dame, qui de plus avait eu pour habitude de la traiter si injustement ! Décidemment elle avait bien mal jugé Candy ! Elle appréciait de plus en plus la jeune-fille qui, à ses yeux, avait un comportement plus mature, plus responsable, l’allure plus d’une vraie femme que d’une gamine maintenant, bref quelqu’un de convenable. Il restait tout de même à la préparer dans ses futures responsabilités mais pour l’instant elle déclina son offre généreuse et elle autorisa Candy à aller rejoindre Albert qui travaillait dans son bureau avec Georges.

Pendant ce temps-là dans le bureau, Georges était en train de parler des résultats qu’il venait de recevoir d’un rapport concernant une des deux enquêtes qu’Albert avait demandées d’entreprendre il y a déjà plus d’un an, lorsqu’il avait retrouvé sa mémoire et avait pris ses fonctions à la tête de la famille.

– William, je viens de recevoir de bonnes nouvelles concernant une des deux enquêtes que vous aviez demandées.
– C’est vrai, celle concernant Alistair ? Albert plein d’espoir, été piqué d’un vif intérêt car avec le retour progressif des prisonniers de guerre, il avait fait intensifier les recherches concernant son neveu, même s’il savait qu’il y avait peu de chances de le retrouver vivant, il ne voulait négliger aucune piste.
– Malheureusement non ! Concernant votre neveu, il n’y a toujours rien pour le moment. Par contre, l’autre enquête a enfin donné une piste qui remonte en Ecosse, incroyable non ?
– Georges, tu es sérieux ? Albert avait haussé les sourcils d’étonnement.
Juste à cet instant Candy frappa à la porte interrompant les deux hommes dans leur discussion. La voix d’Albert lui dit d’entrer.
– Bonjour Albert, bonjour Georges ! Dit-elle joyeusement.
– Bonjour Mademoiselle Candice !
– Bonjour Candy !
– Je vais aller m’occuper de ce dossier si vous êtes d’accord monsieur William ! Dit Georges avec des yeux brillants et complices en regardant Albert.- – – Oui, bien sûr, merci Georges, nous en reparlerons plus tard ! Répondit Albert avec un regard plein de gratitude.

Georges était vraiment la perle rare. Non seulement il était compétent, efficace, fidèle et loyal à toute épreuve mais il était aussi discret, compréhensif et subtil, il savait anticiper les besoins de son cher William. Ainsi, il s’éclipsa laissant nos deux amoureux seuls pour se saluer plus intimement. Un mois qu’ils ne s’étaient pas vus alors ils ne se sont pas fait prier en s’étreignant longuement et étroitement bénissant Georges de leur avoir donné cette opportunité. Ils savaient qu’ensuite ils seraient chaperonnés et c’était frustrant après ces moments d’intense intimité qu’ils avaient partagés. En même temps Albert se disait que ce serait un excellent garde-fou car cela lui devenait de plus en plus difficile de se restreindre, dès que Candy était à sa proximité, il n’avait qu’une envie la tenir serrée dans ses bras et la couvrir de baisers et de caresses.

Tôt le lendemain, Candy, Albert, Madame Gordon et Georges se mirent en route pour ce long périple en train. Archibald avait décliné l’invitation prétextant ses études. L’épidémie de grippe touchait maintenant à sa fin mais pour ne prendre aucun risque, Albert avait fait réserver deux compartiments privés contigus, un pour les deux dames et un autre pour Georges et lui. Le voyage dura au total environ 48h (3) avec une correspondance à New York, escale qui dura moins de deux heures. Ils auraient pu passer une nuit dans la mégapole pour se reposer un peu mais l’agenda d’Albert était trop serré pour se le permettre. Ce fût l’occasion pour Candy de faire un peu mieux connaissance de son chaperon. Ashley Gordon était encore une belle femme pour ses quarante ans. Il y a quatre ans, elle avait perdu son mari frappé par une pneumonie. Il avait travaillait dans le département juridique pour les entreprises Ardley. Ils avaient eu deux enfants, une fille de vingt et un ans qui était maintenant mariée. Et un fils de dix-neuf ans qui faisait ses études de droit à Chicago.

– Vous me rappelez tellement ma fille mademoiselle Candice. Vous avez le même âge et elle a de longs cheveux blonds bouclés comme les vôtres. Elle me manque tellement vous savez.
– Elle ne vit pas près de vous ?
– Non, elle est partie vivre avec son mari en Californie depuis un an maintenant et je n’ai pas encore eu l’occasion de la revoir.
– Oh ! J’imagine qu’elle doit effectivement vous manquez beaucoup.
– Oui, je me sens seule depuis son départ surtout que mon fils est très occupé par ses études, il a l’ambition de devenir un grand avocat vous savez. (On sentait la fierté maternelle dans ses propos) C’est pour cela que j’ai choisi de devenir chaperon, ça me permet de l’aider à financer ses études tout en me permettant de me sentir moins seule, surtout en compagnie d’une si charmante jeune-fille que vous car elles ne le sont pas toutes vous savez.
– Ah bon !?
– Oh que oui, j’ai même connues de sacrées pestes ou des capricieuses trop gâtées mais vous, je dois dire que je vous aime bien vous savez. Vous êtes la plus charmante que j’ai chaperonnée.
– Oh ! Merci, c’est gentil. Candy rougissait du compliment.

Madame Gordon était très loquace et avait la manie de terminer presque toutes ses phrases par « vous savez » mais Candy ressentait une certaine affinité avec cette maman très soucieuse de ses enfants. Elle s’imaginait que sa propre mère aurait pu être comme elle et se demanda une fois de plus pourquoi elle avait bien pu être abandonnée. D’un autre côté c’est ce qui lui a permis de rencontrer son cher Prince ! Ainsi elle se disait qu’il devait y avoir une raison à toute chose.

Albert et Georges mettaient à profit le voyage pour travailler et avancer les dossiers en cours. Les quatre voyageurs se retrouvaient principalement au wagon restaurent pour les repas et les collations et parfois quelques minutes dans le couloir pour se dégourdir les jambes mais notre couple de blonds ne pouvait pas se retrouver seul et c’était frustrant.

Enfin, ils arrivèrent à Miami en fin de matinée, il y faisait considérablement plus chaud qu’à Chicago mais ils avaient prévu les vêtements en conséquence donc ils se rendirent directement à leur hôtel pour prendre un bon bain et changer de tenue. Albert avait préféré décliner l’offre d’hébergement des Leagan dans leur propre hôtel et il avait fait réserver des chambres dans un autre établissement. Il pensait ainsi éloigner Candy au maximum de Neal et Eliza, il savait qu’elle se sentirait plus à l’aise et elle avait parfaitement deviné ses intentions.
Ils se retrouvèrent tous pour le déjeuner puis dans l’après-midi ils se reposèrent avant de se préparer pour la grande soirée.
Enfin ils arrivèrent au grand hôtel de luxe situé le long du célèbre Ocean Drive, dans le quartier de SoBe (South Beach). Les Leagan étaient fiers de ce bijou de faste et de luxe avec son architecture Art Déco caractérisée par des fenêtres hublots et des décors géométriques. On y trouvait les dernières avancées technologiques, électricité, téléphone, eau chaude et froide disponibles dans toutes les chambres et même des réfrigérateurs (4)!

L’architecture intérieure était riche avec des tapisseries, des vitraux, de la céramique, de l’orfèvrerie, des peintures et des sculptures ornementales. Des motifs typiques ornaient chaque élément comme des corbeilles et des guirlandes de fleurs et de fruits ou des représentations solaires avec ses rayons. Les pièces d’ébénisterie étaient marquetées avec une composition de bois clairs tels que le citronnier contrastant avec des bois foncés comme l’acajou ou l’amarante ainsi que des incrustations de plaquettes en ivoire, de nacre ou de métal. Tous les motifs se répétaient avec une constance qui contribuait, certes, à l’unité du style, mais qui finissait aussi par rendre l’intérieur étouffant.

Dans les pièces d’accueil il y avait, des sièges d’inspiration Directoire, des fauteuils confortables, capitonnés, style fauteuil club aux formes profondes dont le bois peu apparent était recouvert presque entièrement par un revêtement en cuir de couleur foncée. On trouvait aussi des cosy-corner, création de l’époque qui était une sorte de divan d’angle, encastré dans une boiserie avec diverses étagères. Les commodes et les meubles d’appui avaient une façade galbée, voire ventrue et les tables étaient de différentes tailles et formes, rondes, ovales ou rectangulaires avec les angles cassés.
Dans les chambres, les coiffeuses pour les dames et les bureaux pour les messieurs étaient particulièrement raffinés. Le reste du mobilier affichait une décoration soignée et luxueuse.

Candy entra dans la salle de réception au bras d’Albert, ils étaient suivis de madame Gordon que Georges escortait. Dès qu’ils arrivèrent de nombreuses personnes les observèrent, tous connaissaient le magnat de l’empire Ardley. Pour ceux qui n’avaient jamais rencontré Albert en personne, de nombreuses photos de lui avaient déjà été publiées dans la presse au moment de sa présentation mais aussi à l’occasion de divers évènements mondains comme des galas de charité, des fusions d’entreprises, etc. De plus, il était l’un des célibataires les plus en vue pour les familles ayant une fille d’âge nubile. Un article de journal à la recherche de potins croustillants avait même ouvertement posé la question, « Pourquoi le chef d’une des plus puissantes familles d’Amérique était encore célibataire à son âge ? » Un autre disait encore, « Qui est vraiment le mystérieux William Albert Ardley ? » Albert n’avait jamais porté attention à ce genre de presse mais cela n’était pas le cas de certaines personnes présentes dans cette pièce qui aimaient les potins. On pouvait entendre certains commentaires tels que, « Il est encore plus beau que sur les photos, quelle élégance ! », « qui est la belle jeune-fille qui l’accompagne ? »…

Albert était effectivement très attrayant dans son smoking trois pièces noir en queue de pie, une chemise blanche à col cassé, un nœud papillon bleu saphir avec la pochette en soie assortie, en entrant il avait ôté son chapeau haut de forme et ses gants blancs pour les confier au majordome.

Neal était fasciné par la beauté de Candy qui avait choisi de porter la robe dorée de Jeanne Lanvin qu’Albert lui avait offerte lors de sa demande en mariage, en plus, elle avait enfilé une longue paire de gants en soie blanche et elle avait mis sur ses épaules une étole dans le même tissu. Aidée d’une femme de chambre elle avait discipliné ses belles boucles dorées en une cascade qui retombait dans son dos mais retenue par un catogan. Elle avait l’air d’un petit Soleil, en un mot elle était éblouissante et cette couleur dorée de sa robe et de ses cheveux faisait ressortir ses beaux yeux verts comme deux émeraudes posées au milieu d’un écrin d’or. Elle portait la magnifique parure en saphirs et diamants qu’elle avait reçue pour la Saint-Valentin mais pas la bague de fiançailles car leur engagement n’était pas encore officiel et ils voulaient éviter les polémiques à ce sujet pour le moment.
Neal voulait Candy plus que jamais et ressentait une vive jalousie envers son oncle même s’il ne le montra pas. Eliza était jalouse également mais pas pour les mêmes raisons, la beauté de Candy était visiblement très remarquée par la gente masculine et elle lui avait volé la vedette en quelque sorte. Comment une vulgaire orpheline, ancienne fille d’écurie pouvait ainsi venir ici parmi la haute société et attirer les regards, même Fergus qui était son cavalier posa les yeux sur elle avec admiration et cela la mettait en rage.

Puis ce fût l’heure du discours inaugural, monsieur Leagan qui invita le maire de la ville puis Albert à prendre la parole. Candy admirait Albert qui par son charisme naturel, sa belle et douce voix, une pointe d’humour subtil, captivait l’attention de son auditoire. Ensuite le toast, les remerciements, les interviews des journalistes, le repas et le bal inauguré par Albert qui invita l’épouse du maire puis Sarah Leagan selon le protocole. Candy avait été invitée par le fils du maire, un jeune homme très courtois, Neal en mourrait d’envie mais ses parents lui avait strictement interdit de le faire. Eliza dansait avec Fergus et Georges invita madame Gordon qui était aux anges car cela ne lui était pas arrivé depuis qu’elle était veuve et elle appréciait l’élégance et la discrétion du brun.

Ensuite Albert avait choisi Candy bien que de nombreuses prétendantes s’étaient mises sur les rangs. Ils s’élancèrent sur la piste avec bonheur, Candy pouvait enfin danser en public pour la première fois avec son Prince, elle n’avait jamais réussi qu’en privé jusqu’à présent. Ils avaient fait quelques tours sur une valse viennoise puis Albert avait commençait instinctivement et inconsciemment à resserrer de plus en plus Candy contre lui. Il la sentait se mouvoir contre lui, sa propre jambe s’emboitant régulièrement entre les deux siennes. L’une de ses mains était posée sur son dos, elle était recouverte par la cascade de ses boucles soyeuses. A chaque mouvement, il les sentait lui caresser la main, il ne put s’empêcher de mouvoir légèrement ses doigts qui étaient ainsi cachés contre sa peau dénudée à cet endroit, juste à la limite de l’étoffe de sa robe. Il sentit Candy frissonner à son contact. Comme il aimait cette proximité en apparence innocente que personne ne pouvait deviner mais en réalité son sang bouillonnait dans ses veines, de la sentir ainsi vibrer dans ses bras. Elle était en même temps si proche mais aussi inaccessible en cet instant. Candy de son côté était aux anges, elle était dans les bras de son Petit Bert, son cœur battait la chamade, elle sentait son souffle chaud peut-être un peu rapide dans son oreille et sur son cou et puis surtout il y avait sa main dans son dos qui lui titillait les sens. Elle aimait sentir sa main toucher la peau nue de son dos, c’était divin. Puis leur regards se croisèrent, Candy sentit des frissons alors la parcourir toute entière, elle se perdait dans le ciel de ses yeux bleus qui exprimaient une telle profondeur d’émotion et de sentiments, elle pouvait parfaitement y lire l’amour mais aussi ses luttes intérieures quand il a abaissé son regard sur ses belles lèvres pulpeuses. Candy regarda également les siennes comme un fruit défendu. Se sentir ainsi et ne pouvoir échanger un seul baiser les mettait à rude épreuve. Ils se rapprochaient inconsciemment mais dangereusement ce qui n’échappa pas à certains yeux. Soudain Candy la bouche complétement desséchée s’humecta les lèvres et Albert complétement chamboulée par son action s’obligea à détourner les yeux en inspirant profondément pour garder la maitrise de soi et ne pas prendre possession de sa bouche avec la sienne sur le champ. Il pensait en se moquant de lui-même : « Tongo, calme-toi! » Il reprit alors ses esprits mais il était trop tard pour certaines personnes qui avaient parfaitement vu et senti l’alchimie qui existait entre eux, notamment certains journalistes qui étaient présents l’avaient remarquée. Pourtant ils n’avaient montré aucune attitude inappropriée, le mouvement de sa main sur son dos avait été absolument invisible aux autres.

Georges toujours aussi perspicace avait tout vu et tout compris. A la fin de la danse le moment de la photo souvenir pour les archives était venu. Georges vint discrètement parler à Albert pour lui expliquer brièvement la situation. Parfaitement conscient des enjeux, Albert et Candy décidèrent de ne pas poser ensemble côte à côte pour la photo (5), il était inutile de donner davantage de choses en pâturage aux journalistes. Ainsi Candy resterait non loin de Georges et aux côtés de Stewart l’ancien chauffeur des Leagan et Mary une de leurs femmes de chambre que Candy avait bien connue et bien appréciée lorsqu’elle avait habité chez eux. Elle avait d’ailleurs été très contente de les retrouver tous les deux pour reparler de cette époque et de certaines anecdotes.

En plus des journalistes naturellement à l’affût de tout, les Leagan les épiaient particulièrement ainsi que certains membres de la famille qui n’appréciaient pas du tout cette proximité affichée entre Albert et sa fille adoptive. Après le scandale des fiançailles annulées avec Neal, c’en était trop et les messes basses allaient bon train.

Le reste de la soirée se déroula sans incident, Albert et Candy avaient décidé de ne plus danser ensemble mais ce qu’ils ne savaient pas encore c’est qu’il était trop tard !

ooo

Le lendemain les quatre voyageurs devaient se retrouver pour le petit déjeuner. Georges était parti envoyer un télégramme pour les affaires de la compagnie Ardley mais il fût attiré par le kiosque à journaux près de la réception de l’hôtel et ce qu’il vit l’interpela. Il acheta un exemplaire avant de remonter vers la chambre de William pour l’informer du contenu de la première page.

– William, vous avez vu la première page des journaux ce matin ?
– Non pourquoi ?

Albert connaissait bien son ami et il sentait que quelque chose de grave se tramait. Il saisit le quotidien que Georges lui tendit et il se rassit aussitôt de surprise et commença à lire attentivement en sentant la colère monter progressivement.

– Nooooon, ils n’ont pas osé et comment ont-ils su tout ça ?! Dit-il en tapant du poing sur le bureau.
Sur la première page, il y avait une photo de Candy et lui en train de danser alors qu’ils se regardaient dans les yeux tendrement. Rien d’autre dans la photo de scandaleux mais le titre disait :

  « Le magnat de l’empire Ardley serait-il tombé amoureux de sa fille adoptive ? »

Et l’article expliquait dans des propos péjoratifs que Candy et lui avaient vécu plus de deux ans sous le même toit dans un appartement minuscule alors qu’il était amnésique. Ils rappelèrent aussi qu’Albert était intervenu pour annuler les fiançailles de Candy et Neal et que maintenant on savait pourquoi… etc.

– Vous savez bien que les journalistes ont des informateurs un peu partout ! Dit tristement Georges.
– Qu’ils me salissent, cela m’est bien égal mais pas Candy ! Non pas elle, elle a déjà suffisamment souffert comme ça ! Ah ! Je n’aurais jamais dû l’emmener avec nous ! J’aurais dû attendre que l’on soit marié pour m’accompagner dans les soirées mondaines !
– William, cela n’aurait pas changé grand-chose, ils auraient quand même inventé toutes ces insanités.
– Peut-être mais l’impact aurait été moins grave, maintenant on risque de penser que je l’épouse pour sauver sa réputation et non par amour !
– Effectivement mais l’important n’est-il pas que mademoiselle Candice sache la vérité ainsi que vos proches ?

– Ah ! Georges pour l’instant je ne sais quoi penser !

Albert était bouleversé et révolté, il ne supportait pas que l’on puisse atteindre ainsi à la réputation de sa Princesse et la blesser.

– Qu’est-ce qu’on va faire maintenant car j’imagine que les journalistes vont être à l’affût… vite il faut rejoindre Candy et la prévenir !

Albert venait de réaliser qu’ils risquaient d’être attendus et il se précipita à la chambre de Candy mais apparemment elle était déjà descendue, il rejoignit le rez-de-chaussée pour aller à la salle à manger mais là, dans la réception Candy était assaillie par un journaliste qui s’était infiltré incognito et la bombardait de questions indiscrètes voire ignobles. Aussitôt, Albert intervint en lui disant :

– Nous n’avons aucun commentaire pour le moment, merci de cesser de nous importuner !

Ses poings le démangeaient mais il savait très bien que cela n’arrangerait rien, bien au contraire. Il conserva donc son flegme habituel mais cela lui a coûté. A ce moment-là le groom de l’hôtel est venu à leur rescousse pour refouler l’importun à l’extérieur.

– Viens Candy il faut que nous discutions !

Candy et madame Gordon qui n’avaient pas vu l’article scandaleux étaient complétement abasourdies et ne comprenaient pas ce qu’il se passait. Ils remontèrent tous vers l’étage de leurs chambres. Et en faisant bien attention de n’être vus par personne, ils entrèrent tous dans la suite d’Albert, puis se dirigeant vers le bureau, Albert demanda :

– Madame Gordon, veuillez nous excuser s’il vous plait mais Candy, Georges et moi devons discuter d’une affaire importante et très privée mais vous pouvez nous attendre dans le salon.
– Oh ! Bien sûr monsieur Ardley !
– Je vous remercie.

Madame Gordon voyait bien qu’il s’agissait d’une réunion de crise et qu’elle pouvait s’éclipser en direction du salon tandis que le couple suivi de Georges entrèrent dans le bureau.

– Mais qu’est-ce qu’il se passe Albert ? Ce journaliste a dit tellement d’horreurs sur nous !

Candy était bouleversée et avait les larmes aux yeux car elle n’avait pas l’habitude d’être exposée ainsi !
Albert lui demanda de s’asseoir et il prit le journal qui était posé sur le bureau pour lui tendre en la regardant tristement. Candy haussa les sourcils de surprise en voyant d’abord la photo et en lisant le gros titre puis l’article. Elle était bouche bée, ses mains tremblaient, elle sentait sa gorge se serrer et son cœur palpiter au fur et à mesure de la lecture. Enfin les larmes lui troublaient la vision si bien qu’elle pût à peine finir les dernières lignes.

– Oh mon Dieu mais qu’est-ce qu’ils ont inventé ?! Que l’on vivait dans le pécher et ces mots… je… je ne… peux pas… y croire ! Dit-elle en hoquetant entre deux sanglots puis elle éclata en larmes.

Albert la prit dans ses bras pour la réconforter. En effet des mots forts tels que « luxure » et « maitresse » avaient été employés. Comment pouvait-on salir des personnes ainsi ? Comment pouvait-on salir une relation aussi pure, belle et exceptionnelle que la leur ? Et surtout qui avait donné certains renseignements ? Ce n’était pas les Leagan qui se seraient tiré une balle dans le pied en agissant ainsi. Alors qui avait intérêt à cela ? A salir la réputation de Candy et d’Albert !

– Ne t’en fais pas dans quelques temps, quand ils auront trouvé un autre chat à fouetter ils auront tout oublié.
– Mais Albert et ta réputation, tu es un homme connu et important cela peut te faire beaucoup de tort !
Candy se remit à pleurer de plus belle. Albert et Georges n’en revenaient pas, elle ne pensait même pas à sa propre réputation ! Elle s’inquiétait uniquement de celle d’Albert. Pendant que Candy pleurait sur l’épaule d’Albert les deux hommes échangèrent un regard plein d’étonnement.
– Si tu savais à quel point je m’en moque ! Lui répondit-il en lui caressant tendrement les cheveux.
– Alors nous traverserons ça ensemble !
– Par contre il va falloir abréger notre séjour ici et repartir dès ce soir par le train de nuit, Georges peux-tu t’occuper de changer les réservations s’il y a encore de la place ?
– Bien sûr monsieur William tout de suite.

Georges sortit du bureau laissant notre couple de blonds seul.

– Albert, comment ont-ils osé, comment peut-on écrire des mensonges pareils !?
– Pour faire de la vente et donc du chiffre. Tu sais quand de l’argent est en jeu, malheureusement certaines personnes sont sans scrupules.
– Mais et notre projet de mariage ?
– Ne t’inquiète pas mon amour, on se mariera quoiqu’il en soit, si bien sûr tu es toujours d’accord, je peux te le promettre !
– Bien sûr que je le veux toujours !

Ils échangèrent un doux baiser pour sceller leur engagement dans leurs projets d’avenir mais il fallait retrouver madame Gordon au plus vite, inutile d’ajouter à la polémique, ils devaient se montrer irréprochables.

ooo

A peu près au même moment dans l’hôtel des Leagan se tenait également une réunion de crise. L’ouverture de leur hôtel était presque passée sous silence à cause du scandale qui avait fait la une et la haine envers Candy avait atteint un point culminant, surtout pour Eliza qui voyait ses projets de mariage avec Fergus réduits probablement en cendres. Son frère la rassura :

– Ne t’inquiète pas Eliza je m’occupe de ce problème et s’il le faut je me rendrai moi-même à Chicago en prétextant une visite à grand-mère Elroy pour résoudre la question.
– Mais que vas-tu faire exactement ?
– Faire renoncer Candy à épouser l’oncle William ainsi même si Fergus renonce à t’épouser, le prochain sera le bon, leur relation scandaleuse ne pourra plus te nuire puisqu‘elle n’existera plus !
– Et comment comptes-tu y arriver ?
– J’ai ma petite idée mais d’abord il faut que je recontacte un des sbires de Dion O’Banion qui me doit une grosse dette de jeu. Eh bien, disons que je compte me faire rembourser autrement que par de l’argent…

La sœur et le frère se mirent à ricaner méchamment.

ooo

La maison de Pony et Chicago, vendredi 14 mars 1919

Candy était de retour à l’orphelinat depuis quelques jours, les travaux de réfection et d’agrandissement de la maison avait commencé mais elle était d’humeur maussade après cet article calomnieux de plus ce matin-là elle reçut une lettre alarmante d’Annie. Elle lui annonçait que le conseil des anciens de la famille Ardley s’opposait à son mariage avec Archie.

En effet, la famille Brighton qui avait adopté Annie à l’âge de six ans, avait fait de mauvais placements compromettant leur prospérité. Ainsi, certains membres avaient laissé sous-entendre qu’Annie était plus intéressée par la fortune des Ardley que par Archie lui-même et que c’était pour cela qu’elle voulait l’épouser. Annie était désespérée.

Candy posa la lettre sur son bureau en pensant : « Mon Dieu ! Non ce n’est pas possible ! Comment ils ont osé dire une chose pareille, ils ne connaissent pas Annie, elle qui est amoureuse d’Archie depuis si longtemps ! Pourquoi le sort s’acharne-t-il et contre Annie et Archie, cette fois ! » Elle ne comprendrait jamais les subtilités et les rouages des familles riches et le système des dots (6). Que faire pour aider deux de ses amis les plus chers ?
Candy décida d’en parler d’abord à Albert qui était actuellement à Chicago, après tout c’était le chef de famille. Elle lui écrivit donc sans plus tarder.

Quand il reçut la lettre il fût inquiet car il sentit que s’il y avait déjà de la résistance au mariage d’Annie et d’Archie alors qu’en serait-il quand il annoncera son intention d’épouser Candy, surtout après l’article ? Cela ne présageait rien de bon, il avait beau être le chef du clan, la partie allait être difficile et orageuse car il craignait d’être obligé d’imposer sa volonté mais s’il le fallait il n’hésiterait pas pour l’amour de Candy. Il décida d’en parler à sa tante qui siégeait encore au conseil des anciens. Mais en attendant que faire pour aider Annie et Archie pour convaincre la famille plutôt que d’imposer. Albert était avant tout un homme de négociation et de consensus, il avait toujours préféré la voix du dialogue et de la diplomatie à l’autoritarisme.

Si les Brighton amélioraient leur situation économique, cela ne pourrait qu’aider. C’est alors qu’il eut une idée, il était sur le point de signer le contrat d’une très bonne affaire dans l’exploitation pétrolière au Texas qui pourrait rapporter beaucoup d’argent et il se dit qu’il allait en parler à monsieur Brighton afin de créer un partenariat avec lui dans cette affaire. Il pourrait lui prêter de l’argent pour qu’il puisse investir avec lui dans ce projet. Argent que monsieur Brighton rendrait avec un intérêt une fois que l’affaire commencerait à être rentable, ainsi tout le monde serait gagnant et le clan des anciens ne pourrait pas s’y opposer. Si cela ne tenait qu’à lui, Albert n’aurait même pas demandé d’intérêts au futur beau-père de son neveu mais il savait qu’il ne pourrait pas argumenter avec les requins de la famille et puis il voulait que la dignité de monsieur Brighton soit épargnée, il n’accepterait probablement pas sinon. « Oui, il faut que je contacte monsieur Brighton dès que possible, il en va aussi de l’avenir de ces deux jeunes ! »
Voilà encore une attitude noble de William Albert Ardley mais aura-t-elle l’effet escompté car il faudra plusieurs semaines pour que le projet soit concrétisé et même quelques mois pour pouvoir espérer le début du renversement de la situation financière des Brighton ?

Entre temps Candy avait aussi plaidé la cause d’Annie auprès de la tante Elroy en lui écrivant une lettre (7). Elle savait que la vieille dame avait encore de l’influence sur la famille, il n’y a pas si longtemps c’était elle qui jouait le rôle de chef de clan.

Ce qu’ignoraient Candy et Albert était que cette opposition au mariage d’Annie et d’Archie était le résultat de la manipulation des Leagan qui avaient écrit aux principaux membres de la famille, ils en avaient même rencontrés deux dont Lachlan Mac Doherty pour faire avorter le projet de mariage entre Annie et Archie.

 

Lundi 17 mars 1919

Il y avait environ une demi-heure de marche sur une route isolée pour se rendre de l’orphelinat à la clinique et Candy était en route pour retrouver le Dr Martin quand elle fût accostée par deux individus à l’allure très douteuse et inquiétante. L’un deux prit la parole.
– Eh la petite demoiselle, c’est bien vous Candice White Ardley ?

 

A suivre…

ooo

Quelle est cette mystérieuse enquête que mène Albert depuis maintenant plus d’un an ?
Les deux mariages aboutiront-ils ?
Qui cherche à nuire à la réputation de Candy et Albert ?
Quels sont ces deux individus qui ont abordé Candy ?


 

Tous mes remerciements pour tous vos gentils commentaires et votre fidélité Antlay, Vera Garcia et Ms Puddle, ainsi que toutes celles qui me les envoient par mail et qui se reconnaitront, notamment FT qui a lu mon histoire déjà 4 fois !!! 😉

Merci également à tous les lecteurs d’avoir pris le temps de la lecture de mon histoire jusqu’ici, même s’ils restent silencieux mais je serais tellement contente de vous entendre ne serait-ce qu’une fois un jour !

❤❤❤

Et si vous trouvez des erreurs de typographie, n’hésitez pas à me les signaler !


Notes :

(1) Collier inspiré de celui de Rose dans Titanic, n’est-ce pas Ms Puddle ? 😉
(2) Pures hypothèses de ma part mais qui semblent plausibles connaissant le caractère des deux.
(3) Temps de trajet estimatif. Merci à Ms Puddle dont j’ai utilisé les renseignements de sa superbe histoire sur ce trajet, à consulter ici pour de plus amples détails.
(4) L’invention du réfrigérateur date de 1851 par James Harrison mais le premier réfrigérateur domestique fonctionnel a été fabriqué à Chicago en 1913. L’Américain Nathaniel Wales conçut un appareil qui fut largement commercialisé, sous la marque Kelvinator, à partir de 1918. La marque Frigidaire fit son apparition en 1919, donc quand on parle du « frigidaire » dans notre langage courant (en tout cas en France), il s’agit en fait d’une marque, on devrait dire réfrigérateur !
Source : http://eurekaweb.fr/wp/refrigerateur-1913/
(5) L’ouverture de cet hôtel est un fait que j’ai emprunté à l’histoire finale (CCFS) ainsi que cette photo qui est présente dans la boite à bijoux damasquinée de Candy. Par contre le fait que Candy n’était pas à côté d’Albert n’est que ma pure imagination de même que le déroulement de cette soirée et l’article scandaleux.
(6) La dot constituée de biens (financiers ou patrimoniaux) apportés par la famille de la mariée pour le futur ménage, était une pratique courante encore au début du XXème siècle dans les familles riches surtout dans les pays anglo-saxons.
(7) Lettre que l’on retrouve dans CCFS, Annie et Archie avaient effectivement rencontré une opposition de la part de la famille Ardley pour se marier et Candy avait écrit à Mme Elroy pour plaider leur cause. L’affaire proposée par Albert à monsieur Brighton n’est que ma pure imagination.

(*)Paroles et traduction de «Truly Madly Deeply»
Truly, Madly, Deeply (Vraiment, Follement, Profondément)

I’ll be your dream
Je serai ton rêve
I’ll be your wish
Je serai ton souhait
I’ll be your fantasy
Je serai ton rêve
I’ll be your hope
Je serai ton espoir
I’ll be your love
Je serai ton amour
Be everything that you need
Etre tout ce dont tu as besoin
I’ll love you more with every breath
Je t’aimerai davantage à chaque respiration
Truly, madly, deeply do
Vraiment, follement, profondément
I will be strong
Je serai fort
I will be faithful
Je serai fidèle
‘Cause I’m counting on
Car je compte sur
A new beginning
Un nouveau départ
A reason for living
Une raison de vivre
A deeper meaning, yeah
Un sens plus profond, ouais

[Chorus]
[Refrain]

I want to stand with you on a mountain
Je veux être avec toi sur une montagne
I want to bath with you in the sea
Je veux me baigner avec toi dans la mer
I want to lay like this forever
Je veux rester ainsi à jamais
Until the sky falls down on me
Jusqu’à ce que le ciel me tombe sur la tête

And when the stars are shining brightly in the velvet sky
Et quand les étoiles brilleront avec éclat dans le ciel de velours
I’ll make a wish send it to heaven
Je ferai un vœu et je l’enverrai au paradis
Then make you want to cry
Et alors cela te donnera envie de pleurer
The tears of joy for all the pleasure in the certainty
Les larmes de joie pour tout le plaisir dans la certitude
That we’re surrounded by the comfort and protection of
Que nous sommes entourés du confort et de la protection des

The highest powers
Plus hautes puissances
In lonely hours
Dans les moments solitaires
The tears devour you
Les larmes te dévorent

[Chorus]
[Refrain]

Oh can you see it baby ?
Oh peux-tu voir cela bébé ?
You don’t have to close your eyes
Tu ne dois pas fermer les yeux
‘Cause it’s standing right here before you
Car cela se passe ici même devant toi
All that you need with surely come
Tout ce dont tu as besoin arrivera certainement

I’ll be your dream
Je serai ton rêve
I’ll be your wish
Je serai ton souhait
I’ll be your fantasy
Je serai ton fantasme
I’ll be your hope
Je serai ton espoir
I’ll be your love
Je serai ton amour
Be everything that you need
Tout ce dont tu as besoin
I’ll love you more with every breath
Je t’aimerai toujours plus à chaque respiration
Truly, madly, deeply do
Vraiment, follement, profondément

[Chorus] (x2)
[Refrain] (x2)

  1. Bonjour Caramelo Bert, salutations avec affection
    Un capítulo emotivo e interesante, es emotivo como describe que aunque este lejos Albert y Candy siempre está presente su amor.
    Me pregunto que trama su musa(lo que le inspira escribir la historia) con incluir a Terry, espero que sea para ayudar a Candy, porque para ser obstáculo en el amor de Candy y Albert ya tenemos suficiente con Neil y Eliza.
    Por cierto si estas personas sospechosas que se acercaron a ella, simplemente que utilice su sagacidad y les conteste que no, pero que ella le puede pasar su mensaje.

    • Hola Vera Garcia y muchas gracias mi amiga!
      J’ai effectivement parlé occasionnellement de Terry dans l’histoire car je ne pouvais pas laisser ce personnage que j’aime bien aussi avec un futur morose et vous découvrirez bientôt quel rôle il va jouer. N’oublions pas que l’amour de Candy et Albert est profond et solide même s’ils vont avoir encore un rude chemin…

  2. Wow! Very long chapter indeed, my friend, and many things had happened.

    Valentine’s day presents… Sigh! I like how the kids teased Candy lol… So cute! How Albert showed his love towards Candy by giving her expensive jewelries! But I understand that she wanted his presence more than anything. It’s no surprise both fondly recalled those sensual caresses between them … They were deeply in love after all. 😉

    I’m curious about Terry… So he was heading to California with his mother? Does it mean Hollywood? 🙄

    About traveling to Miami, the time needed was my estimates… Glad you agree, Candy Bert! 🙂 The resort in Miami was very well described. I can imagine the luxurious styles and facilities. Now, the dance between the golden couple: neither Albert nor Candy could hide the feelings anymore, and no wonder they would make headline with malicious content. 🙁

    While the engagement between Annie and Archie was being jeopardized, it looks like Candy was also in danger… Must be Neil! But Albert was so far away… Oh dear! 🙁

    • Thank you for your comment, my friend! 😀

      Candy always wanted Albert’s presence more than anything else, she never has been interested by his wealth! Albert wanted to show her his love by all the ways he could not only by his words or his acts. And yes they were so deeply in love! Sigh!

      About Terry, I couldn’t let him like that so, I have some plans for him! … 😉

      It is very difficult to hide huge feelings and it was so true for Candy and Albert! And as I said to Antlay, a man like Albert, powerful, rich and a bachelor must have attracted journalists interest!

      The plot against them will be revealed in the next chapter I’ll post very soon! Stay tuned! 😉

  3. Bonjour Candy Bert

    Un très long chapitre où il se passe beaucoup de choses très intéressantes.
    Candy et Albert qui font les gros titres, je pense que Neil n’est pas étranger à cela ainsi que les deux hommes qui abordent Candy. Neil mériterait une bonne raclée d’Albert ! :A
    Concernant l’une des enquêtes que mène Albert, serait-il à la recherche des parents de Candy qui l’ont abandonnée à la Maison de Pony ?
    Bon et bien vivement les prochains chapitres 🙂
    Et en passant bonnes vacances .

    • Bonjour Antlay,

      Merci beaucoup, j’avais besoin de faire un break! Au moins les vacances vont me permettre d’avancer dans l’écriture de mon histoire! 😀

      Albert et Candy faisant les gros titres, je n’y ai pas résisté! Cela m’a semblé assez logique après tout car c’était un homme puissant, important, décrit comme un peu excentrique pour l’époque et mystérieux donc tout ce qui peut attirer la curiosité des journalistes!

      Quant à vos réponses, je ne dirai pas pour laquelle mais tout ce que je peux dire c’est que vous avez particulièrement bien suivi un certain indice que j’ai semé pour l’une des questions que j’ai posées! Bravo! 😉

      Ah! Ah! Ah! Une raclée d’Albert pour Neil, il la mériterait bien en tout cas!!!

  4. Coucou CandyBert
    Chouette, j’ai hate de le lire
    Il te reste encore combien de chapitres a ecrire ?
    Tu me l’as dit mais, entretemps, j’ai oublié
    Gros bisous
    Z

  5. Coucou CandyBert
    Comment vas tu ?
    Bravoooo pour ce chapitre 17 et pour le chapitre 16
    Je les ai adoreeeeeee
    Maintenant, j’attends la suite
    Qui sont ces 2 inconnus qui accostent Candy ? Arrivera t-elle a s’en éloigner avant qu’ils ne s’en prennent a elle ?
    Ne nous fais pas languir trop longtemps, stp
    Merci d’avance
    Gros bisous
    Alexia

    • Coucou Alexia!
      Je suis ravie de voir que tu continues de suivre l’histoire avec plaisir! Merci 😀
      Le chapitre suivant est déjà quasi fini, juste quelques fignolages, il sera donc publié dans la semaine, tu auras donc bientôt la réponse à ta question mais si tu as lu attentivement le chapitre, tu devrais avoir une petite idée, du moins de qui les envoie? 😉
      A bientôt! :*

  6. Pingback: Chapitre 16 : l’épidémie - True Romantica

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