Chapitre 16 : la ville aux mille rosiers

Tout d’abord encore un grand MERCI à Ms Puddle qui a colorié le montage d’Antlay illustrant une des scènes du chapitre 4, vous pouvez le voir sur son blog en cliquant ici. 💖💗💓😘 😍👍

Je le trouve magnifique, je l’adore, et vous ?

 

Un amour dans la tourmente!

Quand ils entrèrent dans Gerberoy (1), cette commune, qui n’avait d’une ville que le nom, charma immédiatement notre jeune couple : des hortensias mais surtout des roses partout ! Les rosiers grimpants sur les façades transformaient la commune en véritable roseraie aux dimensions majestueuses. Chaque maison possédait au moins hortensia ou un rosier qu’il soit grimpant ou en buisson, offrant une palette de toutes les couleurs, chaque pétale de fleur, chaque feuille était comme une touche colorée d’un tableau impressionniste.

Quelle harmonie !

L’harmonie apparaissait aussi dans les senteurs car un doux parfum de roses se répandait dans toute la cité.

L’harmonie se révélait également dans l’architecture, judicieux mélange entre style normand et picard : de vieilles rues pavées au charme d’antan avec des maisons à colombages du XVIIe et XVIIIe siècles, en bois et torchis évoquant ainsi la Normandie toute proche ou encore en briques picardes et silex.

Le village qui ne comptait même pas deux cents âmes avant la guerre et en comptait beaucoup moins actuellement.

La boulangerie (2) était située rue du Logis du Roy, la principale artère de la bourgade. Candy et Albert firent alors la connaissance de la femme d’Alfred, une femme joviale et accueillante qui tenait la boutique. Le couple avait trois enfants, Robert âgé de 13 ans, Camille, 10 ans et Adèle, 8 ans. Ils logeaient tous dans l’appartement situé au-dessus de la boutique et il n’y avait pas de place pour y accueillir des invités. Pendant le voyage, Alfred leur avait signalé qu’il y avait une pension de famille tenue par une veuve de guerre à la sortie de la ville où ils pourraient passer la nuit s’ils le désiraient avant de poursuivre leur voyage. Le boulanger voulait les y amener mais le jeune couple refusa d’abuser plus longtemps de sa gentillesse et de son temps, il avait fait un aller-retour en deux jours seulement et il devait être fatigué. Et puis le village n’était pas si grand et ils voulaient se délasser un peu les jambes, en amoureux.

C’est ainsi que les deux jeunes gens se promenèrent, bras dessus bras dessous, un peu de détente n’était pas du luxe. En marchant, Albert glana pour sa belle, une rose par-ci, par-là, enlevant les épines à l’aide du canif qu’il gardait dans sa poche. Ils passèrent dans la rue Saint-Amant où se situait La Maison Bleue, appelée ainsi à cause de ses colombages de cette même couleur, l’année de sa construction était inscrite avec une fleur de Lys au milieu : 16  ⚜  91. En tournant à gauche ils entrèrent dans la rue du château qui montait vers les ruines du château et passèrent sous la Tour Porte. Ils se dirigèrent ensuite vers les remparts.

Depuis la promenade des remparts bordée d’arbres, ils aperçurent les ruines de l’ancienne forteresse que le peintre Henri Le Sidaner (3), l’un des habitants, avait transformées en un magnifique jardin avec des terrasses à l’italienne, un véritable escalier végétal géant, La tour d’amour, qui ressemblait à un petit kiosque, y trônait avec un chérubin en son centre. Là, ils s’installèrent pour profiter de l’environnement apaisant, il y avait juste quelques enfants qui passaient au loin en jouant à « attrape-moi si tu peux ».

Au détour d’une allée il y avait un banc en pierre sous une arche de roses dans un coin retiré, à l’abri de tout regard et loin des oreilles indiscrètes, c’est là que le jeune couple fit une pause. Candy déposa y toutes les roses collectées et avait très envie d’un baiser alors avec audace, elle se tourna vers son fiancé pour l’embrasser sur les lèvres. Albert accueillit son geste avec plaisir mais ne laissa pas le baiser s’approfondir. Perplexe, une fois de plus, Candy se demanda pourquoi une telle retenue, vu qu’ils se trouvaient dans un lieu empreint d’intimité.

  • Albert, tu te souviens de ma question, hier soir ? Elle en rougit et baissa les yeux, gênée par sa demande.
  • Peux-tu préciser ? Il avait bien une idée sans avoir de certitude.
  • Pourquoi… pourquoi ne m’embrasses-tu plus comme avant ?

Albert ne savait pas comment lui expliquer sans raviver de terribles souvenirs.

  • Eh bien… c’est délicat à expliquer…
  • C’est à cause de cette brute qui a osé poser ses sales pattes sur moi, c’est ça ? Candy avait relevé les yeux cherchant ceux de son bienaimé craignant y trouver de la répulsion qu’elle ne trouva pas, ils étaient remplis d’amour.
  • Oui, tu as deviné !
  • Alors veux-tu encore m’épouser même si je suis… souillée ? Les yeux de Candy larmoyèrent.

La bouche bée, Albert haussa les sourcils d’étonnement et prit Candy par les épaules en plantant son regard droit dans le sien pour accentuer ses paroles.

  • Quoi !? Oh Nooon, Candy ! Enfin je veux dire oui, je veux toujours t’épouser, plus que jamais ! Tu te méprends complétement, mon amour ! Tu n’es absolument pas souillée, c’est complétement faux, tu m’entends ! Comment peux-tu penser une chose pareille ?!
  • Mais alors pourquoi tant de retenue?
  • Si je n’ose plus être aussi… passionné, c’est par peur de réveiller ton traumatisme, c’est l’unique raison ! Je t’aime profondément et je ne t’ai jamais désirée autant et de plus en plus chaque jour passant, … si je m’écoutais,… si je me laissais aller…
  • Eh bien laisse-toi aller, mon amour ! Demain, dans quelques heures, nous pourrions peut-être capturés ou pire… ! Albert, je t’aime ! Les yeux brillants, elle lui caressa la joue amoureusement.

Albert la regarda les yeux ébahis et il saisit la main qui se trouvait sur sa joue, soupira et lui répondit :

  • Nous allons nous en sortir, je ferai tout pour cela !

Et alors qu’il était rassuré qu’elle ne serait pas perturbée par ses attentions et pour lui prouver la sincérité de toutes ses paroles, il encadra son visage de ses mains comme s’il était l’objet le plus précieux au monde, tout en caressant ses joues de ses pouces, puis ses lèvres et il rapprocha lentement son visage du sien et commença à déposer des baisers plumes, d’abord sur son front, elle ferma les yeux tout en insinuant ses mains, l’une sur sa nuque, l’autre dans ses cheveux. Il continua alors sur ses paupières, puis sur son nez. Il déplaça l’une de ses mains à l’arrière de sa nuque comme pour bercer sa tête alors que l’autre encerclait sa taille pour la resserrer tout contre lui. Candy soupira de plaisir en entrouvrant sa bouche, Albert brossa ses lèvres contre les siennes et elle sentit que ce baiser n’allait pas être un baiser chaste, son cœur bondit dans sa poitrine, des papillons envahissaient son ventre alors que leurs lèvres apprenaient à se redécouvrir. Albert la tira alors sur ses genoux avant d’approfondir le baiser, langue contre langue qui se caressèrent langoureusement dans un balai sensuel d’abord sur un rythme lent, entrecoupé de gémissements. Candy sentit ses jambes tourner en compote et était bien heureuse d’être dans le giron de son bienaimé.

Le baiser devint plus fougueux, sans retenu, il parlait à l’âme de Candy, Albert y transmettait tout son amour, toute sa vénération envers elle. Les mains commencèrent à errer explorant monts et vallées  comme mues par leur propre volonté. Le besoin d’oxygène les obligea bientôt à briser le baiser, les laissant pantelants mais ivres de bonheur. Albert posa son front contre celui de Candy tout en reprenant son souffle.

  • Candy, je t’aime quelques soient les circonstances, ne l’oublie jamais !
  • Moi aussi Albert, je t’aime ! Elle lui sourit d’une manière radieuse.

Après un moment baignée dans cette béatitude et d’autres baisers, Candy glissa des genoux d’Albert sur le banc de pierre et tressa une petite couronne de fleurs tout en discutant avec son bienaimé qui avait encerclé ses épaules de son bras.

  • Oh Albert, c’est tellement romantique ici ! Elle posa sa main droite sur sa poitrine.
  • Oui mo cridhe, s’il n’y avait pas cette maudite guerre et notre fuite, je me croirais volontiers au paradis ! Il la regarda en ramenant une mèche de ses cheveux, échappée de son chignon, derrière son oreille.
  • Et puis toutes ces roses, cela me rappelle tellement Lakewood ! Elle coinça une des fleurs dans la boutonnière de la chemise de son amoureux.
  • Moi aussi ! Souffla-t-il.

Il se tourna alors complétement vers elle et la regarda avec tant d’émotion que Candy se sentit transportée, noyée dans le bleu de ses yeux comme dans un océan d’amour, il y avait comme une bouffée d’émotion, une bulle qui gonflait à l’intérieur de sa poitrine menaçant d’exploser à tout moment. Il prit la couronne qu’elle venait de terminer et la lui posa sur la tête.

  • Je te couronne Reine de mon cœur ! Il caressa sa joue tendrement.
  • J’aurais tellement aimé être ta femme, Albert ! (Elle posa sa main sur la sienne) Si par malheur nous étions pris, jetés en prison et condamnés à …
  • Chut ! (il posa un doigt sur ses lèvres) Arrête de t’angoisser, cela n’arrivera pas, mon amour !

Il se voulait être rassurant et avait un bon espoir mais au fond de lui, il aurait bien aimé en être absolument certain. Candy lui déclara alors :

  • Ne pas t’avoir épousé sera mon plus grand regret…

Des larmes perlèrent au bord de ses yeux comme de petits diamants qui ornaient ses longs cils noirs et recourbés qui entouraient ses belles émeraudes étincelantes. A cet instant, en apercevant le clocher de l’église, une idée flasha dans l’esprit d’Albert, il ramassa les quelques roses restantes et les rassembla en bouquet, il lui prit la main et l’entraina avec lui en disant :

  • J’ai une idée, viens avec moi, mon amour !
  • Où m’emmènes-tu, Joli Bert ? Elle riait.
  • Tu verras ! Il lui sourit avec un air mystérieux et malicieux.

A travers les rues pavées, baignés dans le parfum floral des roses ils marchèrent d’un pas léger exprimant leur gaieté du moment. Ils arrivèrent à La Collégiale saint-Pierre qui était une église de style roman pour les parties les plus anciennes et gothique pour le reste. Elle possédait un clocher érigé près d’un contrefort de l’ancien donjon aujourd’hui disparu, ce dernier étant à l’époque la demeure du seigneur de Gerberoy.

Ils pénétrèrent à l’intérieur pour découvrir une nef lambrissée de noisetier avec un plafond en carène renversée dans toute la profondeur du chœur, ils avaient vraiment l’impression d’être sous le pont d’une frégate posée de façon improbable, à l’envers !

Ils remontèrent l’allée centrale, de part et d’autre, se trouvaient les bancs de fidèles qui étaient de petites stalles en bois fermées, actuellement vides.

Enfin, ils atteignirent le chœur qui comportait les stalles des chanoines précieusement sculptées, des miséricordes, et agrémentées de belles tapisseries d’Aubusson. Albert regarda Candy, elle ressemblait à une mariée avec sa robe blanche et sa couronne de roses en plus du bouquet qu’elle tenait. Elle était si belle, si pure, il l’adorait plus que jamais et s’il l’avait pu, il l’aurait épousée sur le champ.

Candy se demandait bien ce qu’Albert avait en tête, il commença par lui parler d’une première idée :

  • J’espère qu’un jour notre innocence sera prouvée, je sais que le Dr de Vigny a promis de mener sa propre enquête mais dès que nous serons rentrés chez nous, je ferai mener mes propres investigations. Je pense que Georges pourra nous aider à trouver des personnes de confiance pour cela, on ne peut pas laisser le ou les coupables continuer leurs méfaits, d’autres innocents pourraient en faire les frais.
  • C’est une excellente idée Albert mais combien de temps cela peut-il prendre ?
  • Si nous joignons nos efforts à ceux du Dr de Vigny, cela pourrait accélérer les choses, je ne supporte pas non plus l’idée que ton honneur, ton intégrité soit ainsi bafoués.
  • Ni moi, les tiens, Albert !

Ce que le couple ignorait, c’est qu’une personne invisible à leurs yeux avait tout entendu de leur conversation et allait les interpeler lorsqu’elle vit que là devant l’autel, le jeune homme blond s’agenouilla devant la demoiselle en disant :

  • Mais c’est autre chose qui m’a poussé à t’amener ici, ma douce !

L’inconnu piqué de curiosité attendit avant d’intervenir et vit Candy qui observait le visage d’Albert, ses yeux exprimaient un profond amour, la jeune femme semblait comme attirée par une force invisible vers son bienaimé et elle suivit son exemple en s’agenouillant aussi. Ils étaient face à face et le jeune homme prit la main libre de la jeune femme dans les siennes, il la caressa de ses pouces tout en la regardant avec intensité puis, d’une voix douce et remplie d’émotion, qu’il essayait de contenir, il prononça ces paroles :

  • Candy, je fais le serment devant notre Seigneur que je t’aime et te chérirai chaque jour qui me sera offert et ce, jusque la fin de mon existence. Je suis désolé de ne pas encore être en mesure de t’offrir un vrai mariage, mon amour ! Mais avec tout ce que nous avons traversé et tout ce qui nous attend encore… je veux te proférer mes vœux devant Dieu, qu’il me soit témoin même si cela n’aura rien d’officiel aux yeux des Hommes!

Candy qui était profondément émue en entendant ces paroles, répondit à son tour :

  • Ce sera entre Dieu et nous Albert. Moi aussi, je fais le serment devant notre Seigneur que je t’aime et te chérirai chaque jour qui me sera offert et ce, jusque la fin de mon existence. Je ne regrette qu’une seule chose, c’est d’avoir mis tant de temps à réaliser que c’était toi mon grand amour, l’amour de ma vie, toi mon Prince de la Colline !

Lifehouse – You and Me

et les paroles ici

 

Les deux fiancés avaient maintenant les yeux larmoyants et Albert s’inclina pour déposer un baiser chaste sur les lèvres de sa bienaimée scellant ainsi leur serment. Il ajouta ensuite :

  • Dès que nous serons rentrés, je t’offrirai le plus beau des mariages !
  • Tu sais Albert, ce n’est pas la grandeur ni le faste d’un mariage qui en fait sa réussite mais bien la grandeur des qualités de celui que l’on épouse !
  • Je suis entièrement d’accord, mon amour, quand je parlais du plus beau des mariages, je ne voulais pas dire le plus fastueux !

Ils se mirent à rire gentiment, ils étaient sur la même longueur d’ondes, c’est alors que l’inconnu se manifesta en anglais mais avec un accent français :

  • Hum, hum ! Excusez-moi de faire intrusion dans votre discussion mais je pourrais peut-être vous offrir un petit plus !

Candy et Albert, perdus dans le regard l’un de l’autre ainsi que dans leur monde n’avaient pas remarqué l’arrivée de leur interlocuteur. Ils se remirent debout.

  • Permettez-moi de me présenter, je suis le Frère Laurent et si je ne peux pas sacrer votre union sur l’instant, impossible sans publication des bans, je peux vous bénir si tel est votre souhait, ainsi votre promesse d’engagement recevra la protection de Notre Seigneur. Leur dit-il avec un large sourire.

Le frère Laurent était un homme d’une cinquantaine d’années qui affichait une réelle bonhommie. Il était de taille moyenne et un peu bedonnant, il était presque chauve avec juste une couronne de cheveux bruns grisonnants et avait de petits yeux noisette très chaleureux. Il avait été très touché en entendant ce joli couple qui avait l’air si sincère et tellement amoureux. Et puis, lui qui prônait la pauvreté et l’humilité avait beaucoup apprécié les paroles de Candy sur le faste contre la grandeur des qualités d’une personne. En plus, ils portaient l’uniforme de La Croix Rouge, preuve d’altruisme. Enfin, en ces temps de guerre, il avait tellement célébré d’enterrements et si peu de mariages ou de baptêmes que l’occasion qui lui était donnée de bénir ces deux âmes était trop tentante.

  • Bonjour Frère Laurent, je suis William Albert Ardlay et voici ma fiancée, Candice White Johnson.

Inutile de mentir devant un homme de Dieu et puis de toute façon, il avait dû entendre leur prénom.

  • Mais tous nos amis nous appellent Albert et Candy, bonjour mon Frère !
  • Bonjour mes enfants, j’aurais dû effectivement, commencer par-là ! Il se mit à rire légèrement en joignant ses mains devant sa poitrine.
  • Ainsi vous pourriez nous bénir ? demanda Albert intéressé en haussant les sourcils.
  • Selon les rites de la religion catholique, oui, tout à fait. Il hocha la tête en souriant.

 

C’est ainsi que le jeune couple reçut la bénédiction de frère Laurent ; bien sûr, ils n’étaient pas mariés pour autant mais pour eux c’était très important et ce geste revêtait une signification profonde.

  • Maintenant, venez avec moi, j’aimerais entendre votre histoire !

Il fit un geste de la main leur montrant le chemin. C’est ainsi que les deux fiancés suivirent le moine dans le presbytère. Mis en confiance et autour de quelques agapes, ils lui racontèrent leur histoire dans les grandes lignes. Le Frère Laurent fût impressionné d’apprendre qu’Albert faisait partie de l’une des plus riches familles d’Amérique alors qu’il était si humble, si simple et ces deux dernières qualités étaient celles que le chanoine appréciait le plus. Plus il parlait avec ce jeune couple et plus il les appréciait.

Ils firent connaissance de Louise, la sœur cadette du moine et de son mari, Gabriel, qui étant cheminot n’avait pas été mobilisé. Le couple, chacun âgé d’une quarantaine d’années vivait dans une maison à côté de la chapelle. Ils avaient perdu leur fils unique, Eugène, dans cette terrible bataille de Verdun. Il aurait dû se marier il y a un an, les alliances avaient même étaient achetées, Louise et Gabriel les avaient toujours. Albert, quoique un peu plus âgé, leur rappelait leur fils et ils étaient tombés sous le charme de Candy.

C’est alors que Gabriel pensa qu’il était temps de les informer de ce qui les menaçait alors il posa devant eux, le journal du jour. Le regard d’Albert fût alors attiré par l’un des titres :

« Après Matta Hari, une nouvelle affaire d’espionnage : un couple d’américains travaillant pour La Croix Rouge servait d’agents pour le compte des allemands et se sont évadés il y a deux jours…

(suite en page 10) »

Son sang se glaça dans ses veines, Candy vit son regard inquiet et suivit sa direction, elle lut alors à son tour et comprit qu’on parlait d’eux. Albert ouvrit alors le journal en page 10 pour lire l’article en entier. On y parlait de leur histoire, des vols de cargaison, de leur soi-disant enlèvement, des lettres en allemands, leur nom était cité ; bref, tous les détails d’après un témoin : le Dr Mercier. Enfin, l’article terminait par leur description détaillée, photos de leur passeport à l’appui ainsi qu’une invitation à signaler tout couple répondant à leur signalement.

Albert résuma les choses à Candy, en anglais. Ils étaient très inquiets car maintenant toute la France était susceptible de les reconnaitre, heureusement qu’il n’y avait pas de photos en première page qui était occupée par d’autres photos couvrant des évènements plus importants mais le danger était bien réel et plus présent que jamais et ils devraient quitter la France, au plus vite.

Heureusement le frère Laurent les rassura, tout d’abord il les savait innocents puisqu’il avait entendu leur discussion près de l’autel et surtout il voulait les aider et sa famille aussi.

Candy et Albert avait envisagé d’effectuer la fin du parcours à bicyclette, ils devaient d’ailleurs en acquérir une deuxième avec l’aide d’Alfred, le lendemain, mais Gabriel eut une idée pour permettre au couple de gagner Dieppe beaucoup plus rapidement : prendre le premier train du matin, demain,  à la gare de Marseille-en-Beauvaisis située à une dizaine de kilomètres de Gerberoy pour rejoindre Le Tréport à 75km de là, puis prendre une correspondance vers Dieppe située à 33km, toujours en train. Ce n’était pas le chemin le plus court mais de loin le plus rapide, cela ne leur prendrait même pas une journée et il les aiderait pour trouver les billets de train. Il faudrait qu’ils se griment un peu pour ne pas ressembler aux photos du journal et abandonner leur uniforme de La Croix Rouge. Ce plan sembla plutôt pas mal à notre jeune couple qui remercia chaleureusement cette gentille famille.

Bien sûr, il n’était plus question d’aller à la pension de famille, n’y même de prendre le risque de recontacter Alfred car celui-ci pourrait avoir eu vent de l’article de journal et qui sait, avoir contacté les autorités. Le frère Laurent leur offrit asile dans le presbytère, il y avait une chambre pour Candy et un canapé pour Albert dans le salon, personne ne viendrait les chercher ici.

Avant de partir ils remercièrent chaleureusement le frère Laurent et sa famille.

A suivre…

 

Vont-ils enfin parvenir à Dieppe et quitter la France, loin du danger ?

Le frère Laurent ne vous rappelle-t-il pas le personnage (mis à part qu’il était franciscain) d’une très célèbre pièce ? 😉 Un indice : cette année on fête le 400ème anniversaire de la mort de son auteur, et si vous ne voyez toujours pas, voici un deuxième indice : on parle de la pièce dans Candy Candy. Dans tous les cas, réponse dans le prochain chapitre qui sera publié normalement vers la fin du mois, en ce moment je suis très occupée et je n’ai pas le temps d’écrire. De plus, j’hésite entre deux chemins possibles pour la suite de cette fiction qui touche à sa fin (déjà plus longue que prévue grâce à votre soutien et tous vos mots d’encouragement qui m’ont donné l’énergie nécessaire), donc tant que je ne me suis pas décidée…

 


Aujourd’hui je voudrais remercier spécialement les lecteurs qui viennent du forum CandyTerryGeorgie, je sais qu’ils sont nombreux et certaines d’ailleurs, laissent régulièrement de gentils commentaires ici. Si vous ne connaissez pas ce forum, allez y faire un tour, malgré son nom, il n’y a pas que des Terryfans et l’ambiance est conviviale et sans animosité entre les différents fans. Vous y trouverez le « babillard » un forum actif (même si à ma grande honte je n’y vais pas souvent par manque de temps), différentes fanfics, aussi bien sur Candy que sur Georgie et bien d’autres choses encore.

Pour vos commentaires sur le dernier chapitre, merci beaucoup Cécile, Antlay, Isabelle, Ms Puddle et Reeka.


Notes :

(1) Pour découvrir ce village si pittoresque je vous conseille ces vidéos sur Gerberoy

https://www.youtube.com/watch?v=rnR03duULRg

Henri Le Sidaner et Gerberoy https://www.youtube.com/watch?v=7PbGGg4ApB0

Sources sur Gerberoy :

http://www.gerberoy.info/  http://www.gerberoy.info/photos/

http://www.gerberoy.info/histoire/ (cartes postales anciennes)

http://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=60271_1

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gerberoy

http://www.beauvaistourisme.fr/Decouvrir-et-visiter/Monuments-et-musees/Collegiale-Saint-Pierre-de-Gerberoy2

http://la-belle-saison.com/gerberoy-collegiale/

(2) en toute honnêteté, je ne sais pas si Gerberoy avait une boulangerie à cette époque !

(3) Henri Le Sidaner : peintre impressionniste qui s’était installé à Gerberoy

  1. Je découvre depuis un moment tes excellentes histoires que je trouve succulentes

    Tu fais honneur à ce couple mythique et c’est une fan du couple Anthony Candy qui parle !

    • Bonjour Lise Creamy!

      C’est toujours une grande joie de découvrir de nouvelles lectrices! Merci de ton gentil message qui m’a bien fait plaisir!
      Ah! Anthony qui ressemblait tant au Prince de la Colline, quelle tragédie qui avait brisé mon cœur!💔

  2. Coucou Candy Bert un petit retard dans mes coms mais sache que je lis toujours activement ta fiction! 😀 Albert et Candy enfin un moment de plenitude dans la ville des roses! Très romantique et touchant! Candy qui se plaint des baisers pas assez passionné d Albert a été servi mdr quand ils ont enfin put en parler! Le père Laurent, une benediction bien tombé 😉 Normal quand on peut voir un amiur aussi vrai et incroyable entre Candy et Albert! Mais voilà les bonnes choses ont une fin, et les voilà encore harcelé à devoir quitter au plus vite pour rejoindre dieppe! Je pense qu ils auront encore des embûches avant d y arriver! J espère juste que de son côté De Vigny arrivera a prouver leur innocence!

    Merci Candy Bert ! Toujours aussi plaisant à lire! Bises à bientôt !

    • Coucou Tasia,

      Voilà un bout de temps que je ne suis pas venue sur mon blog! 😳
      Merci de ton nouveau commentaire et désolée d’y répondre avec autant de retard!
      Eh oui Albert avait peur de perturber Candy après son agression mais maintenant il sait que ses baisers sont les bienvenus! 😆
      Tu sauras dans le prochain chapitre que je vais publier bientôt, ce qui arrivera jusqu’à dieppe! 😉
      Quant à la suite de l’enquête, il faudra patienter un peu!

      Bises et à bientôt!

  3. Bonjour candy Bert
    Étant absente de Paris
    Quel plaisir de revenir en France et de lire ta nouvelle histoire tjrs aussi captivante et c’est illustration magnifique … Grâce à toi j ai découvert aussi le blog de mme puddle un grand talent aussi
    Continue à nous faire rire émotion et quel belle romance pour nos tourtereaux merci 👍😍

    • Bonjour Isabelle (n°2)!

      Merci de tes paroles encourageantes! C’est tellement motivant. 😍
      Le blog de Ms Puddle est en effet une référence sur Candy et Albert et je suis heureuse de te l’avoir fait découvert.

  4. Brother Lawrence? In the Christian world, he is well known for finding intimacy with God in daily lives. I’m not sure though whom you’re referring to, Candy Bert!

    This chapter is shorter than expected, but I really like the vows in the chapel and the passionate kiss before that. I browsed the pictures of this town and it’s breathtakingly beautiful! I can imagine how the blond couple strolled along the roads and stumbled upon the friendly family in the chapel. I wish they could take the train and fled the country… Sigh!

    Thanks for putting a link to my coloring post. Once again, thank you and Antlay for inspiring me!

    • You’re very welcome for the link my friend, I have had a dream in that I put this beautiful drawing on my own blog! 😉 Thank you for your kind comment! 😍

      Brother Lawrence, actually in French translation of the play it is « Frère Laurent ». Antlay gave another clue! 😉 Anyway, you’ll find it in the next chapter!
      I visited Gerberoy severals years ago, it’s indeed a beautiful place, so romantic, particularly in summer when roses are in full bloom.

      The escape from France of Candy and Albert is near the end, it’s all I can say for now!

  5. hello à tous et à toi dont nous lisons les merveilleuses histoires =) j’ai hâte de les voir mariés pour de bon mes chouchoux !!! merci bcp de nous émerveiller !!! vivement la suite !!! tu nous régales carrément !

  6. Coucou Candy Bert,
    Juste une question Parlez vous le français ? Si je vous demande cela c’est tout simplement parce que la plupart des autres Fanfics que je lis concernant Albert Et Candy dont je suis Fans sont écrient en Espagnol et L’anglais et parfois j’ai du mal a comprendre certains mots vu que je ne parle pas Espagnol ,pour l’anglais il m’est plus facile de comprendre méme si mon anglais n’est pas au niveau mais l’espagnol est un peu plus compliquer bien sur cela ne change rien aux charmes de l’ histoire .
    enfin si vous avez un tuyau pour une meilleur traduction autre que google chrome je suis prenante.
    merçi.

    • Je parle français puisque tout le blog est en français à l’origine et donc mes histoires aussi! N’avez-vous pas, par inadvertance, enclencher la traduction du site en une autre langue que le français?
      Sinon je ne connais pas d’autre système de traduction en ligne.

      • Coucou
        Merçi pour la réponse en fait j’ai trouvée après un moyen assez simple çé lire les parties que je comprends pas directement en espagnol puis travail traduire en même temps en français sur Google çé plus simple .
        Je suis contente que vos histoires sont écrites directement en français la lecture est beaucoup plus à gréable dans notre langue , vos histoires sont excellentes il est pas facile de trouver beaucoup de fans d’Albert en France. Çé pourquoi je me rabat sur les histoires en espagnol et anglais.

        • De rien Louna! 🙂
          Je sais qu’il n’est pas facile de trouver de bonnes histoires sur Candy et Albert en français, je lis également celles en anglais comme par exemple les fictions de Ms Puddle qui sont excellentes.

  7. Bonjour Candy Bert,
    Merçi pour ces chapitres trés bon, j’ai trouvée un peu dure le passage ou Candy a faillit se faire violer par ces hommes heureusement qu’Albert en plus d’étre beau!!! et très intelligent et sait ce défendre a pu Sauver sa chérie encore une Fois . J’ai hate qu’ils arrivent a Chicago je savais que le Docteur Mercier n’était pas nette trop Acharner contre Candy vivement de prouver leur innocence.
    j’attends la suite avec patience.

    • Bonjour Louna!
      C’est un plaisir de vous retrouver!💖
      Je comprends ton sentiment, je sais qu’il y a des passages durs à lire dans l’histoire mais elle se passe en pleine guère et cela aurait pu être pire! Mais heureusement Albert est un véritable chevalier en armure pour Candy. Il sait se battre et défendre ceux qui l’entourent comme nous l’a montré Mizuki!

      Merci de votre patience! 😀

  8. Bonjour Candy Bert !

    Enfin un chapitre reposant et romantique à souhait tout comme le village de Gerberoy !
    Un village plein de charme semble t-il, comme je les aime, parfait pour les romantiques avec toutes ces maisons ornées de roses ! 😊 Pas étonnant qu’un peintre impressionniste s’y soit installé. J’y ferais bien une escapade un de ces jours !
    J’avais vu ce village dans un épisode de la série « Chez Moupassant ».

    Je suis bien d’accord avec Cécile, c’est toujours remarquable ce style et cette façon que tu as pour décrire les lieux, on se sent instanément transporté.

    Albert est toujours aussi attentionné et trouve les mots justes pour rassurer et réconforter Candy. J’ai trouvé très touchant le passage dans l’église.
    Ah ! le Frère Laurent, de la célèbre pièce R. et J. 😉

    Et tu n’as aucun souci à te faire, cette histoire plait tout autant que ta première, il n’y a qu’à voir le nombre de commentaires laissés ! 😀😍💗💞💕

    Bises.

    • Coucou Antlay!

      Je te remercie de ce long commentaire élogieux!💖💗💓
      C’est en effet un chapitre que j’ai voulu romantique et reposant. Je voulais offrir une petite trêve aussi bien à vous, lecteurs, qu’à notre couple d’amoureux. Gerberoy est un beau village à visiter en été en pleine floraison des roses. Il avait été dans le palmarès du Village préféré des français.

      Quant à cette scène dans l’église, c’est une façon aussi de respecter le caractère original des personnages qui sont croyants. J’ai hésité à les marier à ce moment-là puis finalement je me suis dit qu’ils méritaient qu’un mariage éclair même si dans un contexte romantique et puis il y avait le problème de la véracité des faits à cause de la publication des bans.

      Félicitations! Tu as trouvé pour la pièce! 😀

      Bises

  9. COUCOU CANDYBERT ENCORE DEUX MAGNIFIQUES CHAPITRES PLEIN D EMOTION J ESPERE QUE L ON VA SAVOIRE QUI SONT LES COUPABLES MERCI POUR TES HISTOIRES ET TOUT LE TRAVAIL QUE TU FOURNIS POUR NOUS FAIRE REVER A BIENTOT J ATTEND LA SUITE AVEC IMPATIENCE

  10. Merci pour ce nouveau chapitre Candybert!!
    Très bien écrit encore une fois. Rien qu’en te lisant on imagine très bien les scènes. A la fin on sent nos tourtereaux entre de bonnes mains.
    Moi aussi j’aime beaucoup le travail de miss Puddle sur le dessin!!
    A très bientôt de te lire

    • Merci Cécile de tes compliments! 💖
      Tu as raison nos deux tourtereaux étaient entre de bonnes mains mais maintenant qu’ils ont quitté Gerberoy, les voilà de nouveau seuls face à leur destin!

  11. Encore une fois, j’ai adoré ce chapitre 😉 J’Ai toujours hâte à la suite sans vouloir la fin de cette histoire ! J’aime te lire et j’aime ces rendez-vous 😉 Prends le temps pour écrire la suite, cette histoire est toute aussi bonne que l’autre et tu as vraiment beaucoup de talent. J’espère que Candy et Albert ne se feront pas prendre, qu’ils pourront sauver leur honneur et surtout s’aimer enfin !

    • Merci Isabelle, tes gentils mots me réchauffent le cœur surtout de savoir que tu trouves cette histoire autant à ton goût que Le fil rouge du destin car je craignais que Un amour dans la tourmente plaise moins. 💖💗💓

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