Chapitre 13: mises au point !

Avertissement : L’histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L’histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.
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Mercredi 1er janvier 1919

A 11h30 comme prévu les Leagan arrivèrent devant la porte du bureau où Albert les attendait déjà, décidé à entrer dans le vif du sujet, ce n’était pas son genre à tourner autour du pot. De plus, il avait appris, lorsqu’il traitait ses affaires, qu’une entrée directe pouvait déstabiliser l’adversaire.

– « Bonjour Oncle William ! » Dirent-ils en cœur.
– « Bonjour Sarah, bonjour Raymond, Eliza, Neil, veuillez vous installer, s’il vous plait ! »

Il leur indiqua des sièges qui étaient devant le bureau puis il continua. « Si je vous ai convoqués ce matin, c’est pour restaurer l’honneur d’une personne que vous avez bafouée pendant des années. »

– « Je vous demande pardon ? » Dit Sarah choquée.
– « Oui parfaitement, je parle de Candy ! »
– « Quoi, cette fille de rien ! » Ne put s’empêcher de s’indigner Eliza.
– « Eliza, calme-toi ! »

Son père la gronda car il avait conscience que Candy était la protégée du Grand Oncle William et qu’ils n’avaient pas intérêt à le contrarier. Surtout qu’il était leur principal investisseur dans le grand hôtel de luxe qui devait ouvrir à Miami au printemps prochain.

– « Mais père… »
– « Ecoute ton père, Eliza ! » Renchérit Sarah comprenant la pensée de son époux. Elle finit par obéir en rageant à l’intérieur d’elle-même.
– « Nous vous écoutons William !» Dit Raymond.
– « Je voudrais que vous déclariez à ma tante que Candy est innocente des crimes de vol et d’agression sur Neal et que vous lui présentiez des excuses ! »
– « Mais William on ne peut pas faire ça car c’est la stricte vérité ! J’ai vu moi-même dans ses affaires les bijoux qu’elle nous avait volés et mon pauvre Neal a été sauvagement assommé par… »
– « Assez ! »

Albert complétement furieux venait de frapper du poing sur le bureau faisant sursauter ses interlocuteurs surpris de sa vive réaction ! Sarah était bouche bée n’osant pas continuer. Albert reprit sans attendre.

– « Ce sont des mensonges ! Et je suis bien placé pour le savoir car c’est moi qui ai assommé Neal qui voulait empoisonner Cléopâtre, votre jument ! »
– « Vous n’avez pas osé faire ça ! Frapper un enfant ! » Dit Sarah outrée.
– « Un adolescent qui savait très bien ce qu’il faisait ! Ensuite, il a essayé d’embrasser Candy plusieurs fois et même de la violenter après l’avoir attirée dans un guet-apens ! Et qu’on ne me dise pas le contraire ! Ma tolérance a des limites! »

Albert parlait avec une voix forte et presque menaçante qui ne tolérerait aucun mensonge supplémentaire. En disant cela il regardait Neal, qui baissa aussitôt la tête car il savait que c’était la stricte vérité. Albert lui demanda :

– « Alors Neal vas-tu enfin dire la vérité ? Et te comporter en homme ! »
– « Je… je … euh !… » Bégayait Neal.
– « Alors ?… J’attends ! »
– « Euh !… Oui c’est… c’est vrai,… tout est vrai ! » Avoua Neal d’une voix à peine audible et la tête baissée.
– « Noooon ! Tu n’as pas osé te comporter ainsi mon fils ! » Déclara Raymond d’un ton désabusé. Même Sarah était bouche bée.
– « Je l’aimais et … je… voulais juste… juste… m’amuser un peu… »
– « Sans réfléchir aux conséquences, drôle de façon de montrer son amour ! Quand je pense que Candy a aussi failli être envoyée au Mexique à cause de vous, pour moi c’est plutôt de la pure méchanceté et ton attitude, Neal, est indigne de celle d’un gentleman, indigne de celle d’un membre de la famille ! » S’indigna Albert « Et bien maintenant il est temps de réparer ! Toi et Eliza, vous allez avouer vos mensonges à tante Elroy qui vous a cru pendant des années et ensuite vous allez présenter vos excuses à Candy pour toutes les calomnies et les brimades que vous lui avez fait subir et je ne tolérerai aucun refus car les membres de notre famille doivent être dignes du clan des Ardlay pour pouvoir continuer aussi à bénéficier de ses avantages! »

La menace était claire, le Grand Oncle William sous-entendait qu’il retirerait son soutien financier, voire pire à les bannir de la famille. Tous les quatre avaient parfaitement compris la gravité de la situation.

– « Très bien William, qu’il en soit ainsi ! » Répondit tristement Raymond Leagan.
– « Parfait, dans ce cas je vous attends ici à 14h ! »

La famille Leagan se retira. Ils étaient complétement déconfits et en colère mais il ne pouvait rien faire. William avait tout pouvoir sur la famille.
Après le déjeuner Albert retrouva sa tante dans le bureau, malencontreusement il ferma mal la porte qui resta très légèrement entrouverte mais suffisamment pour laisser filtrer les voix à l’extérieur. Neal qui passait par là pour rejoindre ses parents et sa sœur afin d’arriver ensemble au rendez-vous donné par le Grand Oncle William entendit une partie de leur conversation.

– « Ma tante il faut que je m’entretienne avec vous d’un sujet très important ! »
– « Et cela ne pouvait pas attendre demain, William ? »
– « Non car à l’avenir je voudrais que vous arrêtiez de me pousser dans les bras de Jane Wilson. Je ne veux pas l’épouser ! »
– « Mais c’est pourtant un très beau partie ! Enfin soit William, si elle ne vous plait pas il y a d’autres poissons dans l’océan. »
– « Je ne souhaite pas non plus d’autres jeunes-femmes que vous voudriez me présenter. »
– « William ! Ne me dites pas que vous souhaitez rester célibataire ! »
– « Non ma tante, pas du tout mais j’ai déjà trouvé ma future femme ! »
– « Comment donc ?! Et qui est-ce ? »
– « Je ne vous ai pas encore raconté comment j’ai retrouvé mon badge, il est temps maintenant. C’est Candy qui l’a trouvé alors qu’elle n’avait que six ans lors de notre toute première rencontre. »
– « Ah bon vous vous êtes connus il y a si longtemps, et alors ? Je ne comprends pas pourquoi vous me parlez de cela maintenant ! Quel rapport ? »
– « Cela devait être un signe du destin ! »
– « Comment ça William, que voulez-vous dire ? »
– « J’ai rendu mon badge à Candy ! »
– « QUOIIIIIII !? A cette orpheline mais vous avez perdu l’esprit mon neveu ! »
– « Absolument pas, bien au contraire, c’est la décision la plus sensée que j’ai prise dans toute ma vie. Candy est la femme que j’aime et qui m’aime et je ne veux pas d’autre épouse qu’elle ! Ce sera elle ou personne !»
– « Mais enfin, William, c’est votre fille adoptive, une voleuse, une ancienne fille d’écurie qui a agressé Neil et qui sort d’on se sait quelle famille ! Et en plus c’est elle qui a provoqué la mort d’Anthony ! » La tante fulminait.
– « Ah non ma tante, je ne peux pas vous laissez dire cela, s’il y a quelqu’un de responsable pour la mort d’Anthony c’est moi en ordonnant cette chasse à courre pour respecter les traditions familiales. Ensuite, je compte révoquer l’adoption de Candy, je ne serai donc plus son tuteur et de toute façon elle sera majeure en mai! Enfin, les accusations de vol et d’agression sont de pures calomnies !»

Albert parlait avec véhémence, il faisait les quatre cents pas en long et en large de son bureau en se passant la main droite dans ses cheveux, il était vraiment furieux. Il ne supportait plus les injustices qui continuaient d’être faites envers sa bien-aimée.

– « Ce n’est pas ce qu’on dit les Leagan en tout cas ! »
– « Eh bien croyez-moi ce sont des mensonges ! Et je vais vous le prouver tout à l’heure quand ils seront-là !»
– « William ! Et quand bien même, vous imaginez le scandale ! »
– « Vous savez très bien que je m’en moque et que s’il le faut je renoncerai à tout pour elle ! »
– « Mon Dieu, William, que dites-vous là ! Déjà, je n’avais pas compris la construction de cette clinique pour nécessiteux et le rachat du terrain de l’orphelinat ainsi que sa reconstruction ! Et maintenant vous voulez l’épouser ? Elle vous a ensorcelé ma parole ! J’ai l’impression de revivre le même cauchemar qu’avec Rosemary mais en pire! »
– « Alors vous savez que j’en serai parfaitement capable et sans l’ombre d’une hésitation ! »
– « C’est du chantage ! »
– « Non, c’est une information ! Et vous avez oublié que si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à elle, grâce à son dévouement sans faille alors que j’avais été rejeté de tous. Je serais probablement mort sans elle ! Elle a tout risqué pour moi, sa réputation, elle a même perdu son travail grâce aux manigances des Leagan d’ailleurs ! Et tout ce qu’elle a reçu de votre part, ce n’est du mépris ! Vous n’avez jamais cherché à voir dans son cœur par vous-même, vous l’avez toujours rejetée ! Vous vous êtes toujours laissée influencer par les Leagan ! Vous me décevez ma tante, vous qui avez toujours été si perspicace, vous vous êtes laissée manipulée par Sarah et ses enfants trop gâtés. Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Anthony, Alistair et Archibald l’appréciaient autant ? Mettez-vous en doute leur jugement à tous les trois, en plus du mien ? »

Albert parlait avec conviction et assurance ce qui avait semé le doute chez la vieille dame qui devint brusquement silencieuse, ses fondements commençaient à vaciller car elle était bien obligée de reconnaitre qu’il y avait des vérités dans tout ce que venait de dire son neveu mais quand même elle demandait à entendre ce qu’auraient à dire sa belle-fille et sa famille à ce sujet.

– « Je voudrais continuer à en parler plus calmement avec vous après notre entrevue avec les Leagan si vous le voulez bien.»
– « Oui en effet, je pense que j’en ai assez entendu pour le moment ! »
– « Très bien alors attendez-moi ici je reviens tout de suite. »

La vieille dame était quand même extrêmement contrariée car cela ne faisait que confirmer les soupçons qu’elle avait déjà eus en juin. Albert était follement amoureux de Candy. Il avait tourné court à la discussion provisoirement car il voulait aller chercher Candy pour s’assurer qu’elle viendrait.

Neal était sous le choc, son oncle voulait épouser Candy. Il comprenait mieux maintenant pourquoi il avait annulé ses fiançailles, il voulait la garder pour lui ! Il était en rage car il avait toujours des vues sur Candy ; hier soir il avait été subjugué par sa beauté encore plus accentuée qu’au printemps dernier, même s’il n’avait pas osé l’approcher. Son obsession pour Candy s’est réveillée quand il l’a revue et il jura de se venger, tôt ou tard. Il partit avant qu’Albert ne sorte du bureau.

Quand Albert revint avec Candy, les Leagans étaient arrivés entre-temps. Les salutations furent polies mais froides. Ils s’installèrent presque tous sur des sièges placés devant le bureau. Albert désigna à Candy un siège juste à côté de lui. Il prit la parole :

– « Eh bien mes cousins ; ma tante, Candy et moi vous écoutons ! »

Les leagan se regardèrent, ils avaient décidé que ce serait Sarah qui parlerait.

– « Nous voudrions réparer les injustices qui ont été faites envers Mademoiselle Candice. Eliza et Neal agissant comme des enfants, n’ont pas mesuré la portée de leurs actes mais ils reconnaissent avoir menti en accusant votre protégée, Oncle William, de vol et d’agression. »
– « Et ? » Répondit Albert attendant les excuses.
– « Et nous lui présentons nos excuses pour le tort que nous lui avons causé. » Compléta Raymond qui voyait que sa femme avait du mal à le faire.
– « Eliza, Neal, qu’avez-vous à dire ? »
– « Je te demande pardon Candice pour avoir caché les bijoux dans tes affaires et avoir dit que c’était toi qui m’avait assommé. »
– « N’as-tu pas oublié quelque chose ? »
– « Ainsi que … d’avoir essayé de… t’embrasser de force. Je le regrette.» dit Neal la tête baissée.
– « Eliza ? »
– « Excuse-moi Candy !» dit simplement Eliza en grinçant des dents, les yeux furibonds. Elle ne put se résoudre à l’appeler Candice comme le lui avait demandé son père pendant qu’ils avaient préparé cette entrevue.

Pendant tout ce temps, Candy était restée bouche bée, elle était abasourdie d’entendre que son honneur avait enfin été lavé de tout soupçon et devant la Grande Tante Elroy qui avait été l’autre seule témoin de ces accusations, il y a maintenant plus de sept ans. Ainsi toutes les personnes présentes à ce moment-là savaient maintenant qu’Eliza et Neal avaient menti. Neal s’était même excusé de s’être comporté comme un goujat avec elle ! Et cela grâce à Albert. Elle se sentait le cœur allégé d’un poids qui l’avait poursuivie toutes ces années.

La Grande Tante Elroy n’en croyait pas ses oreilles. Tout ce temps elle avait cru que Candy était une sale voleuse agressive. Tout ce temps elle avait cru aux mensonges des enfants de Sarah ! Ce pourrait-il que William ait raison sur son compte et que Candy était donc innocente de tous ces crimes ! Comment avait-elle pu se laisser berner ainsi et méjuger Candy. Elle finit par dire :

– « Mais enfin qu’est-ce qui vous a pris de mentir ainsi ? Et toi Neal de te comporter comme un scélérat ?»
– « Je… je… ne sais pas grand-mère ! » dit Neal tout penaud.
– « Mon dieu ! » Ajouta-t-elle simplement avec un grand soupir et en se mettant une main sur le front et l’autre sur sa poitrine.
– « Très bien, je vous remercie, maintenant vous pouvez vous retirez. Ma tante, puis-je vous dire deux mots ? » Prononça Albert.

Tout le monde se leva, les Leagan qui se sentaient humiliés sortirent les premiers car ils étaient pressés de partir. Candy se leva pour quitter les lieux et laisser Albert avec sa tante lorsqu’elle entendit celle-ci dire :

– « Candice,… attendez ! »
– « Oui, Grand Tante ? » Candy était encore sous le choc et n’avait pas pu émettre un seul son jusqu’alors.
– « Je voulais… vous… remercier. »
– « Mais pourquoi ? »
– « Pour avoir pris soin de William lorsqu’il était amnésique. »

Cela signifiait énormément de la part de la vieille dame si fière. Candy reçut un deuxième choc en dix minutes. Elle était complétement désarçonnée par ces paroles. La grande Tante qui la remerciait. Tout bonnement incroyable ! Elle finit par dire :

– « Mais je n’ai fait que mon devoir ! »
– « Plus que cela quand-même Candy, je te dois la vie ! »

Albert était ravi du tournant que prenaient les événements, sa tante s’était radoucie envers sa petite-amie. Il se permit même de lui prendre la main en sa présence. Candy se mit à rougir. Albert lui dit :

– « Maintenant tu peux nous laisser, Candy. Vas dans le solarium, je t’y rejoindrai dès que possible. »
– « Très bien. Et merci tante Elroy ! »

La tante acquiesça d’un léger signe de tête. Candy se retira, elle était toujours sous le choc, quel début d’année ! Albert voulait en finir de sa discussion amorcée ce matin et voulait conclure avec son ainée.

– « Alors ma tante, êtes-vous convaincue de l’innocence de Candy maintenant ? »
– « Eh bien William, je dois bien admettre la vérité ! Comment ont-ils pu mentir et se comporter ainsi toutes ces années ? N’ont-ils pas reçu toute la bonne éducation due à notre rang ? »
– « Voyez-vous ma tante, les qualités du cœur ne sont pas simplement une question de naissance ou de classe sociale ! Je pense que Sarah et Raymond ont trop écouté et gâté leurs enfants qui sont devenus des monstres d’égoïsme et de jalousie ! »
– « Très bien William mais de là à épouser Candice ! Ce serait un tel scandale pour la famille ! Il y a déjà eu des ragots parce que vous avez vécu ensemble pendant plus de deux ans, alors je vous laisse imaginer ce qu’ils vont dire maintenant. Votre projet de mariage va donner crédit à tout ce qui a pu être dit à ce moment-là, tout va refaire surface ! »
– « Eh bien en quelque sorte, en épousant la femme avec laquelle j’ai vécu, je règle le problème ! Et puis, ma tante, mon bonheur n’est-il pas plus important à vos yeux que les ragots qui seront propagés par des riches désœuvrés et qui seront vite oubliés dès qu’ils auront trouvé un nouveau sujet à potin ?»

La tante Elroy devait bien reconnaitre qu’elle n’avait jamais vu son neveu aussi heureux que lorsqu’il était en présence de Candice. Or elle aimait William comme son propre fils, même si elle n’avait pas toujours su le lui montrer car elle se devait avant tout de le protéger en tant que seul héritier de la famille. Elle était face à un dilemme. Elle se disait aussi qu’il avait droit au bonheur après tous les malheurs qu’il avait dû traverser dès sa naissance, en perdant sa mère puis son père, sa sœur, Anthony et Alistair ! Sa détermination à empêcher ce mariage s’estompait peu à peu face à la propre volonté inflexible et à la force de caractère de son neveu. Quelque part au fond d’elle-même, elle en était même fière. Elle finit par céder.

– « Très bien William puisque c’est votre volonté, vous avez ma bénédiction ! »

Albert jubila en entendant ses paroles et ne put se restreindre à faire une accolade à sa tante qu’il considérait comme sa mère après tout.

– « Je vous remercie du fond du cœur ma tante ! »
– « Quand comptez-vous l’épouser ? »
– « Il faut d’abord que je lui fasse ma demande en bonne et due forme ! »
– « Parce que vous ne lui avez pas encore fait votre demande ? » Dit-elle d’un ton exaspérée.
– « Non, pas directement, je lui ai offert mon badge hier comme une promesse. »
– « Alors exposez-moi vos projets. »
– « Je souhaiterais annoncer notre engagement dès qu’elle aura vingt et un ans, le 7 mai et l’épouser deux semaines après.»
– « Si tôt ? Mais il faudra au moins un an pour préparer un mariage digne du chef de la famille Ardlay! »
– « Je ne souhaite pas un mariage fastueux mais plutôt intime et je pense que Candy aussi et n’êtes-vous pas pressée d’avoir des petits neveux ? » Dit-il avec un clin d’œil.
– « Ah ! William vous m’exaspérez ! Je suis fatiguée de toutes ces discussions, je pense que nous pourrons parler des détails plus tard. »
– « Entièrement d’accord et encore merci de votre bénédiction mais pour l’instant s’il vous plait ma tante, ne dites pas un mot tant que je n’aurais pas fait ma demande à Candy ! »
– « Qu’il en soit ainsi William ! »

Albert rejoignit Candy qui admirait le portrait de Rosemary. Il l’enlaça par derrière en déposant un baiser sur sa joue droite. Candy saisit ses mains dans les siennes.

– « Comment vas-tu ma princesse ? »
– « Oh Albert, je ne sais pas comment te remercier, tu as restauré mon honneur et démontré mon innocence devant la Grande Tante Elroy. Tu sais, cela signifie énormément pour moi. »
– « Je n’ai fait que réparer certaines injustices qui t’ont été faites. »
– « Je n’en reviens pas, elle m’a même remerciée ! »
– « Je pense que maintenant elle a un autre regard sur toi, elle a été influencée pendant tellement d’années par les Leagan et maintenant qu’ils ont avoué tous leurs mensonges, tout va rentrer dans l’ordre. »

Elle se retourna pour se noyer dans son regard. Il prit son visage entre ses mains tendrement.

– « J’ai passé une semaine tellement merveilleuse avec toi, mon amour ! »
– « La même chose pour moi mais il va falloir que je reparte demain pour Philadelphie. »
– « Oui je sais bien et pour combien de temps ? »
– « Deux ou trois semaines. »
– « Tu vas tellement me manquer ! »

Albert déposa un tendre baiser sur ses lèvres puis Candy se réfugia tout contre lui, la tête sur la poitrine d’Albert, elle le serra très fort pour ne faire qu’un avec lui. Etre entre ses bras, était l’endroit où elle préférait être, au plus grand plaisir de celui-ci.

– « Mais nous avons encore quelques heures devant nous. As-tu déjà vu un film Candy ? »
– « Un film, tu veux dire comme au cinématographe, et bien non jamais. »
– « Veux-tu en voir un ? »
– « Oh oui, ce serait formidable ! »
– « Il y a une séance aujourd’hui à 18h au cinéma Pershing Theater (1), on pourrait y aller avec Annie, Archie et Georges. Le film s’appelle Une vie de chien (2) avec Charlie Chaplin. » Je sais que Georges meure d’envie d’en voir un depuis longtemps mais nous n’avons jamais pris le temps de le faire.
– « Excellente idée, je suis sûre que ça leur plaira ! »
Ils étaient tous ravis de pouvoir partager un bon moment ensemble et voir un film comique. Candy était émerveillée mais à la sortie elle n’a pas pu s’empêcher de taquiner Albert.
– « Charlot me rappelle quelqu’un qui se comportait comme un vagabond errant avec une moufette comme animal de compagnie ! »
– « Ah ! Ah ! Ah ! Sauf que Poupée n’a jamais chipé des saucisses pour moi! » Répondit Albert.

Les quatre jeunes-gens éclatèrent de rire, même Georges habituellement très réservé ne put retenir un sourire. Ces deux-là avaient manifestement une réelle complicité. Ils en profitèrent tous ensemble pour aller diner au restaurent évitant ainsi de partager le repas familial au manoir en compagnie des Leagan ainsi que celle d’un chaperon. Ce fût une merveilleuse soirée.

Le lendemain, Albert et Georges avaient raccompagné Candy à l’orphelinat, ensuite les deux hommes repartirent directement de Lakewood pour Philadelphie. Les séparations furent difficiles après une semaine entière passée ensemble et tous les bouleversements dans leur vie, Candy et Albert avaient le cœur lourd mais chacun d’eux était heureux de savoir que maintenant un être cher les attendait.

Pendant ce temps-là, Neal mit au courant sa famille, des projets de mariage entre l’oncle William et Candy. Non seulement ils se sentaient humiliés et choqués mais en plus ils devraient faire face au scandale qu’impliquerait une telle union. Ce qui, à leur avis, rendrait plus difficile de trouver un bon parti à épouser pour Eliza et Neal. Quelle famille décente voudrait s’unir à une famille dont le chef se comportait de la sorte, en épousant sa fille adoptive aux origines douteuses ! Pour eux c’était inacceptable, surtout pour Neal et Eliza vindicatifs, qui envisageaient de faire quelque chose pour empêcher cela, il restait à savoir comment ?…

A suivre

Sacrées mises au point! L’honneur de Candy a été rétabli et la Grande Tante Elroy a enfin ouvert les yeux, grâce à la pugnacité d’Albert qui n’est pas homme à se laisser manipuler ou influencer ! Elle ne s’opposera pas au mariage entre nos deux amoureux mais que vont faire Eliza et Neal ?…

 

Candy and Albert: Close to you (3)  (Junto a ti)

Vidéo de Candy Albert Fan Page


Remerciements pour tous vos commentaires  et votre fidélité Alexia, Antlay, Ms Puddle et Vera Garcia.

♥♥♥

Merci également à tous les lecteurs d’avoir pris le temps de la lecture de mon histoire même s’ils restent silencieux mais je serais tellement contente de vous entendre ne serait-ce qu’une fois un jour ! 😉

Et si vous trouvez des erreurs de typographie, n’hésitez pas à me les signaler !


Notes:

(1) Pershing Theater aujourd’hui nommé Davis Theater est un cinéma construit en 1918 à Chicago.
(2) Une vie de chien titre original : A dog’s life de et avec Charlie Chaplin est un film comique sorti le 14 avril 1918 qui raconte les aventures de Charlot, un vagabond, qui adopte un chien errant qui vole des saucisses pour son maitre.

(3) Paroles et traduction de «Close To You»

Close To You (Près De Toi)

Why do birds
Pourquoi les oiseaux
Suddenly appear ?
Apparaissent-ils tout à coup ?
Everytime you are near
Chaque fois que tu es près
Just like me
Tout comme moi
They long to be
Ils désirent ardemment être
Close to you
Près de toi

Why do stars
Pourquoi les étoiles
Fall down from the sky ?
Tombent-elles du ciel ?
Everytime you walk by
Chaque fois que tu te promènes
Just like me
Tout comme moi
They long to be
Elles désirent ardemment être
Close to you
Près de toi

On the day that you were born
Le jour où tu es né
The angels got together and decided
Les anges se sont réunis et ont décidé
To create a dream come true
De rendre un rêve réalité
So they sprinkled moondust in your hair
Alors ils ont saupoudré de la poussière lunaire dans tes cheveux
Of gold and starlight in your eyes of blue
Et de l’or et la lumière des étoiles dans tes yeux bleus

That is why all the girls in town
C’est pourquoi toutes les filles de la ville
Follow you all around
Te suivent partout
Just like me
Tout comme moi
They long to be
Elles désirent ardemment être
Close to you
Près de toi

On the day that you were born
Le jour où tu es née
The angels got together and decided
Les anges se sont réunis et ont décidé
To create a dream come true
De rendre un rêve réalité
So they sprinkled moondust in your hair
Alors ils ont saupoudré de la poussière lunaire dans tes cheveux
Of gold and starlight in your eyes of blue
Et de l’or et la lumière des étoiles dans tes yeux bleus

That is why all the girls in town
C’est pourquoi toutes les filles de la ville
Follow you all around
Te suivent partout
Just like me
Tout comme moi
They long to be
Elles désirent ardemment être
Close to you
Près de toi

Just like me
Tout comme moi
They long to be
Elles désirent ardemment être
Close to you
Près de toi

Woo… Close to you…
Woo… Près de toi…

Source: http://www.lacoccinelle.net/242743.html

  1. Bonsoir Candy Bert

    Je me suis regalée en lisant ce chapitre !
    Désolé pour le retard, mais Albert a enfin remis les pendules à l’heure ! 😉
    Il a imposé son autorité et son inflexibilité pour mettre un terme aux calomnies et aux brimades d’Elisa et Neil ces deux enfants gâtés, mal élevés et prétentieux. Il était temps !
    La grande Tante Elroy a enfin ouvert les yeux et remercie à juste titre Candy. Sans elle Albert ne serait pas à la tête du clan Ardlay à l’heure actuelle.
    Il semble qu’Albert soit pressé d’épouser Candy et comme Ms Puddle ce passage m’a beaucoup amusée 🙂 Tout vient à point à qui sait attendre ! 😉

    • Bonjour chère Antlay,

      Pas de souci, j’apprécie déjà beaucoup le fait que vous laissiez des commentaires fidèlement, cela signifie beaucoup pour moi ♥ et peu importe quand! Apparemment nous sommes plusieurs à être très occupées en ce moment!

      Je me suis fait plaisir aussi en écrivant cette partie, Albert qui montre aussi qu’il peut être fort et inflexible surtout quand il s’agit de protéger sa bien-aimée! Il l’avait déjà montré en s’opposant aux fiançailles de Neal et Candy ; cette scène est d’ailleurs magistrale dans le manga et malheureusement absente dans l’animé! Et puis il fallait bien donner une bonne leçon aux Leagan, particulièrement devant la Grande Tante Elroy!

      Eh oui Albert est très pressé de convoler pour ses noces, on se demande lequel des deux est le (la) plus pressé(e) de voir la lignée des Ardlay se perpétrer? Mon petit doigt me dit qu’Albert est encore plus pressé de « faire » les bébés que de les avoir! 😆 J’essaie de traduire toutes les facettes du caractère d’Albert qui est un personnage qui a beaucoup d’humour, qui aime plaisanter et rire, cela est palpable dans le manga.

      Bonne fin de semaine à vous, Antlay! 😀

  2. Bonjour Candy Bert! Read this already but didn’t have time to write a comment till now. 😉 Like you, I don’t particularly like the way Albert made Sarah clear Candy’s name in a party in CCFS. I don’t understand Mizuki’s real intentions, but anyway, I agree with you that it suffices that Aunt Elroy knew that she had been badly influenced by the Leagans all these years! That Candy was really pure and innocent. Not to mention that her dear nephew would have died without Candy’s unconditional support and help. Good job, Candy Bert!

    So sounds like the wedding is near? 😛 Because Albert got blessings from his aunt, and I literally laughed reading his excuse for a small and cozy wedding instead of a huge one!! 😆 I guess he was the one who couldn’t wait any longer. So how is Albert going to propose? 🙂

    What were Neil and Eliza going to do? They wouldn’t be able to do much to oppose Uncle William, right? 😉

    • Hello Ms Puddle,

      Thank you for reading and letting a review. No hurry, take your time, my friend! 🙂 BTW I’m very busy myself these days. I even not finished the next chapter, all is in my mind but … sometimes I would want days of 48h! Sigh…

      Indeed, it’s curious for me, the way Mizuki had restored innocence of Candy, it is why I chose another way!

      The story will become a bit more complicated than you think, my dear friend! But you’re right, Albert is very keen to marry Candy ASAP 😉 It is all I will say to you!…

      • Same here!! So busy! At least you got another chapter out, and mine is only half-baked… shame on me. 🙁 😛

        Good luck to your writing! So I guess Neil or Eliza would create troubles for the lovebirds? 😉 I’m sure Albert and Candy would fight 🙂

        • Thank you and same back for you my friend! 😀 Have no shame, Ms Puddle! In fact the chapter 13 was already written a while ago, at first it was part of the 12 but I decided to split in two chapters since it was very long!
          What Neal and Elisa want to do to take their revenge? I will let you see.. 😉

  3. Bonjour Caramelo Bert, salutations avec affection
    Es interesante como trato Usted en este capítulo la reivindicación del honor de Candy, es indiscutible que antes de hacerlo ante los familiares como se describe en CCFS, lo hicieran ante la tía abuela Elroy. Interesante la referencia que hizo del cinematógrafo(no solo porque los inicios del mismo se debieron a los hermanos Lumiere) sino también porque nos hace más conscientes de la época en que se esta desarrollando su historia y además enfatiza que Albert apreciaba la amistad de George. Y en relación a los planes de Neil y Eliza, para que no se logre el matrimonio de Candy y Albert, seria buen castigo, que sus planes, sirvieran para que todos los familiares aceptaran el amor de Candy y Albert (espero le guste esta idea a su musa), su amiga Vera García.

    • Re-bonjour mi amiga!

      Malheureusement Je ne suis pas sûre d’avoir bien compris tout votre message (les traducteurs ont leurs limites).
      Je n’ai pas fait tout à fait comme dans CCFS, en effet! J’ai choisi des excuses devant la Grande Tante Elroy car elle était le seul témoin, en plus des Leagan, des accusations envers Candy au moment notamment du vol des bijoux. Personnellement, à la place de Candy, je ne sais pas si j’aurais aimé être exposée devant une foule de gens mais c’est seulement mon interprétation!

      J’aime parler des avancées technologiques et scientifiques de cette époque qui est l’une des plus riches à mon avis sur ce sujet. Quant à la relation entre Georges et Albert, je laisse toujours une place particulière entre les deux car Georges connait très bien Albert et je le vois comme un grand-frère ou un ami protecteur envers Albert qui sait toujours pouvoir compter sur lui. J’aime bien Georges en fait!

      Pour Neal et Eliza, eh bien nous verrons un peu plus tard ce qu’ils feront, pour l’instant ils y réfléchissent…

      Merci encore pour tous vos commentaires! 😀

  4. Coucou Candy Bert
    Merci mille fois pour ce chapitre
    eh bien, je n’ai pas été déçue par la confrontation entre tous les protagonistes de ce chapitre 13
    les enfants Leagan humilies vont vouloir se venger et empêcher ce mariage, Albert arrivera t-il a arrêter leurs plans.
    a bientôt
    Alexia

    • Coucou Alexia

      De rien, chose promise… hehehe!

      Que vont faire Neal et Eliza? On ne le saura qu’un peu plus tard car malheureusement la vengeance est un plat qui se mange froid. Il y aura d’autres événements avant…
      J’essaie de finir le chapitre 14 cette semaine mais je ne promets rien cette fois, parfois j’aimerais avoir des journées de plus de 24h! 😆

      A bientôt :*

  5. Pingback: Chapitre 12: Doutes - True Romantica

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