Chapitre 1 : Que se passe-t-il ? (1/3)

Avertissement : L’histoire de Candy Candy et de tous ses personnages appartiennent à Kyoko Mizuki, les images à Yumiko Igarashi et le dessin animé à TOEI Animation.
L’histoire écrite ci-après est une fiction à but non lucratif.

Chicago, 28 juin 1918

Il s’était écoulé quelques semaines depuis l’annulation des fiançailles entre Candy et Neal Leagan et surtout depuis la « grande révélation » : Albert était le fameux et énigmatique Grand Oncle William ou encore William Albert Ardlay ! Candy n’en revenait toujours pas.

 

Flash Back (0)

– « C’est tout ce que tu voulais me dire Candy ? »

Mon Dieu ! Cette voix… cette douce voix tant aimée, tant regrettée, tant souhaitée ! Ce n’est pas possible ! C’est toi Albert ? Est-ce bien toi ? Les larmes menaçaient de jaillir dans l’incrédulité. Je dois me tromper, j’ai tellement envie de te revoir que je t’entends même ici ! Lentement je vois une silhouette se lever du fauteuil luxueux puis se tourner me faisant face baignée dans la lumière du Soleil tel un Dieu grec sortant de l’Olympe ! Albert, je suis tellement heureuse de te revoir, mon cœur bat la chamade, je commence à sentir des vertiges, … tous ces mois d’absence sans savoir où tu étais ni même si tu allais bien ? Je sens les larmes inonder mon visage, il est là devant moi, enfin !… Je me sens trembler comme une feuille. Un flot de sentiments déferle sur moi tel un tsunami, m’emporte sans résistance de ma part. J’ai envie de me précipiter dans tes bras mais je suis figée sur place, impossible de faire un mouvement, je ne comprends pas, que se passe-t-il ? Je sens que je vais me liquéfier… mais… Alors… l’Oncle William est…c’est Albert !!! Mon esprit est comme disloqué, j’ai l’impression d’être transportée dans un autre monde, je dois rêver toute éveillée ! Albert ne peut pas être l’Oncle William ! …
– « Tu… Vous êtes… »
– « Je suis désolé de t’en avoir rien dit jusqu’à présent… »
Albert… Oncle William… tu… vous êtes éblouissant dans toute cette lumière… il est tellement beau et élégant dans cette tenue, je ne l’avais jamais vu habillé si chichement ! Je n’avais pas réalisé à quel point il était beau, je suis comme aveuglée par le Soleil, comme frappée par la foudre en cet instant ! … Mais quelle confusion… Albert ne peut pas être mon père adoptif !… J’ai toujours rêvé de le rencontrer pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour moi… mais… je ne comprends pas !
– « Je… Je …ne m’en suis jamais aperçu ! Alors qu’en fait tu… vous …avez toujours été près de moi ! »
– « Arrête de t’adresser à moi de cette façon Candy, tu me tutoyais si je me souviens bien ! »
Tutoyer ? L’oncle William… ou… Albert ? J’ai l’impression de devenir schizophrène !
– « Je ne savais pas pour Neal mais tu ne dois plus t’inquiéter pour ça je vais m’en occuper.»
Neal ? Pourquoi il me parle de Neal ?… Ah oui … les fiançailles ! Je n’y pensais même plus ! Je me sens tellement bouleversée par toi Albert…Oncle William ! C’est comme si tu étais devenu une autre personne ! … Je ne me sens pas bien… mon cœur menace de sortir de ma poitrine… tout se met à tourner et j’ai des paillettes puis un voile noir devant les yeux… je sens que mes jambes se dérobent sous moi et je me retrouve sur le sol. C’est alors que des mains douces mais fermes viennent me soutenir et j’entends une voix tendre mais pleine d’inquiétude prononcer mon nom.
– « Candy ! Mais que t’arrive-t-il ? »
– « Albert, je n’aurais jamais pu imaginer que vous… que tu… étais l’oncle William ! »

Fin du Flash Back

 

Oui Candy était sous le double choc, retrouver Albert mais découvrir qu’il était le Grand Oncle William ! Elle songeait, perdue dans ses différents souvenirs : « Oh, Albert comment as-tu pu me cacher une telle chose ? On s’était pourtant promis de tout partager !… »

Elle repensait à ce jour-là, si spécial où Albert était venu la chercher pour une heure de liberté avec la permission du Dr Martin et lui proposer de faire une balade. Il l’avait emmenée dans sa nouvelle automobile, presque une épave qui roulait à peine… Il l’a conduite dans un endroit magnifique dans la banlieue de Chicago qu’il voulait lui faire découvrir, près du lac avec de beaux arbres à escalader. Cet endroit lui rappelait la colline de son enfance près de la Maison de Pony. Elle ne tarda pas à défier Albert de grimper sur l’un d’entre eux, il l’a suivie sans problème. Au sommet, il lui proposa de casser la croute, il avait apporté un unique sandwich car l’achat de sa voiture ne lui avait pas laissé d’argent pour davantage, du moins c’est ce qu’il avait prétendu ! Candy lui proposa donc de le partager en deux. Sa réponse alors, l’avait un peu surprise.

« Candy… c’est une bonne chose que de partager quelque chose avec ceux que l’on aime… » Avait-il dit d’un air songeur. Que voulait-il signifier par là… ? Mais il ajouta en la regardant tendrement « Ça te dirait qu’on fasse comme ça désormais ? Je voudrais que tu divises tes peines et tes angoisses et que tu me les fasses partager. » Sa proposition l’avait émue jusqu’aux larmes.

 

Candy songea « Il avait toujours été là pour moi… Quand j’ai failli me noyer près de la cascade lorsque je m’étais enfuie de chez les Leagans, … après la mort d’Anthony alors que j’étais désespérée, … et puis après ma rupture avec Terry ! … Terry ! … Ça me semble si loin tout cela maintenant !…
Et pourtant l’une des périodes les plus difficiles de ma vie était lorsque tu as disparu pendant tous ces mois en me laissant juste cette note me signifiant que tu avais recouvré la mémoire. Alors pourquoi être parti ainsi brutalement et être resté loin de moi si longtemps ? J’étais folle d’inquiétude, si triste, si seule. Tu m’as tellement manqué, comme jamais personne ne m’avait manqué auparavant ! Cette fuite, je ne comprends toujours pas pourquoi ?… Il faudra qu’on ait une conversation à ce sujet. Quand je repense à cette douleur que j’ai ressentie quand j’ai trouvé ta lettre, j’ai eu l’impression que le monde s’effondrait autour de moi ! Les semaines qui ont suivi, cette impression de vide en moi, une partie de mon âme me manquait, comme si on m’avait amputé d’une partie de mon cœur aussi et rien ne pouvait me soulager. Mais pourquoi cette sensation de manque était si douloureuse, aussi insupportable ? Jamais je n’avais éprouvé cela avant même pas quand j’ai rompu avec Terry car tu étais là pour me soutenir, me comprendre, me réconforter. La chaleur de tes bras, ta douce voix, ton regard tendre, qu’est-ce qu’ils ont pu me manquer, c’est atroce ! … Pourquoi ?
Et quand je t’ai revu, quel choc ! Tu étais le Grand Oncle William, mon père adoptif ! Tout est si confus maintenant dans ma tête, dans mon cœur ! En même temps, j’étais si heureuse de te revoir ! C’est tellement bizarre car je n’arrive pas à te considérer en tant que tel. Qu’est-ce qui me gêne ? Parce que tu es trop jeune pour endosser ce rôle ? Non, c’est encore autre chose mais quoi ? Comment dois-je me comporter maintenant avec toi ? … Et toi comment me considères-tu ?… Et en plus j’ai envoyé mon journal intime à l’Oncle William pour expliquer mes raisons d’avoir quitté Londres et le collège royal Saint-Paul, … donc à toi, tu as dû le recevoir lorsque tu étais en Afrique ! L’as-tu lu ? Tu ne m’en as jamais parlé. Pourquoi maintenant ça me gêne de savoir que tu aies pu lire mes pensées les plus personnelles à propos de Terry ? … A l’époque cela ne me dérangeait pas de te parler de lui, de mes sentiments pour mon acteur préféré… Et quand exactement as-tu retrouvé ta mémoire ? … Ah ! Toutes ces questions vont me rendre folle (1).
Dois-je rester ici avec toi ? J’ai tellement envie de vivre à nouveau avec toi mais ça ne sera jamais plus comme avant dans l’appartement des Magnolias ! Avec toutes ces responsabilités qui t’incombent, tu es si occupé que nous n’avons presque pas pu discuter depuis l’annulation des fiançailles ! » Soupirs.
« On vit sous le même toit et pourtant tu me manques tellement ! Que faire ?… Et ce soir, encore une de ces réceptions que je déteste ! Au moins Neal et Eliza ne seront pas là maintenant qu’ils sont partis en Floride. Je sais que c’est ton anniversaire mais j’aurais tellement préféré le fêter en toute intimité sans tout le gratin de Chicago, la Grande Tante Elroy a vu les choses en grand !

 

Ce que Candy ignorait encore, c’est que Mme Elroy avait l’intention de présenter à son neveu, toutes les jeunes femmes distinguées de la haute société Chicagoan d’âge nubile. Il fallait qu’Albert se marie rapidement avec une jeune fille bien née parmi les grandes familles avec lesquelles les Ardlay étaient en affaire pour assurer la descendance. Il était le seul héritier mâle en ligne directe et il avait presque atteint la trentaine. A l’époque les mariages dans les milieux aisés étaient arrangés entre les familles de manière à accroitre pouvoir et fortune des deux parties. La grande Tante avait d’ailleurs reçu des propositions depuis l’avènement de son neveu en tant que chef de clan. Il faut dire qu’il était un très beau parti : jeune, beau, riche et puissant !

Candy et Annie, naturellement invitées pour l’occasion étaient en train de se préparer.
– « Oh Candy ! Tu es magnifique dans cette robe, elle fait ressortir tes yeux ! »
Candy portait une magnifique robe en soie verte émeraude comme la couleur de ses yeux. Elle était constituée d’une longue jupe évasée à partir de la taille et d’un corsage en partie recouvert de dentelle fine sur les épaules et le décolleté en forme de cœur mettant en valeur sa peau nacrée et ses formes féminines.
– « Merci Annie ! Toi aussi tu es superbe et je suis sûre qu’Archie va être tout chamboulé » Répondit Candy en lui faisant un clin d’œil et avec un grand sourire malicieux.
– « Candy ! Arrête !… » la jeune-fille se mit à rougir en détournant le regard.
« Cette coiffure te va à ravir » ajoute-t-elle rapidement afin de changer de sujet. « Tu fais plus femme ainsi, je crois qu’il est grand temps d’abandonner tes couettes définitivement, tu n’es plus une gamine ! »

 

Les cheveux longs et bouclés de la blonde étaient savamment rassemblés sur sa nuque et attachés en une sorte de catogan sophistiqué laissant de longues mèches luxuriantes et soyeuses retomber de chaque côté de son visage et dans son dos. Quelques petites fleurs en soie assorties à la couleur de sa robe étaient piquées ici et là donnant l’impression que des émeraudes avaient perlé sa chevelure.
– « Tu crois ? »
– « Oh oui, sinon comment veux-tu attirer des prétendants ? »
– « Oh, Annie ! … Ce n’est pas ce qui m’intéresse pour le moment ! »
– « C’est toujours ce que l’on dit mais mon petit doigt me souffle que tu ne tarderas pas à trouver un galant ! » Elle se mit à rire.
– « Annie, tu es impossible ! Allez, viens, descendons ou nous allons être en retard et encore nous faire passer un savon par la Grande Tante Elroy ! »
– « Oui, tu as raison, allons-y ! »

 

Elles se précipitèrent en riant en haut de l’escalier qui menait au rez-de-chaussée, juste au pied duquel se trouvait Albert qui les observait attentivement. En fait il n’avait d’yeux que pour la jeune-fille au regard émeraude, il pensait « Qu’est-ce que tu belle ma douce Candy, tu es devenue une vraie jeune-femme depuis des mois que je ne t’avais pas vue. Tu es une magnifique rose qui est en train de s’épanouir, prête à être cueillie… Albert, à quoi penses-tu ? » Se réprimanda-t-il.
– « Mesdemoiselles vous êtes belles comme le jour » se décida-t-il à dire.
– « Merci Al… Oncle William et Bon anniversaire » répondirent-elles en cœur et flattées du compliment.
– « Merci mais je vous ai déjà dit de m’appeler Albert, dit-il en fronçant les sourcils ! »
– « Très bien Albert » ajouta Candy moins timide.

 

Dans le même temps, Candy se sentait perturbée. Elle songeait « Albert, qu’est-ce que tu es élégant dans ton smoking, tu es tellement beau. Ces cheveux d’or tels un halo qui encadrent ce visage si racé, bien dessiné et ces yeux aussi bleus que le ciel un matin d’été sans nuages. Cette élégance féline quand tu te déplaces, ces manières si raffinées dans le moindre de tes gestes. Ton sourire si lumineux et chaleureux que j’aime tant. Ces larges épaules si rassurantes et cette poitrine robuste au creux de laquelle j’aime tant me réfugier… Pourquoi je me sens si troublée… ? »

A ce moment-là, son regard croisa celui d’Albert et son cœur passa un battement avant de s’accélérer. Elle se mit à rougir en se demandant « Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ? »
C’était la deuxième fois qu’elle l’avait vu en tenue de gala ; la première c’était lorsqu’il avait annulé les fausses fiançailles mais alors, elle était trop préoccupée pour le remarquer vraiment.

Archie les rejoignit. « Bonjour Oncle William et bon anniversaire ! »
– « Merci Archie mais je t’ai déjà dit de continuer à m’appeler Albert. » Réitéra-t-il pour son neveu.
– « Ah ! … Euh … oui… onc … je veux dire Albert mais c’est encore difficile pour moi t’intégrer ça ! »
– « Oui en effet, ce jour-là tu l’as répété neuf fois ! » le taquina Candy. (2)

 

Enfin ce fut au tour de la Grande Tante de faire son entrée. « William, il est grand temps d’accueillir vos invités, ce serait incorrect de les faire attendre ! » Dit-elle sèchement en jetant un regard perçant sur Candy. « Cette petite devient beaucoup trop jolie et William porte un regard sur elle qui ne me plait pas du tout. Se pourrait-il qu’il ait développé des sentiments à son égard pendant leur cohabitation ? Quelle honte pour la famille quand j’y repense, quel scandale ajouté à l’annulation des fiançailles entre elle et Neal ! Il faut laver l’honneur des Ardlay et il va falloir le marier au plus vite ! Et je pense que cette soirée va nous y aider ! Il faudrait également trouver un bon parti pour cette orpheline avant qu’elle ne crée encore plus de souci, cela résoudrait pas mal de choses… en même temps si elle n’avait pas été là pour William lorsqu’il était amnésique…».
La grande tante était bien trop fière pour le reconnaître et n’avait pas encore réussi à remercier Candy pour avoir pris soin de son neveu. De plus Neal, Eliza et leur mère lui avaient tellement dit de mal de Candy que son opinion était complètement biaisée.

 

Ils se dirigèrent tous vers la grande salle de réception. Archie avait offert son bras à Annie, Albert avait donné son bras droit à sa tante et offrit le gauche à Candy en demandant : « Me ferais-tu l’honneur de t’escorter aussi ? Cela ne serait pas correct de laisser une jolie dame seule. »
– « Avec plaisir Albert »
Elle sentit un frisson lorsqu’elle apposa sa main sur le bras du jeune homme. « Qu’est-ce que c’était ? Se demanda-t-elle, une fois de plus elle était troublée et cette fois à son contact, cela ne lui était jamais arrivé avant.

La grande salle était magnifiquement décorée et apprêtée pour l’occasion. Des tentures d’apparat ornaient les fenêtres. Des coupes florales trônaient au centre des tables sur des nappes blanches immaculées et sans un pli, la vaisselle en porcelaine anglaise, les verres en cristal de bohême et les couverts en argent étaient parfaitement placés. Sans oublier les serviettes assorties, brodées avec l’emblème du clan : l’aigle et le fameux « A ». Des chandeliers en argents étaient présents sur chaque table et chaque buffet malgré l’électrification (3) récente du manoir. Tout était fait pour imposer à la vue de tous le faste et la richesse de la famille.

Albert se racla la gorge et s’avança un verre à la main en tapotant dessus avec une cuillère pour attirer l’attention et signifier son intention de prendre la parole : « Mesdames et messieurs, c’est un très grand honneur pour ma famille et moi de vous recevoir ici ce soir. Je vous remercie de votre présence ainsi que des magnifiques présents offerts à l’occasion de mon anniversaire. Je vous souhaite à tous une très agréable soirée et je voudrais finir en portant un toast à ma chère tante pour la remercier d’avoir organisé cette réception en mon honneur. » Il leva une coupe de champagne en direction de sa tante et bu une gorgée.
Candy complétement subjuguée pensait « Quelle belle voix virile en même temps si douce et chaleureuse mais qui intime le respect. »
« Bon anniversaire s’écrièrent tous les invités ».
Ce fut le signal du début du festin qui fut une succession des mets et vins les plus délicats.

 

– « Eh bien, la Grande Elroy n’a pas fait les choses à moitié, on dirait qu’elle veut impressionner le public et qu’elle a invité toutes les demoiselles en âge de se marier ! » S’exclama discrètement Archie à l’attention d’Annie et de Candy qui se trouvaient à la table d’honneur.
– « Que veux-tu dire Archie ? » Demanda aussitôt Candy.
– « A mon avis, elle veut jouer les entremetteuses pour marier l’oncle William ! » Répondit-il avec un clin d’œil.
– « Mais on n’est plus au moyen-âge quand même ! » Dit Candy dépitée.
– « Tu sais Candy, dans notre milieu, les mariages sont malheureusement souvent arrangés surtout quand il s’agit du chef de famille. » Précisa Archie.
– « Non mais je rêve ! Je pensais que mon engagement forcé avec Neal était exceptionnel ! »

 

En fait Candy, n’admettait pas qu’Albert puisse être ainsi « marchandé ». Elle se sentait énervée et même révoltée à cette idée. C’était la première fois aussi qu’elle se rendait compte qu’il était un homme adulte largement en âge de se marier et qu’elle pourrait le perdre à nouveau. « Le perdre ? Non pas encore ! Je ne le supporterai pas !… Pourtant il était logique qu’un jour ça devrait arriver. Je ne lui ai jamais connu de conquête féminine… et pourtant… il n’était pas un moine donc il avait dû avoir un passé amoureux… Comment n’y avais-je jamais pensé ? » Cette idée l’a mise mal à l’aise. Elle commença à observer d’un peu plus près l’interaction entre Albert et toutes ces belles jeunes femmes de la haute société qui papillonnaient autour de lui. Il y en avait quelques-unes de très jolies et très distinguées mais pourquoi ressentait-elle de l’antipathie, elle ne les connaissait même pas ? C’était inexplicable.

 

Puis vint le moment du bal. Un orchestre avait été engagé constitué d’un quatuor à cordes et d’un piano. Une valse se fit entendre et comme la coutume l’exigeait ce fut l’hôte de la maison qui devait ouvrir la danse. Albert commençait à se diriger vers Candy car c’était son intention de l’inviter quand sa tante lui coupa le chemin en lui présentant une grande et belle demoiselle brune avec des yeux couleur noisette. Elle avait deviné son intention et voulait absolument empêcher ces deux-là de se retrouver.
– « Mademoiselle Jane Wilson (4) serait ravie d’ouvrir le bal avec vous William ! »
Albert ne pouvait décemment pas décliner l’offre, cela aurait été de la plus grande grossièreté or c’était un parfait gentleman. Ainsi ses lèvres s’arquèrent en un sourire qui n’atteignait pas ses yeux, il s’inclina poliment devant la demoiselle et dit : « Me feriez-vous l’honneur de m’accorder cette danse mademoiselle Wilson ? »

– « Avec joie monsieur Ardlay »

C’est alors que le couple très élégant entama la première valse de la soirée. Monsieur James Wilson (4) était un riche industriel qui avait fait fortune dans l’acier et un projet de partenariat avec les Ardlay était en discussion. Lors de l’avènement de William, il ne cacha pas son souhait à madame Elroy d’unir son unique fille de vingt ans à celui-ci.
Au même moment, une paire d’yeux verts les scrutaient avec beaucoup d’intérêt. Albert avait l’air d’être en grande discussion avec la brunette, il souriait tandis qu’elle riait délicatement. « Mais qu’est-ce qu’elle a de si spécial ! » Candy était très agacée par le spectacle de la paire de jeunes gens qui tournoyait dans la salle de bal. « Mais qu’est-ce qu’il me prend ? Pourquoi ça me semble si désagréable ? Pourquoi suis-je si désappointée ? » C’était le même sentiment qu’elle avait ressenti vis-à-vis de Suzanna lorsqu’elle l’avait vue au bras de Terry puis sur l’affiche de Roméo et Juliette avant son tragique accident. Oui, le même sentiment exactement. « Mais ce serait donc … de la … jalousie ?! Non ! … Impossible ! … C’est mon père adoptif ! » Candy voulait chasser cette pensée inopportune pour elle, la laissant dans le désarroi et la confusion la plus totale de cette révélation qu’elle se refusait encore d’admettre mais le doute était planté en elle.

 

A suivre…

ooo

Vidéo de Annie R.D I Can´t Fight This Feeling- Albert y Candy (*)

Si vous constatez des erreurs n’hésitez pas à me les signaler.
J’attends aussi avec impatience vos commentaires et vos idées…

 

Notes de l’auteur

(0) Inspirée du Manga (volume 9)

(1) Dans le roman final (CCFS) c’est une question que se pose Candy lorsqu’elle se rappelle son passé.
(2) Remarque qu’a écrite Candy dans une de ses lettres adressée à Archie dans CCFS
(3) L’électricité a progressivement été installée dans les foyers au début du XXème siècle tout d’abord ce fut l’éclairage : le 22 octobre 1879 Edison invente l’ampoule électrique
(4) Personnages complétement inventés

(*) Traduction des paroles de la chanson

I Can’t Fight This Feeling (Je ne peux pas combattre ce sentiment)

I can’t fight this feeling any longer.
Je ne peux pas combattre ce sentiment plus longtemps
And yet I’m still afraid to let it flow.
Et je suis encore effrayé de le laisser jaillir
What started out as friendship,
Ce qui a commencé par une amitié,
Has grown stronger.
S‘est renforcé.
I only wish I had the strength to let it show.
J’aimerais tellement avoir la force de le montrer.

And even as I wander,
Et même si j’erre
I’m keeping you in sight.
Je te garde en tête,
You’re a candle in the window,
Tu es une bougie à la fenêtre,
On a cold, dark winter’s night.
Lors d’une nuit noire et froide d’hiver.
And I’m getting closer than I ever thought I might.
Et je me retrouve plus proche que ce que je n’aurais jamais pensé

And I can’t fight this feeling anymore.
Et je ne peux plus combattre ce sentiment.
I’ve forgotten what I started fighting for.
J’ai oublié ce pourquoi je me battais.
It’s time to bring this ship into the shore,
Il est temps d’amener le bateau à la rive,
And throw away the oars,
Et de jeter les rames,
Baby, I can’t fight this feeling anymore.
Bébé, je ne peux plus combattre ce sentiment.

My life has been such a whirlwind since I saw you.
Ma vie a été une tornade depuis que je t’ai connue,
I’ve been running round in circles in my mind.
Je me suis retourné l’esprit dans tous les sens.
And it always seems that I’m following you, girl,
Et on dirait bien que je te suis, chérie,
Cause you take me to the places,
Car tu m’emmènes là où,
That alone I’d never find.
Je n’irai jamais seul.

And even as I wander,
Et même si j’erre
I’m keeping you in sight.
Je te garde en tête,
You’re a candle in the window,
Tu es une bougie à la fenêtre,
On a cold, dark winter’s night.
Lors d’une nuit noire et froide d’hiver.

  1. Excellent start, CandyBert!! I like how you described Candy’s confusions when she first discovered Albert’s true identity. Well done! 😀

    So this was the first formal event Candy attended with Albert after the forced engagement? I suppose she was still trying to sort out her feelings for her legal guardian? He was never a father figure to her, and she found him a very attractive man too. How would she handle the jealousy inside her? I’ll continue to read to find out 🙂

    • Hello Ms Puddle!
      It’s a great pleasure and an honor to see you here, my friend. 😀 Many thanks for your nice comment, it means a lot to me! I’m happy you like the first chapter.

      To answer you, yes, it was the first formal event after the forced engagement and she was in a total confusion about her feelings for Albert. On the one hand, she felt attracted to him but, on another hand, she repressed that because he was her legal guardian. Some way, she was torn between Albert the man she was beginning to fall in love (just before he has left Magnolia’s house) and William, the protector she always respected and wanted to meet to show her gratitude ! 😆 She needed time to handle that!
      Stay tuned but take your time! 😉

  2. Bonjour,
    J’ai lu les 2 parties du chapitre 4 et j’ai adoréeee
    A quand le chapitre 5 ?
    Merci encore pour cette merveilleuse fanfic
    A bientôt
    Alexia

    • Bonjour Alexia,
      Merci beaucoup pour le commentaire, cela m’encourage à poursuivre! 🙂
      Je suis ravie que l’histoire plaise. J’ai prévu de poster le prochain chapitre à la fin de la semaine. 😉
      A bientôt

        • En fait je ne sais pas exactement car je n’ai pas encore écrit tous les chapitres mais ça sera une assez longue fic, je pense une vingtaine, peut-être plus, je verrai en fonction de l’inspiration et des retours que j’en aurai mais si tous les commentaires sont comme les tiens ça devrait me motiver! 😆 😉

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